jeudi 28 octobre 2010

28 octobre : on est toujours là ! 50 000 à Nantes, 20 000 à St Nazaire, 2000 à Ancenis, 1 100 à Châteaubriant


50 000 à Nantes - Intervention de Sabine Dupuy pour Solidaires

On est toujours là !



Pour la septième fois en moins de deux mois, nous sommes des millions à manifester pour exprimer notre refus de la loi sur les retraites, dictée par le patronat, rédigée par le gouvernement, votée par le Parlement.  Députés et sénateurs ont voté. Et alors ? Est-ce que cela rend ce texte moins scandaleux ? Non !


Une nouvelle journée nationale de manifestations est d’ores et déjà prévue, après la semaine de vacances scolaires, le samedi 6 novembre.  Contrairement à ce qu’espère la classe dirigeante, la mobilisation n’est pas finie. Nous reviendrons manifester.  La grève existe toujours dans plusieurs secteurs, chaque jour les actions interprofessionnelles décidées unitairement sont nombreuses : Comité de grève de la place Bretagne réunissant la CARSAT, l’inspection du travail, La Poste, les enseignant-es …. Sopitra à Carquefou parti en grève. Les cheminot-es, les eboueurs, les collectivités térritoriales…les lycén-nes, les étudiant-es, les raffineries de Donges, pour ne citer que ces secteurs.  Blocages des bus des trams, des ronds points, de Pirmil, du pont de Cheviré, ont été le quotidien des opposé-es à cette réforme.  Distribution régulière de tracts et collectes pour soutenir les grévistes.
Plus de 30 000 euros ont d'ores et déjà été remis à nos camarades de Donges, dont 7 500 euros collectés lors de la dernière manif nantaise. Il faut poursuivre cette campagne de solidarité avec les secteurs et collègues les plus engagés dans la grève reconductible.

Outre l’objectif de non application de cette loi, ce mouvement a créé une lame de fond, posant publiquement la question essentielle de la répartition des richesses produites dans le pays.


Ce débat, il faut le poursuivre, le mener à terme, imposer un autre partage : le fait qu’une infime minorité s’accapare le profit tiré du travail de l’immense majorité n’est pas un phénomène inéluctable, c’est un choix politique, une question de société.


Rompre avec la spirale de l’enrichissement toujours plus grand des patrons, banquiers et rentiers, voilà qui permet de financer l’avenir des retraites de tous et toutes, de revenir sur les contre-réformes de 1993 (régime général), 2003 (fonction publique), 2007 (régimes spéciaux).


Gouvernement et patronat sont prévenus : on reviendra chercher nos droits et imposer la justice sociale ! Oui ce mouvement est populaire


Beaucoup ne sont pas en situation de faire grève : chômeurs/ses, retraité-e-s, jeunes en formation. Nous saluons leur engagement à travers la solidarité financière, à leur engagement concret dans le mouvement, et dans les manifestations.


Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?


Cette question, chacun-e se la pose : les grévistes qui en sont à leur 17ème jour de grève, celles et ceux qui ont rejoint le mouvement plus tard, les salarié-e-s qui ont repris après avoir fait grève, les millions de manifestant-e-s, etc.  Le mouvement syndical ne serait pas responsable s’il ne se faisait pas l’écho de ces interrogations.


Pour l'Union syndicale Solidaires, l'heure n'est pas au bilan de la lutte, celle-ci est encore en cours. Nous refusons de chercher une issue de secours pour s'y engouffrer avec le patronat et la CFDT." La phase à laquelle nous en sommes amène à réfléchir aux stratégies d’action syndicale, pour avancer plus efficacement ensemble.
 Soutien aux grèves en cours, appel à généraliser le mouvement : le refus par les autres syndicats d’intégrer ces notions dans le communiqué issu de l’intersyndicale de la semaine passée, le renvoi à une nouvelle journée d’action bien éloignée, expliquent que Solidaires n’ait pas signé le communiqué validé par 6 autres syndicats.


Dans les secteurs professionnels et les localités, les équipes syndicales de différentes organisations agissent ensemble. Des collectifs unitaires se sont mis en place, interprofessionnels et intergénérationnels.


Chaque jour, ils organisent la résistance et les actions locales, le soutien aux grévistes, les blocages, les interpellations d'élus et des pouvoirs publics... contre cette réforme qui reste aux yeux de tous le symbole des politiques injustes menées au profit d'une minorité par ce gouvernement.


A la base, prenons nos affaires en mains, développons les solidarités, les luttes et leur coordination. La suite du mouvement, c'est à nous de la décider et de la construire.


La lutte continue !!!


