dimanche 6 novembre 2016

La Sécu… C’est l’affaire de toutes et tous.



Elle contribue au financement des établissements sanitaires publics, privés - lucratifs ou non ; elle contribue avec les subventions des collectivités territoriales au financement de nos établissements du médico-social et du social.

SOLIDAIRES appelle les salariés le 8 novembre
Contre la casse de la sécurité sociale, pour une santé gratuite de qualité pour toutes et tous


La discussion autour de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2017 commence. Ce sont près de 4 milliards d’euros qui vont être à nouveau économisés au détriment du dispositif de soins public et des salariè-es qui y travaillent.


Le trou de la sécu est bouché sur le dos des salariés !
Le trou de la sécu est bouché sur notre dos a toutes et tous !


Marisol Touraine se vante de ramener la sécurité sociale à l’équilibre budgétaire en 2017 !
Le gouvernement prévoit 4,1 milliards d’économie. 1,3 milliards pour les établissements sanitaires du public et du privé. 200 millions pour le secteur médico-social. Ces coupes budgétaires vont impacter les établissements, les équipes et les publics. Cette politique austéritaire se fera, on le sait déjà, par des inégalités d’accès
aux soins et aux services sociaux. Pour les salariés les conséquences seront inéluctables : licenciements, précarité, bas salaires, surcharge et intensification du travail…


Le secteur hospitalier public et privé, les établissements sociaux et médico-sociaux, sont déjà asphyxiés !

Dans les établissements sanitaires, les budgets dits « contraints » via la dotation annuelle de financement autorisent les directions à gérer au mieux la masse salariale. Les salariés sont devenus des variables d’ajustement. Pour le social et le médico-social, c’est  l’application de cette même logique dévastatrice qui s’applique.

Les conditions de travail dans nos secteur, déjà à l’agonie, ne cessent de se dégrader, augmentation des contrats précaires, travail en 12h, semaine de récup “flottantes”, remplacements au pied levé dans d’autres unités au nom de la polyvalence et parfois, cyniquement, de la “solidarité” entre collègues, week end de repos raccourcis, glissements de tâches qui précèdent la réingénierie des métiers, effectifs de plus en plus réduits dans des unités au bord de l’implosion. De trop nombreux collègues déjà pressurés sont au bord de l’implosion. Le gouvernement reste sourd à la multiplication des cas de détresse. La souffrance au travail, la perte de sens professionnel, les burn-out ou les suicides ne sont pas des fatalités pour nous !

D’autre part, en application de la Loi Touraine, se mettent en place les Groupements  Hospitaliers de Territoire (GHT) et des Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Dans le social et le médico-social, Les contours de notre secteur se redessinent,
de nombreux établissements ont été absorbés ou sont en cours de fusion. Ils constituent un arsenal supplémentaire qui permet aux gouvernements successifs
de continuer la politique de destruction/ restructuration, fusion/absorption des structures et des mises en concurrence de l’ensemble de nos secteurs. Depuis plusieurs années, la priorité des gouvernements a été de se soumettre au pacte de stabilité de L’Union Européenne, au détriment des besoins dévolus aux secteurs sociaux et sanitaires.
A ce rythme, c’est bien la richesse et la diversité de nos pratiques professionnelles
qui sont menacées par la standardisation et la recherche de résultats quantifiables.

Loi travail, projet de loi de financement de la sécurité sociale,
Même combat !

Depuis 6 mois, le mouvement social mène toujours la bataille pour obtenir le retrait de la Loi Travail. Dans la continuité de ce combat, ensemble, public, privé, sanitaire, médico-social, social, mobilisons-nous massivement sur les territoires pour exiger notre dû et des moyens pour un service de qualité et de proximité envers la population.

