mercredi 11 avril 2018

Soutien total à la grrève des cheminots



Notre Dame des Landes ne doit pas être un champ de bataille !



Notre Dame des Landes ne doit pas être un champ de bataille !

Ce matin, dès 3h, l’évacuation des habitant-es de la Zone à Défendre de Notre-Dame des Landes a débuté.

L'Union Syndicale Solidaires de Loire-Atlantique dénonce fermement l'attitude du gouvernement qui affirme rechercher une solution sereine, sans violence et « en même temps » déploie une force de police démesurée avec 2500 policiers pour expulser des habitant-es de la ZAD de Notre-Dame des Landes. Ce sont des chars d’assaut et des armes de guerres que l’Etat activent dès ce lundi, face à quelques habitant-es dotés uniquement de leurs convictions et de la légitimité de leur occupation, puisque le gouvernement a enfin renoncé au projet inutile d’aéroport.

Nous ne pouvons envisager que des habitant-es actuels, qui ont préservé ce bocage, soient évacués. Nous ne pouvons accepter que des habitats et des espaces d'activité qui ont nourri l'expérience de la ZAD et qui jalonnent son avenir soient détruits par une nouvelle intervention policière.

Ce lundi 9 avril 2018 devient un nouveau jour historique dans la longue histoire de la résistance à l’aéroport et son monde. Le jour où la puissance des uniformes veut piétiner la puissance des idées et des constructions pacifistes.

Nous exhortons les pouvoirs publics à cesser l’intervention, en respectant toutes les composantes des habitant-es de la ZAD, qu’ils soient paysans ou pas. Personne n’est propriétaire de cette résistance, il revient donc à chacun de construire l’avenir ensemble. Le gouvernement doit donner du temps aux négociations et retirer immédiatement son dispositif répressif.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui soutiennent la lutte pour la sauvegarde du bocage de Notre Dame des Landes à agir en conséquence.

L'Union Syndicale Solidaires de Loire-Atlantique appelle à participer aux initiatives de résistance qui s'organisent sur place et sur tout le territoire. A commencer par un rassemblement à 18h à Nantes devant la préfecture, pour protester contre la violence et les expulsions.

Nantes, le 9 avril 2018

mercredi 4 avril 2018

Communiqué des Unions Départementales CGT et Solidaires de Loire-Atlantique

Les Unions Départementales CGT et Solidaires de Loire-Atlantique saluent l’action de l’ensemble des secteurs professionnels qui s’engagent dans une lutte résolue contre les attaques du gouvernement et du patronat : SNCF, Energie, Carrefour, Air France, filière déchets et ordures ménagères, Hôpitaux, Ehpad et aides à domicile, retraités, Fonction Publique, Nantes Accueil Périscolaire, Universités et Lycées…. 

Parce que toutes ces luttes se développent sur le constat d’une société qui privilégie l’intérêt du capital et des marchés avant celui des populations et de leurs droits fondamentaux, il apparaît nécessaire de permettre une expression collective qui porte des solutions du 21ème siècle, tournées vers la réponse aux besoins, le partage des richesses et l’amélioration des conditions de travail (droits, emploi, temps de travail, rémunérations…). 

Ainsi, les UD CGT et Solidaires 44 appellent les salariés, retraités, privés d’emploi, étudiants et lycéens, à, partout, développer des actions revendicatives dans leurs secteurs respectifs et de préparer les conditions de la convergence lors de mobilisations communes. 

Dès à présent, elles appellent les salariés, retraités et privés d’emploi à participer, aux côtés des étudiants, aux manifestations des 7 et 14 avril à 14h30 place du cirque, à Nantes. 

Une intersyndicale 44 se tiendra par ailleurs dès la semaine prochaine pour décider des modalités d’une grande mobilisation interprofessionnelle le jeudi 19 avril, dans le cadre d’un appel national. Nantes, le 4 avril 2018

jeudi 15 mars 2018

15 mars, 22 mars…. Et maintenant, convergeons !





Communiqué intersyndical CGT FO FSU UNEF SOLIDAIRES


15 mars, 22 mars…. Et maintenant, convergeons !