20 000 à Saint Nazaire - Intervention d'Agostinho Guerra pour Solidaires

Chers camarades,



On est toujours là, nombreux ! Mais que peut-on dire que l’on ne sache déjà ?Pourquoi ce gouvernement, arc-bouté sur sa réforme des retraites, ne fait aucune concession, refuse toute négociation et fait passer en force son projet de loi ?
Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES, une étape d’explication est nécessaire pour mettre les points sur les i des mensonges de cette contre-réforme.
Dans un monde financiarisé à outrance, notre constat est simple : tout a été planifié, tout est prêt pour siphonner la manne des cotisations sociales et dynamiter notre système de retraites par répartition.


Chers camarades,


Le plan de bataille sarkozyste dévoile sa trame. Derrière cette contre-réforme il y a les fonds de pension à la française! Fonds de pension, comme chacun sait, qui depuis 20 ans aux Etats-Unis et ailleurs ont montré leur grande efficacité à détruire l’économie les emplois et à jeter dans la précarité et la pauvreté des millions de salariés.
Nos gouvernants visent à développer dans toutes les entreprises les "PERCO", (pour Programme d’Epargne Retraite Collective), institués par Fillon en 2003, avec les amendements Novelli-Woerth (déjà lui) qui accentuent la capitalisation engagée par Madelin et Balladur dès 1993.


Pendant ce temps là, Guillaume Sarkozy, frère de qui vous savez, quitte la vice-présidence du patronat (l’ex-CNPF, aujourd’hui le MEDEF) pour prendre la Direction du groupe Malakoff-Médéric, qui se spécialise à grande vitesse dans les plans de retraite par capitalisation dans un partenariat contre-nature avec la Caisse Nationale de Prévoyance.


C’est une stratégie machiavélique qui mise tout sur la baisse programmée des pensions, pour installer durablement la majorité de la population dans une grande INSECURITE SOCIALE et, nous obligeant à nous diriger vers des solutions de capitalisation privées, personnelles ou d’entreprise. Ces fonds de pension, bien évidemment fiscalement avantageux pour les patrons, justifieront une fois de plus le gel et la baisse des salaires.Aujourd’hui toutes les structures juridiques sont opérationnelles pour que le secteur financier se partage le gâteau de nos cotisations sociales, soit 40 à 100 milliards d’euros par an.


Aujourd’hui les retraites, demain la loi sur financement de la Sécurité Sociale : jusqu’où iront-ils pour satisfaire l’avidité des marchés boursiers dans leur course effrénée aux dividendes ? La capitalisation a déjà échoué (bulle internet en 2000, bulle immobilière en 2008), et on voudrait nous la resservir ?


Chers camarades


Le travail n’a pas vocation à enrichir un petit nombre de nantis et d’actionnaires, mais bien à faire fonctionner la société. Ce mouvement a créé une lame de fond, posant publiquement la question essentielle de la répartition des richesses produites dans notre pays qui doit profiter en priorité à ceux qui la créent par leur travail. Les parlementaires ont voté. Et alors ? Est-ce que cela rend ce texte moins injuste et moins scandaleux ? Non !


C’est pourquoi L’Union Syndicale SOLIDAIRES, exige le retrait total de cette contre-réforme qui avance masquée, posant de mauvaises questions et donnant de mauvaises réponses. Une nouvelle journée nationale est d’ores et déjà prévue, le samedi 6 novembre prochain.


La lutte doit continuer, tous ensemble!




1100 à Châteaubriant - intervention de Gilles Barracand

Cher(e)s ami(e)s et camarades

Une nouvelle fois nous sommes présents, une nouvelle fois nous sommes dans la rue pour redire notre opposition à une réforme injuste et insupportable. Il faut vraiment ne pas savoir comment le travail use les femmes et les hommes pour oser dire que deux ans de plus ce n’est rien ! Il faut vraiment fermer les yeux sur le chômage massif qui frappe nos jeunes, pour oser dire que ça n’a rien à voir. Bien sur en période de congés scolaires et de toussaint, nous sommes cet après-midi moins nombreux que les dernières fois. Mais ils auraient bien tort d’y voir le déclin de la mobilisation et d’ores et déjà nous vous donnons rendez-vous le samedi 6 novembre prochain.


Chers amis, chers camarades, depuis des mois le gouvernement et la grande presse à ses bottes nous matraquent pour nous persuader que cette réforme est inéluctable. Au point que nos collègues du Syndicat national des journalistes d’Ouest France, scandalisés par la ligne éditoriale de leur journal, viennent de publier un communiqué où ils écrivent fort justement « Chaque matin ou presque, pour voler au secours de Sarkozy et de sa politique, la une affiche une ligne idéologique à sens unique. Quand, à Ouest-France, ligne éditoriale et idéologie font bon ménage, le projet de réforme des retraites est présenté comme une évidence qui doit s’imposer à tout esprit sain et raisonnable. Sa contestation prolongée et résolue est d’une irresponsabilité coupable au regard des générations futures. La radicalisation du mouvement social met en péril l’équilibre économique et sape les fondements de notre démocratie. Le gouvernement, droit dans ses bottes, incarne l’ordre et la fermeté. Les opposants, eux, alors qu’ils ont le soutien de la majorité des Français, sont présentés comme divisés et sans projets sérieux ».


