mercredi 5 mai 2010

Concert de soutien aux TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS de LECLERC Paridis et de Nantes MARDI 11 MAI 2010 à 18H30 PLACE ROYALE


LECLERC EXPLOITEUR, PRÉFECTURE COMPLICE


Concert de soutien aux TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS de LECLERC Paridis et de Nantes MARDI 11 MAI 2010 à 18H30 PLACE ROYALE avec Rivari’Cha

Les travailleurs sans papiers sont des travailleurs qui cotisent : Sécurité Sociale, retraite, chômage.


Sans titre de séjour, non seulement ces cotisations ne leur donnent aucun droit, mais ils sont de plus surexploités au niveau des salaires et des conditions de travail. Ces situations permettent d’aggraver les conditions d’emploi et de salaire de tous. C’est donc dans l’intérêt de tous de régulariser la situation destravailleurs sans papiers, de leur donner un titre de séjour.

Depuis le 7 octobre 2008, 70 dossiers de demande de régularisation ont été déposés par des travailleurs sans-papiers en Loire- Atlantique. A ce jour, les services ont attribué des papiers à près d‘une vingtaine de salariés.

Pourquoi certaines situations sont-elles régularisées et pas d’autres ?

En Loire-Atlantique comme au niveau national, sous couvert de « cas par cas », c’est plutôt la prime au « patron influent » qui semble fonctionner. Maison de retraite privée pour personnes âgées dépendantes

LE NOBLE AGE, centrale SUPER U de Carquefou, RESO GEHR (groupement hôtelier), SITA-SUEZ et MAES sur le site des Chantiers de Saint Nazaire, SECURITAS sont quelques exemples de sociétés dont la Préfecture a régularisé un salarié sans-papiers.

Elles ont en commun le poids financier des employeurs ou des donneurs d’ordre, ce que nous a confirmé le représentant de la Préfecture le 31 décembre 2008. Les cinquante autres employeurs qui se sont engagés en remplissant les documents nécessaires à la régularisation de leur salarié, sans résultat à ce jour, n’ont sans doute pas assez d’influence.


De même sur les situations de LECLERC dont on a dans le département maintes preuves de l’anti syndicalisme. Les 3 salariés du site de Paridis célèbreront un an de grève le 14 mai, ils vivent de la solidarité des travailleurs de Loire-Atlantique.

Le 11 juin 2009, la Préfecture a reçu les représentants de l’intersyndicale et des associations. La présence de la Direction du Travail a permis d’établir la pleine responsabilité de LECLERC. La Préfecture s’est engagée à régulariser les trois salariés. Trois mois plus tard, elle viole son engagement en rejetant la demande de régularisation.

➥ Pourtant les services de l’Etat ont la possibilité de vérifier le rôle de LECLERC Paridis dans l’exploitation de ces trois salariés. Par exemple en posant la question du niveau financier du contrat liant cette galerie marchande à son prestataire : ce contrat était-il suffisant pour garantir le respect de la convention collective régissant cette profession ?

D’évidence la Préfecture a tout fait pour éviter de mettre LECLERC dans une situation où il aurait eu à rendre des comptes sur sa politique sociale. Comme pour la SAMSIC dans le Val de Marne, l’Etat et ses Préfectures prennent le parti du patron lorsque celui-ci a un certain poids.

➥ Pourtant il y a quelques mois, les ministres Darcos et Besson promettaient la fermeture administrative aux entreprises et donneurs d’ordre qui profitent des travailleurs sans-papiers.

➥ Pourtant, LECLERC Paridis continue de faire sa marge de profit.

C’est donc toujours l’arbitraire qui règne dans les Préfectures malgré les engagements ministériels.

Ces salariés travaillent ici depuis des années et ils contribuent par leur travail et leurs cotisations à la vie sociale de notre pays.

Les travailleurs sans papiers sont des travailleurs qui cotisent : Sécurité Sociale, retraite, chômage…Ils doivent être régularisés !


Collectif Uni-e-s Contre une Immigration Jetable, CGT, CFDT, FSU, Solidaires

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 Pétition unitaire (à recopier et à renvoyer à Solidaires, 9 rue Jeanne d'Arc 44000 Nantes)


Dans le prolongement du mouvement engagé le 15 avril 2008, 3000 travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l'intérim… sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur secteur d'activité (siège de fédération patronale ou grande entreprise), pour gagner leur régularisation administrative et l'amélioration de leurs conditions de travail.

Ces travailleurs-euses sont nombreux et indispensables dans certains secteurs de notre économie (bâtiment, travaux publics, nettoyage, sécurité, restauration, intérim, aide à la personne, agroalimentaire, confection…).

La plupart paient des impôts, cotisent (retraites, maladie, chômage...).

Ils ne prennent le travail de personne et bien souvent l’exercent dans des conditions particulièrement pénibles, parce que sans droit.

La CGT, la CFDT, L’Union syndicale Solidaires, la FSU, l’UNSA, la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, le Réseau Education Sans Frontières, Femmes Egalité, Autremonde et Droits Devant se sont adressés par courrier au Premier ministre, le 1er octobre 2009, pour demander une circulaire ministérielle afin de permettre la régularisation de tous ces salarié(e)s !


NOM COMMUNE SIGNATURE


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