mercredi 14 juillet 2010

Retraites : la bataille ne fait que commencer !


Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées le 13 juillet devant la Préfecture de Nantes (400 à 500) et la sous-Préfecture de Saint Nazaire (300). A l'heure où le projet de loi Sarkozy-Woerth sur les retraites était présenté au Conseil des ministres, les syndicalistes rassemblés à l'appel commun des UD CFTC, CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA ont clairement signifié leur volonté de tout mettre en oeuvre pour faire céder le gouvernement, sans esquiver, bien au contraire, le débat sur les moyens et formes de lutte nécessaires pour faire céder un président et un gouvernement qui continuent d'affirmer qu'ils ne cèderont pas.

Vous lirez ci-dessous l'intervention de notre camarade Agostinho Guerra au rassemblement de Saint Nazaire.

"Pour SOLIDAIRES ainsi que les autres organisations syndicales, la journée du 24 Juin a été un véritable succès qui marque un tournant dans la mobilisation.



Malgré tout, il est clair que la présentation du projet de loi en conseil des ministres aujourd’hui est pour beaucoup d’entre nous une véritable provocation.


Force est de constater que la mise à mort de notre système de retraite par répartition continue pour dégager le terrain aux retraites par capitalisations.


Une nouvelle date a été fixée au 7 septembre, coïncidant avec l'ouverture du débat parlementaire. Mais il ne faudrait pas que cette nouvelle journée soit sans lendemain.


Le 7 septembre ne doit pas être un baroud d'honneur mais le début d'un véritable bras de fer entre le parlement et le mouvement social.


C’est à l’Assemblée Nationale qu’il faut aller afin que nos "représentants" puissent entendre la colère de la rue, mais aussi pour montrer que le peuple qui manifeste ne doit pas être tenu à l'écart de décisions aussi importantes.


C’est au parlement que ça se décide, c’est au parlement qu’il faut aller !


L'idée est de faire une manifestation différente, qui rassemble les manifestants pour passer du fatalisme à l’envie d’en découdre et de lutter, qui continueront à crier leur colère autrement, mais activement.


Qui redonne confiance et qui indique clairement que la crainte doit changer de camp.


Le gouvernement n'est pas décidé à abandonner son projet. Il ne le fera que contraint et forcé. Et nous en avons les moyens car nous sommes les plus nombreux.


Nous l'avons dit et répété lors des précédentes actions intersyndicales : seule une mobilisation sociale de grande ampleur pourra faire reculer le gouvernement.


Tout est encore possible.


Comment continuer? Il est de la responsabilité des organisations syndicales de fixer un enjeu clair au 7 septembre, qui ne soit pas une nième journée d'action mais qui s'inscrive dans la perspective d'une grève générale, d'un mouvement d'ensemble prolongé, paralysant le pays, seul à même de nous faire gagner et d'aboutir au retrait de ce projet de loi inique.


La bataille n'est pas perdue, elle ne fait que commencer !


Un affrontement autour d'exigences simples:


- retrait de cette contre-réforme,


- pas touche aux 60 ans et, à la catégorie active à 55 ans ;


- suppression de la décote et retour aux 37,5 annuités,


- pas d'augmentations des cotisations sans augmentations des salaires et des pensions,


- pas de retraite inférieure au SMIC


- refus de tous les plans d'austérité qui font le lit de la dette et des vautours qui s’en nourrissent.


Enfin, pour financer nos retraites, stopper les régressions sociales et offrir un avenir à nos jeunes, imposons un autre partage des richesses et du temps de travail !


Prenons l'argent là où il est ; dans la poche d'une minorité de privilégiés irresponsables qui se gave de profits sur notre dos".

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