Nous qui tous les jours dans les services, les établissements prenons soin des populations les plus fragiles et dispensons une prise en charge de haute qualité,

nous exigeons un plan d’urgence pour notre secteur et revendiquons :


      L’abandon du projet de réingénierie de l’ensemble des métiers du social
      Des grilles de salaires linéaires sans barrage ni quota tenant compte de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
      La défense et l’amélioration des Conventions Collectives de nos secteurs…
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sociaux et médico-sociaux d’assurer leur
      mission de service public, d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires.
      Des politiques sociales à hauteur des besoins de la population, quelques soient leurs lieux d’habitation
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires
      L’abrogation de la loi HPST et de la loi santé
      L’abandon de la territorialisation de l’offre de soin et de GHT
      L’arrêt des fermetures de lit et des suppressions de postes

      La préservation et le développement d’un service public de santé sur l’ensemble du territoire, et garant d’une réelle égalité d’accès aux soins

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La Sécu… C’est l’affaire de toutes et tous.



Elle contribue au financement des établissements sanitaires publics, privés - lucratifs ou non ; elle contribue avec les subventions des collectivités territoriales au financement de nos établissements du médico-social et du social.

SOLIDAIRES appelle les salariés le 8 novembre
Contre la casse de la sécurité sociale, pour une santé gratuite de qualité pour toutes et tous


La discussion autour de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2017 commence. Ce sont près de 4 milliards d’euros qui vont être à nouveau économisés au détriment du dispositif de soins public et des salariè-es qui y travaillent.


Le trou de la sécu est bouché sur le dos des salariés !
Le trou de la sécu est bouché sur notre dos a toutes et tous !


Marisol Touraine se vante de ramener la sécurité sociale à l’équilibre budgétaire en 2017 !
Le gouvernement prévoit 4,1 milliards d’économie. 1,3 milliards pour les établissements sanitaires du public et du privé. 200 millions pour le secteur médico-social. Ces coupes budgétaires vont impacter les établissements, les équipes et les publics. Cette politique austéritaire se fera, on le sait déjà, par des inégalités d’accès
aux soins et aux services sociaux. Pour les salariés les conséquences seront inéluctables : licenciements, précarité, bas salaires, surcharge et intensification du travail…


Le secteur hospitalier public et privé, les établissements sociaux et médico-sociaux, sont déjà asphyxiés !

Dans les établissements sanitaires, les budgets dits « contraints » via la dotation annuelle de financement autorisent les directions à gérer au mieux la masse salariale. Les salariés sont devenus des variables d’ajustement. Pour le social et le médico-social, c’est  l’application de cette même logique dévastatrice qui s’applique.

Les conditions de travail dans nos secteur, déjà à l’agonie, ne cessent de se dégrader, augmentation des contrats précaires, travail en 12h, semaine de récup “flottantes”, remplacements au pied levé dans d’autres unités au nom de la polyvalence et parfois, cyniquement, de la “solidarité” entre collègues, week end de repos raccourcis, glissements de tâches qui précèdent la réingénierie des métiers, effectifs de plus en plus réduits dans des unités au bord de l’implosion. De trop nombreux collègues déjà pressurés sont au bord de l’implosion. Le gouvernement reste sourd à la multiplication des cas de détresse. La souffrance au travail, la perte de sens professionnel, les burn-out ou les suicides ne sont pas des fatalités pour nous !

D’autre part, en application de la Loi Touraine, se mettent en place les Groupements  Hospitaliers de Territoire (GHT) et des Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Dans le social et le médico-social, Les contours de notre secteur se redessinent,
de nombreux établissements ont été absorbés ou sont en cours de fusion. Ils constituent un arsenal supplémentaire qui permet aux gouvernements successifs
de continuer la politique de destruction/ restructuration, fusion/absorption des structures et des mises en concurrence de l’ensemble de nos secteurs. Depuis plusieurs années, la priorité des gouvernements a été de se soumettre au pacte de stabilité de L’Union Européenne, au détriment des besoins dévolus aux secteurs sociaux et sanitaires.
A ce rythme, c’est bien la richesse et la diversité de nos pratiques professionnelles
qui sont menacées par la standardisation et la recherche de résultats quantifiables.