Depuis son élection, le Président Macron a multiplié les contre-réformes, poursuivant un dangereux plan de déstructuration systémique de notre modèle social et solidaire. Livrant des pans entiers de nos services publics et de notre système de protection sociale aux appétits capitalistes, répondant à la lettre aux préconisations austéritaires de Bruxelles, finançant et levant tous les obstacles à un patronat cupide, Macron livre notre pays et sa population sur un plateau au banquet des milliardaires.
Alors qu’on nous sert sans cesse le prétexte de la crise et de la concurrence mondiale pour justifier les politiques austéritaires, le capital continue de se gaver sur nos sacrifices et nos impôts. Depuis 2013, plus de 70 milliards d’euros d’argent public ont été offerts par l’Etat aux entreprises, sans contrepartie, subventionnant ainsi la destruction de milliers d’emplois ou enrichissant considérablement les propriétaires des capitaux. Alors qu’à l’échelle mondiale, plus de 1000 milliards d’euros de dividendes ont été versé en 2017, soit une progression de 7,7 %, la France est, une nouvelle fois, championne d’Europe avec 42,7 milliards d’euros versés aux actionnaires, bien devant l’Allemagne à 31,2 milliards. Les 40 milliardaires français se partagent 265 milliards d’euros, en hausse de 30 %. Bernard Arnault devient la 4ème fortune mondiale.
2017 est l’année qui aura connu l’augmentation la plus importante de l’histoire contemporaine du nombre de milliardaires, grâce aux revenus financiers, alors que 90 % de la population n’en bénéficient pas.
Alors que les inégalités continuent de se creuser, que les politiques libérales font partout la démonstration de leur inefficacité, que notre système public et social a, de l’avis de tous, servi d’amortisseur lors de la crise de 2008, le gouvernement poursuit sa logique destructrice qui conduit notre pays dans l’appauvrissement des populations, le recul des droits et la déréglementation accrue.
Face à ce constat d’attaques globales, les Unions Départementales CGT, FO, FSU, Solidaires et UNEF de Loire-Atlantique considèrent qu’il est aujourd’hui nécessaire d’engager une riposte interprofessionnelle « public-privé », permettant de stopper la mécanique dévastatrice actuellement à l’œuvre.
Elles constatent avec satisfaction que la résignation n’est pas à l’ordre du jour. De nombreuses luttes se développent dans différents secteurs professionnels. Les personnels des Ehpad et des aides à domicile seront en action nationale le 15 mars, tout comme les retraités et les salariés de la métallurgie. Le 22 mars, les agents et salariés des services publics, des cheminots, seront en grève contre les nouvelles attaques du gouvernement (action publique 2022, rapport Spinetta) et pour défendre un service public ambitieux, solidaire et protecteur. Les Etudiants, lycéens et personnels d’éducation engagent la lutte contre la loi ORé qui organise la sélection de classe et prépare une éducation tournée uniquement vers le formatage d’une main d’œuvre répondant aux exigences du patronat. Plus localement, des luttes victorieuses ont eu lieu ces dernières semaines, comme à Descours et Cabaud à Nantes, Buton à Chauvé, Nantes Métropole, …
Les Unions Départementales CGT, FO, FSU, Solidaires et UNEF de Loire-Atlantique soutiennent les journées de mobilisation des 15 et 22 mars. Elles appellent les salariés, les privés d’emploi, les étudiants et lycéens à participer aux manifestations :
- des retraités et des agents des EHPAD/aides à domicile le 15 mars, à Nantes (14 h 30 place du cirque), Saint-Nazaire (10 h 30 fontaines République) et à Châteaubriant (10 h 30 Mairie).
- des personnels des services publics, des cheminots, des agents d’EDF ... en grève le 22 mars pour la défense de leurs revendications. Manifestation à Nantes (10 h 30 croisée des trams) et à Saint-Nazaire (10 h Gare).
Les attaques portées par le gouvernement sont globales et elles nécessitent une réponse interprofessionnelle pour gagner. En soutenant et participant aux journées du 15 et 22 mars, nous préparons les conditions de cette riposte. 

Nantes, le 12 mars 2018

vendredi 16 février 2018

Pour que cesse immédiatement la répression qui s’abat sur la mobilisation contre la sélection à l’université !





L’union départemantale Solidaires de Loire-Atlantique dénonce avec la plus grande fermeté la répression policière qui s’acharne sur le mouvement étudiant, lycéen et des personnels de l’Education Nationale, qui combat la réforme visant à accentuer la sélection à l’université.

Pour Solidaires 44, cette réforme dénature le service public universitaire. Chaque citoyen-ne possédant le baccalauréat n’a pas à être interdit, aiguillé, orienté ou empêché dans son parcours de savoirs et de diplômes. L’accès libre à l’enseignement supérieur doit rester une forme d’émancipation et une valeur républicaine. Ce ne sont pas au « marché » économique et aux contraintes austéritaires de dicter quelles voies universitaires sont dignes d’être financées. Ce sont à la connaissance et à la recherche de servir le bien commun. Solidaires, au travers de ses sections étudiantes, de recherche et de l’éducation, apportent son soutien total aux personnes qui manifestent et font grève contre cette réforme d’essence néolibérale.

