mardi 23 novembre 2010

23 novembre : 3000 manifestant-e-s à Nantes, 2000 à Saint Nazaire, 200 à Ancenis, 200 à Châteaubriant


Continuons ensemble, ne lachons rien !
Intervention de Jean Brunacci à Nantes
Des millions de personnes ont exprimé leur refus de la contre-réforme des retraites tout au long des journées de grèves et de manifestations depuis le 23 mars 2010. A chaque journée, pourtant trop éloignée de la précédente, la mobilisation a trouvé un écho grandissant dans la population. Malgré cette véritable lame de fond, Nicolas Sarkozy est passé en force et a promulgué la loi.

Cette loi est illégitime et faite pour les riches et les milieux financiers; profondément injuste, elle est inacceptable. Le combat doit continuer pour obtenir son abrogation. Solidaires réaffirme son profond attachement à la retraite à taux plein à 60 ans.

Contre la réforme des retraites, il y a eu un mouvement exceptionnel : des millions de manifestant-e-s sur plus de 8 journées nationales de grèves et de manifestations, des grèves reconductibles dans certains secteurs (raffineries, SNCF, éboueurs...), la multiplication d'actions de blocage de zones industrielles et d'entreprises, un soutien franc et massif de l'opinion publique, malgré la propagande effrénée du gouvernement....

Cela dit, nous regrettons profondément que l'intersyndicale nationale ait refusé constamment les propositions de Solidaires : rapprocher les dates des journées nationales d'action, appeler à la grève générale, apporter son soutien aux grèves reconductibles et aux actions de blocage en cours...Face à un pouvoir intransigeant, il fallait préparer ub affrontement central avec le gouvernement et élever le niveau des actions.

Aujourd'hui, certains, dans l'intersyndicale annoncent la fin du mouvement et se refusent à mobiliser davantage. Comme s'il n'y avait plus de scandale de la répartitition inégale des richesses, comme si la politique d'austérité, la remise en cause des solidarités et des services publics, n'étaient plus à l'ordre du jour.

L'unité de l'intersyndicale a été un des éléments essentiels essentiels de la force de la mobilisation. Mais cela ne doit pas nous empêcher de tirer le bilan des stratégies mises en oeuvre de façon à mieux rebondir dans les semaines et les mois à venir.

Dans la foulée du remaniement gouvernemental, Nicolas Sarkozy, lors de son allocution du mardi 16 novembre, persiste et signe dans sa politique anti-sociale au seul bénéfice des classes possédantes. Le projet gouvernemental de supprimer simultanément l'ISF et le bouclier fiscal revient à faire un cadeau de près de 3 milliards d'euros aux 1,5% des Français les plus riches !

Retraites, budget, loi de financement de la sécurité sociale, le gouvernement Sarkozy veut achever l'entreprise de démolition du modèle social et aggraver l'inégal partage des richesses.

A nous, tous ensemble, de lui faire échec ! Une action permanente, continue, sous différentes formes et visant à un mouvement d'ensemble pour imposer une autre politique, reste d'actualité.

L'heure n'est pas à la résignation ! La mobilisation exceptionnelle que nous avons connue sur les retraites doit servir de répétition générale pour les combats à venir !


La page n’est pas tournée : Continuons la lutte pour imposer NOTRE vision du monde !

Intervention d'Agostinho Guerra à Saint Nazaire

Chers camarades,

Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES le président de la république persiste dans sa politique de démolition sociale au seul profit des classes dominantes. Le pseudo-remaniement du gouvernement ne changera rien ! C’est encore un gouvernement fantoche au service du CAC 40, qui impose sa loi et crée toujours plus d’injustices sociales !

Mais, qui sont ces gens-là, le chef de l’état en tête, députés, sénateurs, ministres et autres porte-paroles du pouvoir qui nous donnent des leçons ? La plupart d’entre eux ne sont que des cumulards des retraites liées à leurs différents mandats !

Nous l’avons déjà dit : après les retraites c’est la sécurité sociale qui est à vendre ! Avec la loi dite « de financement de la sécurité sociale », le chef de l’état veut achever de saigner notre modèle social, ce trop fameux héritage du Conseil National de la Résistance, qui donne des boutons aux tenants du capitalisme depuis 1945. Ainsi, à l’occasion de son intervention télévisée, on a vu qu’avec la fiscalité, la branche dépendance est bel et bien le « chantier phare » du président de la république.

Mais derrière toutes ces réformes galopantes, il y a surtout la mise en avant de l’épargne individuelle par capitalisation. Ça fait moins peur que « fond de pension » à la française, mais il reste que tout est prêt pour permettre à Ali Bankster et ses 40 Assureurs de rafler un juteux pactole de plusieurs milliards d’euros.

En dramatisant la dette publique et les déficits sociaux, le gouvernement cache un véritable repli des acquis sociaux, et livre encore plus l’Etat aux marchés financiers, cette arme de destruction massive bien réelle dont le monde subit les attaques depuis bien trop d’années.