Loi travail, projet de loi de financement de la sécurité sociale,
Même combat !

Depuis 6 mois, le mouvement social mène toujours la bataille pour obtenir le retrait de la Loi Travail. Dans la continuité de ce combat, ensemble, public, privé, sanitaire, médico-social, social, mobilisons-nous massivement sur les territoires pour exiger notre dû et des moyens pour un service de qualité et de proximité envers la population.

Nous qui tous les jours dans les services, les établissements prenons soin des populations les plus fragiles et dispensons une prise en charge de haute qualité,

nous exigeons un plan d’urgence pour notre secteur et revendiquons :


      L’abandon du projet de réingénierie de l’ensemble des métiers du social
      Des grilles de salaires linéaires sans barrage ni quota tenant compte de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
      La défense et l’amélioration des Conventions Collectives de nos secteurs…
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sociaux et médico-sociaux d’assurer leur
      mission de service public, d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires.
      Des politiques sociales à hauteur des besoins de la population, quelques soient leurs lieux d’habitation
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires
      L’abrogation de la loi HPST et de la loi santé
      L’abandon de la territorialisation de l’offre de soin et de GHT
      L’arrêt des fermetures de lit et des suppressions de postes

      La préservation et le développement d’un service public de santé sur l’ensemble du territoire, et garant d’une réelle égalité d’accès aux soins

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vendredi 30 septembre 2016

Un peu plus de 400 manifestant-es cet après-midi au rassemblement intersyndical des retraité-es à Nantes.




Merci d’avoir une nouvelle fois répondu présent à cet appel commun de nos syndicats de retraité-es.
Oui, nous sommes retraité-es, et au soir de nos vies de labeur, nous n’acceptons pas d’être aujourd’hui méprisés par ce gouvernement comme nous l’avons été par ses prédécesseurs.

 
En faisant le choix du choc fiscal, avec le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, le fameux CICE,  puis le Pacte de Responsabilité, ce sont 41 milliards qui seront directement versés dans les caisses du patronat pour 2017.

Le gouvernement et sa majorité  se sont alignés sur les exigences patronales et les politiques de l’Union européenne : 41 milliards d‘un côté et moins 50 milliards pour les dépenses publiques de l’autre. 50 milliards de moins pour la santé et les prestations sociales, pour l’éducation et tous nos services publics aujourd’hui mis à mal.

Et que dire des méthodes utilisées pour imposer, à coup de 49.3, à coup aussi de canons à eau, de gaz lacrymogène et  de répression syndicale, une loi travail très majoritairement refusée par les salariés et la population.


Détricoter le Code du travail, inverser la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, c’est faire tourner à l’envers la roue du progrès social. C’est une honte vis-à-vis de toutes celles et ceux qui durant leur vie de salariés ont toujours été présents pour  défendre les conditions de travail, les salaires, les libertés syndicales et démocratiques. C’est bien pour cela que nous avons, que vous avez été nombreux à participer aux manifestations du printemps et du début de l’été.

Retraités mais toujours solidaires des actifs et des jeunes. C’est bien pour cela qu’avec nos secrétaires nationaux réunis à Nantes pour le meeting de rentrée  nous avons fait nôtre l’exigence d’abrogation de cette loi inique.

Mes chers camarades, avec ces rappels, oui, nous sommes au cœur de ce qui nous rassemble aujourd’hui : l’exigence de la justice sociale pour les retraité-es avec en premier lieu l’exigence du maintien et de la revalorisation de notre pouvoir d’achat.  En 2016 pas une pension ne devrait être inférieure au SMIC.