Chers amis et camarades, le Sénat et l’Assemblée Nationale ont finalement voté le projet de loi sur les retraites. Le Sénat y a ajouté en catimini, en pleine nuit, un amendement prévoyant de « réfléchir » en 2013 à « une réforme systémique » du système de retraite, c’est-à-dire à la mise en place d’une réforme par points ou par comptes notionnels. Alors que le gouvernement ne cesse de nous répéter que sa présente réforme devrait résoudre le problème des retraites, il en prépare déjà une autre pour 2013 ! Quel aveu !


Dans un système par points ou par comptes notionnels, le calcul de la retraite ne se ferait pas sur les meilleures années mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui aboutirait automatiquement à une nouvelle baisse du niveau des pensions. Un système par points entrainerait aussi la baisse du montant des pensions en jouant sur la valeur du point. Un système à comptes notionnels introduirait de plus l’espérance de vie dans le calcul de la pension. Plus l’espérance de vie augmente, plus la pension baisse. Enfin, ces systèmes ne sont pas construits pour intégrer les mécanismes de solidarité mis en place pour corriger certaines inégalités, notamment envers les personnes, essentiellement des femmes, assurant des responsabilités familiales. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) lui-même, dans son rapport de janvier 2010, avait d’ailleurs indiqué que, non seulement, ces systèmes étaient incapables de répondre aux problèmes démographiques, mais que leur mise en place provoquerait une baisse de 20 % du niveau des pensions. Et c’est ce qu’ils nous annoncent déjà pour 2013 !


Alors oui, mes camarades, il ne faut rien lâcher. La loi n’est pas promulguée, elle ne le sera sans doute pas avant la mi-novembre. Et même promulguée, elle peut ne jamais s’appliquer comme on l’a vu avec le CPE. L’heure n’est donc surement pas de tourner la page pour des discussions de salon avec le gouvernement et le patronat.


Avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour une autre répartition des richesses et contre la régression sociale, Solidaires appellent à pousser, pousser encore, par la grève et les manifestations, jusqu’au retrait de la loi. Et les jeunes sont et seront encore là à la rentrée scolaire avec leur fougue et leur enthousiasme. Alors, après la manifestation de ce jeudi, rendez-vous samedi 6 novembre. Il n’a pas fini de nous voir et de nous entendre le locataire provisoire de l’hôtel de ville.




2 000 à Ancenis. Intervention de Martial Thiebaut (Solidaires)

Chèr-e-s Camarades,


En 2007, Denis Kessler, dirigeant du groupe d’assurances AXA et ex numéro 2 du MEDEF fixait le cap à suivre par Sarkozy :« Le modèle social français - écrivait-il - est le pur produit du Conseil National de la Résistance. [...] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie (…). La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! ».


Et depuis, on voit à l’œuvre le rouleau compresseur des libéraux contre le Code du Travail, contre le système de retraite par répartition, contre la sécurité sociale, contre les entreprises et services publics, contre les principes égalitaires de l’école républicaine, contre la démocratie, etc…


Plus récemment, Guillaume Sarkozy, patron des assurances Malakoff – Médéric, lui aussi ex numéro 2 du MEDEF et frère de l’autre, vient de créer une société appelée Sévriena dont le but est de rafler le marché juteux de l’épargne retraite à partir de janvier 2011… Le montant potentiel de collecte d’épargne retraite nécessaire pour financer le maintien du niveau de vie des futurs retraités en 2020 est estimé à une belle somme comprise entre 40 et 110 milliards d’euros.


Comme par hasard, la loi de contre-réforme des retraites imposée par le gouvernement comporte un titre V « Mesures relatives à l’épargne retraite. », peu ébruité par les médias, qui vise à développer la retraite par capitalisation.


Nous aurait-on encore menti ? La réforme actuelle n’aurait-elle pour but que de faire baisser les pensions par répartition afin d’imposer à ceux qui en auront les moyens de souscrire à des retraites individuelles par capitalisation ? Le calendrier extrêmement bien articulé de la création de la nouvelle entreprise de Guillaume Sarkozy et de la réforme de son frère chef de l’État semble finalement un hasard bien préparé…


Le projet du gouvernement et du patronat est clair : détruire petit à petit le régime de retraite par répartition en baissant le niveau des pensions et en forçant de fait les salariés à avoir recours à la retraite par capitalisation… engraissant ainsi encore une fois des entreprises privées !