Chers camarades,

Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES, la dépendance est comme les retraites, indissociable de la solidarité nationale. Les mesures annoncées sur le front de l’emploi ne font que poursuivre les politiques antérieures qui n’ont fait qu’aggraver le taux de chômage et la précarité depuis bientôt 40 ans.

Pour que l’argent entre dans les caisses de l’Etat, il faut s’attaquer au chômage, au partage du travail et augmenter les salaires. Car l’entretien du chômage de masse ne sert qu’à maintenir les salaires au plus bas, tout comme la généralisation des crédits bancaires ne sert qu’à éviter tout velléité de débordement social.

Chers camarades,

Le mouvement actuel, issue de l’opposition à la contre-réforme des retraites, refuse ce projet de société qui organise la régression sociale au bénéfice exclusif d’une minorité de politiciens corrompus, de hauts fonctionnaires pantouflards, de multinationales avides, de grands patrons voyous ou de banksters, tous coupés de la réalité d’un quotidien que nous vivons de plus en plus difficilement !

Un autre monde est possible, plus juste, plus égalitaire, permettant le progrès social pour le plus grand nombre.

Des millions de personnes ont exprimé le refus de cette contre-réforme des retraites tout au long des journées de grève et de manifestations.

La mobilisation a été de grande ampleur et dans la durée.

Il n’y a ni résignation ni défaitisme à avoir quand la colère sociale demeure face à l’injustice et à l’insécurité sociale qu’on nous promet.

Cette page n’est pas tournée : Continuons la lutte pour imposer NOTRE vision du monde !

Châteaubriant - intervention de Gilles Barracand

Cher(e)s ami(e)s et camarades.

La mobilisation que nous menons depuis plus de deux mois est une mobilisation sociale historique

Historique : ce mot est revenu en force chez nous à Châteaubriant comme dans toutes les villes en constatant l’ampleur des centaines de manifestations qui ont réuni plus de trois millions de personnes. Ces temps forts se sont complétés, presque partout, d’actions ponctuelles de blocages, d’informations, d’actions interprofessionnelles décidées dans l’unité.

La grève reconductible a tenu dans plusieurs secteurs, notamment les transports et les raffineries. Les sondages répétés ont montré l’appui majoritaire de la population : contre le projet de loi et son contenu, pour soutenir les grèves et manifestations ainsi que les actions multiformes décidées localement. Et la jeunesse lycéenne et étudiante est entrée à son tour dans la mobilisation parce que les jeunes ont bien compris que le pire à venir serait pour eux.


Cette lame de fond réunit salariés du privé et du public, actifs et chômeurs, retraités et jeunes. Toutes et tous mobilisé pour faire échec, bien au-delà des retraites, à la politique de régression sociale voulue par l’Union européenne et mise en œuvre dans tous les pays européens. Ce qui est posé publiquement, c’est la question essentielle de la répartition des richesses produites dans le pays. Et ce débat, il faut le poursuivre, le mener à terme, imposer un autre partage : le fait qu’une infime minorité s’accapare le profit tiré du travail de l’immense majorité n’est pas un phénomène inéluctable, c’est un choix politique, une question de société. Et que dire du propre frère du président de la République, PDG du Groupe Malakof-Mederic, qui se lance déjà dans les retraites par capitalisation. Nicolas promulgue, Guillaume encaisse. C’est cela la réalité du capitalisme aujourd’hui en France !


Le vote de la loi ne change rien à son injustice intolérable. Nous refusons, refuserons et combattrons cette régression sociale. Nous vous le disons camarades, l’action continue, ne lâchons rien !


Depuis le début, Solidaires explique que l’enjeu des retraites et l’intransigeance du gouvernement nécessitent une grève générale reconductible bloquant l’économie du pays et frappant les possédants à la caisse. Certes, une telle action ne se décrète pas, mais n’est-il pas de la responsabilité commune de nos organisations syndicales d’en préparer les conditions ?


Pour autant, ce n’est pas le sentiment d’échec ou de défaite qui dominent, tant le soutien populaire est grand et la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle active.


Dans beaucoup d’entreprises et de communes, des collectifs unitaires se sont créés pour animer l’action entre deux journées de manifestations nationales. Leurs modes d’action sont très similaires : diffusions de tracts à la population et devant les entreprises, opérations escargots, blocages filtrants de zones industrielles, blocage de zones commerciales, actions symboliques ciblées sur les représentants et les serviteurs du patronat : Chambres de Commerce, Medef et l’UMP.


A Châteaubriant il nous fallait quelque chose de fort et Symbolique.


C’est pourquoi nous allons placer des pancartes sur ce haut lieu de la lutte syndicale qu’est l’ancien bureau de poste, parce qu’après tout, la lutte que nous menons vaut bien celle de 68 !


Car ceux qui pensent aujourd’hui avoir gagné la partie n’ont qu’une frayeur, notre mobilisation.


Mes camarades, la lutte continue !


ANCENIS
200 manifestant-e-s aux Arcades.

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