Et le pire peut être à venir quand on entend
-          leurs propositions d’un nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite,
-  les discours opposant pauvreté monétaire, ce que nous touchons chaque mois, à pauvreté subjective, en intégrant le logement que plusieurs d’entre nous ont acquis durant leur vie de travail,
-          ou encore la remise en cause par la Cour des Comptes du cumul pensions / réversion pour celles et ceux d’entre nous qui ont eu le malheur de perdre leur conjoint.
Et après tout ça la Ministre de la Santé ose  annoncer – pour s’en féliciter ! – un excédent  de 1,6 milliard d’euros pour l’assurance vieillesse en 2017. Mais c’est sur notre dos, sur le dos des retraité-es que cet excédent se fait, en cumulant notamment les différentes contre –réformes avec le  recul de l’âge de la retraite et les fameuses décotes qui pénalisent si lourdement les femmes.

On ne peut servir à la fois le Capital et ses actionnaires, dont les dividendes explosent d’année en année, et les salariés et retraités, dont le pouvoir d’achat ne cesse de plonger. On choisissant le Capital, Messieurs d’en haut, vous avez renoncé à la justice sociale en même temps que vous avez trahi vos engagements. Les retraité-es ne l’oublieront pas.


Alors, mes chers amis et camarades, comme nous l’avons fait toute notre vie, c’est encore et toujours avec nos syndicats, que nous devons continuer de nous rassembler et de nous mobiliser contre ces politiques injustes et inégalitaires pour défendre nos acquis sociaux et notre pouvoir d’achat. Qu’ils n’en rêvent pas, on ne lâchera rien !

Un peu plus de 400 manifestant-es cet après-midi au rassemblement intersyndical des retraité-es à Nantes.


Merci d’avoir une nouvelle fois répondu présent à cet appel commun de nos syndicats de retraité-es.
Oui, nous sommes retraité-es, et au soir de nos vies de labeur, nous n’acceptons pas d’être aujourd’hui méprisés par ce gouvernement comme nous l’avons été par ses prédécesseurs.
 
En faisant le choix du choc fiscal, avec le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, le fameux CICE,  puis le Pacte de Responsabilité, ce sont 41 milliards qui seront directement versés dans les caisses du patronat pour 2017.

Le gouvernement et sa majorité  se sont alignés sur les exigences patronales et les politiques de l’Union européenne : 41 milliards d‘un côté et moins 50 milliards pour les dépenses publiques de l’autre. 50 milliards de moins pour la santé et les prestations sociales, pour l’éducation et tous nos services publics aujourd’hui mis à mal.

Et que dire des méthodes utilisées pour imposer, à coup de 49.3, à coup aussi de canons à eau, de gaz lacrymogène et  de répression syndicale, une loi travail très majoritairement refusée par les salariés et la population.

Détricoter le Code du travail, inverser la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, c’est faire tourner à l’envers la roue du progrès social. C’est une honte vis-à-vis de toutes celles et ceux qui durant leur vie de salariés ont toujours été présents pour  défendre les conditions de travail, les salaires, les libertés syndicales et démocratiques. C’est bien pour cela que nous avons, que vous avez été nombreux à participer aux manifestations du printemps et du début de l’été.
Retraités mais toujours solidaires des actifs et des jeunes. C’est bien pour cela qu’avec nos secrétaires nationaux réunis à Nantes pour le meeting de rentrée  nous avons fait nôtre l’exigence d’abrogation de cette loi inique.

Mes chers camarades, avec ces rappels, oui, nous sommes au cœur de ce qui nous rassemble aujourd’hui : l’exigence de la justice sociale pour les retraité-es avec en premier lieu l’exigence du maintien et de la revalorisation de notre pouvoir d’achat.  En 2016 pas une pension ne devrait être inférieure au SMIC.