Depuis plusieurs semaines, soutenus par une majorité de la population, des millions de manifestant-e-s, de grévistes, de salarié-e-s sont mobilisé-e-s sous des formes multiples pour s’opposer à la contre-réforme du gouvernement.


La généralisation de grèves reconductibles que nous appelions de nos vœux dès septembre a pris corps à partir du 12 octobre. Les raffineries, les ports, la SNCF et d’autres secteurs, avec notamment de nombreux salariés du secteur privé, sont entrés dans l’action avec des formes diverses allant des débrayages quotidiens à la grève totale. La jeunesse scolarisée s’est elle aussi largement mobilisée. Conscients que seul le blocage de l’économie pèserait sur le débat parlementaire, les salarié-e-s en lutte ont multiplié les opérations de blocus des zones industrielles et des secteurs clés de l’économie. Nous voulons saluer ici tou-te-s les salarié-e-s du bassin d’Ancenis et les lycéen-ne-s qui se sont mobilisé-e-s quotidiennement après le 12 octobre et saluer aussi la parfaite entente entre les syndicats locaux de la CGT, de Force Ouvrière, de la FSU et de Solidaires qui ont organisé ces actions reconductibles autour d’une même revendication : le retrait total de la contre-réforme.


Le blocage économique a pesé et le Gouvernement n’a trouvé d’autres solutions pour y faire face que de bafouer le droit de grève, notamment en recourant à des réquisitions non justifiées et surtout en pratiquant une répression forcenée contre le mouvement social, avec de nombreuses violences policières, plus de 2200 arrestations et des dizaines de personnes emprisonnées – nous pensons en particulier à celles jugées à Saint Nazaire - et dont nous exigeons l’amnistie et la libération.


Le blocage de l’économie pourrait payer s’il avait un soutien national suffisant de la part des confédérations syndicales. Nous considérons que les propositions de la dernière intersyndicale nationale n’est pas à la hauteur ni des enjeux, ni des attentes des salarié-e-s en lutte et des structures syndicales mobilisé-e-s sur le terrain.


■ Nous pensons que la journée nationale de grève et de manifestations d’aujourd’hui arrive tardivement !


■ Nous pensons qu’il est dommage que les confédérations n’aient pas repris la proposition de Solidaires d’appeler à élargir le mouvement quand celui-ci était au plus fort !


Le Gouvernement a entendu le message de l’intersyndicale nationale et a accentué sa campagne médiatique contre les grévistes, à l’image du quotidien Ouest France dont les journalistes ont été sommés de relater le moins possible les manifestations et actions de blocage et le plus possible les problèmes de pénurie de carburants.


Le gouvernement relayé par les médias annonce que la loi votée, la mobilisation va se terminer. Comme s’il pouvait décider lui-même de ce qui l’arrange ou pas ! Comme si les centaines de milliers de salarié-e-s mobilisé-e-s, comme si les millions de manifestant-e-s allaient rentrer sagement chez eux.


Députés et sénateurs ont voté. Et après ? Est-ce que cela rend ce texte moins scandaleux ? Bien sûr que non ! L’accentuation des inégalités, l’allongement du temps de travail pour continuer d’enrichir patrons, banquiers et rentiers, demeure inacceptable.


La grande majorité de la population continuent à exiger le retrait de ce texte !


Avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour une autre répartition des richesses, contre la régression sociale pour les générations futures, nous refusons de chercher aujourd’hui une sortie de conflit par le biais d’une « table ronde pour l’emploi des jeunes et des séniors » ou d’une nouvelle négociation pour une prochaine contre-réforme systémique des retraites et de nous y engouffrer avec le patronat, comme si nous étions co-responsables de la situation !


Outre l’objectif de non application de cette loi, ce mouvement a créé une lame de fond, posant publiquement la question essentielle de la répartition des richesses produites dans le pays.


Ce débat, il faut le poursuivre, le mener à terme, imposer un autre partage : le fait qu’une infime minorité s’accapare le profit tiré du travail de l’immense majorité n’est pas un phénomène inéluctable, c’est un choix politique, une question de société.


Rompre avec la spirale de l’enrichissement toujours plus grand des patrons, banquiers et rentiers, voilà qui permet de financer l’avenir des retraites de tous et toutes, de revenir sur les contre-réformes de 1993 (régime général), 2003 (fonction publique), 2007 (régimes spéciaux).


A la base, prenons nos affaires en mains, développons les solidarités, les luttes et leur coordination. La suite du mouvement, c'est à nous de la décider et de la construire.


Gouvernement et patronat sont prévenus : on reviendra chercher nos droits et imposer la justice sociale !

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