Ce projet du gouvernement, renforcé par la mise en place de « parcoursup » et par une réforme profonde du baccalauréat, s’est doublé d’une répression systématique et totalement disproportionnée. A Nantes,  que ce soient le 1er février, le 6 février ou le 14 février 2018, les manifestations ont été bloquées, gazées, nassées… La violence est encore montée d’un cran, comme ce mercredi où des personnes ont été atteintes dans leur intégrité physique. Une étudiante a été sérieusement blessée à la tête. Quelle sera la prochaine étape ? Pour les témoins comme les victimes, cette situation est intolérable !

Solidaires 44 demande que cessent immédiatemement ces dispositifs répressifs et anti-démocratiques. Voir ainsi des agents des forces de l’ordre avec armes de guerre, tirs tendus, menaces permanentes, sous les yeux de la population, revêt un caractère oppressant qu’une démocratie ne saurait accepter. Les droits de grève, de rassemblement, de manifestation doivent être protégés par l’Etat, et non être écrasés. Nous interpellerons directement la préfecture de Loire-Atlantique et soutenons sans failles la mobilisation sociale légitime contre l’emploi illégitime de la force pour faire taire la contestation. Nos jeunes et leur personnel éducatif ne sont pas de la chair à canon ; ils et elles sont l’avenir conscient et objectif d’une société capable de réagir contre le déterminisme des puissants.

A Nantes, le 15 février 2018

jeudi 15 février 2018

Retraité.e.s : la colère !





A sa demande, l’intersyndicale des retraité.e.s CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et FGR Fp de Loire-Atlantique a été reçue à la Préfecture de Nantes ce mercredi 14 février.

Il s’agissait pour les syndicalistes retraités à la fois de remettre les cartes postales au Président de la République signées ces dernières semaines et de dire haut et fort aux représentants de l’Etat le mécontentement et la colère d’un large majorité de retraité.e.s du département face à l’amputation de leurs pensions de plusieurs dizaines d’euros consécutive à la hausse de 25% de la CSG. 

Le gouvernement a menti de façon éhontée  puisqu'il n'a cessé d'affirmer dans ses discours et via la presse que les pensions  inférieures à 1200 euros ne seraient pas impactées.

La réalité c’est que cette mesure frappe toutes les personnes retraités ayant un revenu fiscal supérieur à 1 840 euros pour un couple, 1 200 euros pour une personne seule. Dans les faits, de nombreux retraité.e.s touchant de toutes petites retraites, c’est notamment le cas des femmes, se sont  vus appliquer cette baisse de leurs pensions pour peu que la conjugaison des revenus du couple soit supérieure à 1840 euros mensuels.

En même temps, alors que le niveau des pensions est gelé depuis 4 ans, le gouvernement confirme ce gel pour l’année 2018 …. alors même que sa propre ministre de la santé justifie la hausse du forfait hospitalier de 18 à 20 euros en fonction d’une inflation qui sans doute n’existe pas pour les retraités ! C’est vraiment se moquer des retraité.e.s ! Jusqu’alors aucun gouvernement n'avait osé autant amputer les pensions des retraités !

Les sept représentants syndicaux ont aussi souligné la détérioration croissante de la situation dans les EHPAD du fait principalement du manque d’effectifs et se sont étonnés que le gouvernement puisse se satisfaire d’une enveloppe complémentaire de 50 millions d’euros qui correspond exactement à un peu moins de 6000 euros/an pour chacun des EHPAD.

La véritable « maltraitance institutionnelle » à l’égard de nombre de nos aîné.e.s s’ajoute aux mensonges et au mépris du gouvernement vis à vis de l’ensemble des retraité.e.s.

L’intersyndicale CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et FGR Fp a reppelé que les retraites ne sont pas un cadeau mais le fruit d’années de travail et de cotisations et clairement indiqué aux représentants de l’Etat qu’elle ferait tout pour que la colère des retraité.e.s se traduisent en mobilisation.

Ce sera le cas le jeudi 15 mars prochain, où 8 organisations appellent les retraité.e,s à manifester à Nantes, 14h30, Place du Cirque et à Saint-Nazaire, 10h30, Fontaine République.

Les représentantes de la Préfecture ont pris acte des informations et analyses que l’intersyndicale leur a transmises et indiqué qu’elles les transmettaient aux différents ministères concernés.


Nantes, le 15 février 2018.