Et le pire peut être à venir quand on entend
-          leurs propositions d’un nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite,
-          les discours opposant pauvreté monétaire, ce que nous touchons chaque mois, à pauvreté subjective, en intégrant le logement que plusieurs d’entre nous ont acquis durant leur vie de travail,
-          ou encore la remise en cause par la Cour des Comptes du cumul pensions / réversion pour celles et ceux d’entre nous qui ont eu le malheur de perdre leur conjoint.
Et après tout ça la Ministre de la Santé ose  annoncer – pour s’en féliciter ! – un excédent  de 1,6 milliard d’euros pour l’assurance vieillesse en 2017. Mais c’est sur notre dos, sur le dos des retraité-es que cet excédent se fait, en cumulant notamment les différentes contre –réformes avec le  recul de l’âge de la retraite et les fameuses décotes qui pénalisent si lourdement les femmes.

On ne peut servir à la fois le Capital et ses actionnaires, dont les dividendes explosent d’année en année, et les salariés et retraités, dont le pouvoir d’achat ne cesse de plonger. On choisissant le Capital, Messieurs d’en haut, vous avez renoncé à la justice sociale en même temps que vous avez trahi vos engagements. Les retraité-es ne l’oublieront pas.


Alors, mes chers amis et camarades, comme nous l’avons fait toute notre vie, c’est encore et toujours avec nos syndicats, que nous devons continuer de nous rassembler et de nous mobiliser contre ces politiques injustes et inégalitaires pour défendre nos acquis sociaux et notre pouvoir d’achat. Qu’ils n’en rêvent pas, on ne lâchera rien !

Un peu plus de 400 manifestant-es cet après-midi au rassemblement intersyndical des retraité-es à Nantes.


Merci d’avoir une nouvelle fois répondu présent à cet appel commun de nos syndicats de retraité-es.
Oui, nous sommes retraité-es, et au soir de nos vies de labeur, nous n’acceptons pas d’être aujourd’hui méprisés par ce gouvernement comme nous l’avons été par ses prédécesseurs.
 
En faisant le choix du choc fiscal, avec le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, le fameux CICE,  puis le Pacte de Responsabilité, ce sont 41 milliards qui seront directement versés dans les caisses du patronat pour 2017.

Le gouvernement et sa majorité  se sont alignés sur les exigences patronales et les politiques de l’Union européenne : 41 milliards d‘un côté et moins 50 milliards pour les dépenses publiques de l’autre. 50 milliards de moins pour la santé et les prestations sociales, pour l’éducation et tous nos services publics aujourd’hui mis à mal.

Et que dire des méthodes utilisées pour imposer, à coup de 49.3, à coup aussi de canons à eau, de gaz lacrymogène et  de répression syndicale, une loi travail très majoritairement refusée par les salariés et la population.

Détricoter le Code du travail, inverser la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, c’est faire tourner à l’envers la roue du progrès social. C’est une honte vis-à-vis de toutes celles et ceux qui durant leur vie de salariés ont toujours été présents pour  défendre les conditions de travail, les salaires, les libertés syndicales et démocratiques. C’est bien pour cela que nous avons, que vous avez été nombreux à participer aux manifestations du printemps et du début de l’été.
Retraités mais toujours solidaires des actifs et des jeunes. C’est bien pour cela qu’avec nos secrétaires nationaux réunis à Nantes pour le meeting de rentrée  nous avons fait nôtre l’exigence d’abrogation de cette loi inique.

Mes chers camarades, avec ces rappels, oui, nous sommes au cœur de ce qui nous rassemble aujourd’hui : l’exigence de la justice sociale pour les retraité-es avec en premier lieu l’exigence du maintien et de la revalorisation de notre pouvoir d’achat.  En 2016 pas une pension ne devrait être inférieure au SMIC.

Et le pire peut être à venir quand on entend
-          leurs propositions d’un nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite,
-          les discours opposant pauvreté monétaire, ce que nous touchons chaque mois, à pauvreté subjective, en intégrant le logement que plusieurs d’entre nous ont acquis durant leur vie de travail,
-          ou encore la remise en cause par la Cour des Comptes du cumul pensions / réversion pour celles et ceux d’entre nous qui ont eu le malheur de perdre leur conjoint.
Et après tout ça la Ministre de la Santé ose  annoncer – pour s’en féliciter ! – un excédent  de 1,6 milliard d’euros pour l’assurance vieillesse en 2017. Mais c’est sur notre dos, sur le dos des retraité-es que cet excédent se fait, en cumulant notamment les différentes contre –réformes avec le  recul de l’âge de la retraite et les fameuses décotes qui pénalisent si lourdement les femmes.

On ne peut servir à la fois le Capital et ses actionnaires, dont les dividendes explosent d’année en année, et les salariés et retraités, dont le pouvoir d’achat ne cesse de plonger. On choisissant le Capital, Messieurs d’en haut, vous avez renoncé à la justice sociale en même temps que vous avez trahi vos engagements. Les retraité-es ne l’oublieront pas.


Alors, mes chers amis et camarades, comme nous l’avons fait toute notre vie, c’est encore et toujours avec nos syndicats, que nous devons continuer de nous rassembler et de nous mobiliser contre ces politiques injustes et inégalitaires pour défendre nos acquis sociaux et notre pouvoir d’achat. Qu’ils n’en rêvent pas, on ne lâchera rien !

jeudi 15 septembre 2016

5000 à Nantes le 15 septembre

Nous étions 5000 manifestant-es à Nantes, 1000 à St Nazaire le 15 septembre contre la loi travail.

Ci-dessous quelques photos et les discours de Nantes et St Nazaire :


Intervention de l'Union syndicale Solidaires - Jeudi 15 septembre 2016

                                   LOI TRAVAIL : ON CONTINUE !
                        Le 15 septembre, on fait grève et on manifeste.


Malgré plusieurs mois de mobilisations, de manifestations et de grèves, des jeunes, des salarié-es, des précaires, des chômeurs-euses, des Nuit debout, le gouvernement a fait adopté ou plutôt la loi Travail, en recourant à un énième 49-3.

Ceci constitue une nouvelle marque de sa politique au service du patronat, aux ordres d'un MEDEF qui en veut toujours plus, comme celle de sa conception de la démocratie : le passage  en force!
  
Le gouvernement a refusé d'écouter les mobilisations initiées depuis le 9 mars, préférant jouer la carte de la répression et utilisant la violence policière sous toutes ses formes, matraquant et grenadant à tout va les manifestations, et traduisant des militant-es du mouvement social devant des tribunaux d'exception,  notamment en Loire-Atlantique, haut lieu de la résistance à la loi travail.

Pourtant ,pour tous ceux et toutes celles qui ont battu les pavés ces derniers mois-18 manifestations en Loire-Atlantique ce printemps-, occupé les places, organisé des blocages, la question n'est pas réglée.

Contre l'ensemble des dispositions contenues dans la loi Travail, Solidaires s'est engagée dans la bataille juridique, en lien avec la CGT et FO.

Mais plus que tout, c'est dans la rue que nous devons montrer notre détermination à faire abroger cette loi "anti-travail", véritable arme de destruction massive de l'emploi! C'est le sens de notre manifestation d'aujourd'hui, car ce qu'une loi peut faire, la rue peut le défaire, comme ce fut le cas en 2006 où le CPE a rejoint les poubelles de l'Histoire!

L'union syndicale Solidaires continue de refuser, à travers cette loi parfaitement illégitime :
            - la casse du code du travail et donc celle des protections et des doits des salarié-es.
            - la précarisation accrue des salarié-es et particulièrement des femmes.
            - l'idéologie de cette loi qui servira aussi à la casse de la Fonction Publique ( mobilité non choisie, contrats plutôt que concours, allongement du temps de travail...)
            - le sacrifice des salarié-es sur l'autel d'une croissance et d'un dumping social qui ne sont que des prétextes à la captation des richesses par une minorité ( 1% les plus riches détenant 50ù du patrimoine mondial !)

C'est pour toutes ces raisons que nous continuons le combat, que nous n'aurons de cesse de faire tomber cette loi promulguée à coups de 49-3 !

Le gouvernement, la droite et l'extrême droite, polarisés par leur agenda présidentiel, aimeraient bien tourner la"page sociale" mais la lutte des classes contre les salarié-es ne connaît pas de pause, que ce soit à SFR contre la suppression de 4145 emplois, ou dans l'Education nationale contre la réforme des collèges et la suppression de postes dans le 1er degré, avec près de 200 instituteurs-trices sans emploi dans notre département!

Nous sommes aussi en grève et dans la rue pour nous opposer à la dérive autoritaire de ce gouvernement qui, jouant les apprentis sorciers,  non seulement met la démocratie en danger, mais aussi et surtout offre un véritable boulevard à la droite extrême flanquée de l'extrême-droite !

Ce gouvernement ne recule devant aucun moyen pour faire passer sa politique anti-sociale, d'inspiration patronale. A quand d'ailleurs une loi de "séparation du MEDEFet de l'Etat"?          

Sur fond d'Etat d'urgence qu'on nous promet à perpétuité, ce sont les assignations à résidence, les interdictions de manifestations, les matraquages et grenadages des manifestations autorisées, les exactions de la BAC, ...c'est une répression féroce qui s'abat sur les militants syndicaux, comme à Good year ou à air France, où la ministre du Travail a exigé et obtenu le licenciement d'un délégué CGT, pourtant refusé par l'Inspection du travail...

C'est aussi la menace d'expulsion de la ZAD, à Notre Dame des Landes, quelqu'en soit le prix mais nous réaffirmerons en masse, avec nos bâtons, le 8 octobre, sur le site, notre détermination à ne pas les laisser faire !

Nous dénonçons, une fois encore, l'irresponsabilité liberticide du préfet de Loire-Atlantique qui, au motif de supposés débordements, après avoir déjà  interdit 4 manifestations à Nantes au printemps dernier, vient de publier un arrêté, prétendant interdire aujourd'hui toute prolongation du défilé intersyndical. Comme l'indique la presse, c'est la 1ère fois en Loire-Atlantique que le préfet veut encadrer aussi strictement une manifestation syndicale !

Mais jusqu'où vont-ils aller? A ces coups de force répétés, à cette restriction d'un droit aussi élémentaire que celui de manifester, à ces graves menaces qui pèsent sur nos libertés individuelles et collectives, nous disons NON! C'en est assez !

Il nous faut construire une riposte large et  unitaire car la répression n'est pas un dommage collatéral de cette politique anti-sociale; elle constitue l'un des piliers "du monde de la loi Travail" qui est partout, dans et hors les entreprises, dans les quartiers, anti-démocratique et répressif.

Oui, camaradEs, le combat continue !

Nous serons aux côtés des salarié-es d'Air France et de Good year qui passent en procès le 27 septembre et le 19 octobre.

Nous serons également avec nos camarades belges dont les syndicats appellent à une manifestation le 29 septembre à Bruxelles, et à une grève générale le 7 octobre, journée internationale pour le travail décent! Nous serons avec eux car il ne peut y avoir de travail décent avec les lois travail, qu'elles s'appellent Peeters en Belgique, mini jobs en Grande Bretagne, 1 euro en Allemagne ou jobs act en ltalie....

Alors que les mobilisations reprennent et se construisent dans plusieurs entreprises et secteurs, reprenons le chemin de la rue, et faisons converger nos luttes!


            Aujourd'hui et de main, on lâche rien !


Jean à la tribune


Lecture du progrès social avant le départ en manif.  Le progrès social.., une notion, inconnue de ce gouvernement !









St Nazaire

Pendant l'intervention de Véronique