samedi 6 novembre 2010

Il ne faut rien lâcher ! Prise de parole d'Agostinho Guerra samedi 6 novembre à Saint Nazaire


Cher-e-s camarades,



La loi sur les retraites a été votée par le Parlement. Mais, qui veut la peau des retraites ? Comment expliquer le bidouillage et la parodie des débats parlementaires ?Comment expliquer le passage en force de cette contre-réforme ? Comment expliquer que le frère du chef de l’état, Guillaume Sarkozy, délégué général du groupe Malakoff-Médéric, vise le pactole des retraites complémentaires privées ? N’a-t-il pas créé récemment avec la Caisse Nationale de Prévoyance, premier assureur de personnes en France, une société d’assurance dont le destin programmé consiste à développer massivement la retraite par capitalisation ? Il s’agit peut-être d’une coïncidence, pas forcement d’une stratégie organisée !  Mais, comme disait Don Corleone, "la famille, c’est sacré" !



Camarades,


Des médias à la botte du gouvernement disent que les français sont irréalistes et devraient accepter la réforme comme les autres pays d’Europe. Avec pour argument le fait que l’espérance de vie augmentant, nous devrions tous travailler plus longtemps.  Pourtant la croissance du revenu national, la richesse produite sont bien plus que suffisantes pour compenser l’évolution de l’espérance de vie et financer les retraites.


Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES, cette contre-réforme pour compenser l’évolution démographique est une mesure très régressive qui vise à frapper la pénibilité et ceux qui travaillent le plus durement. Ainsi les travailleurs les plus pauvres qui ont une espérance de vie plus courte en sont les premières victimes. De même, les salariés qui doivent prendre une retraite anticipée pour cause de chômage ou d’autres difficultés, comme la maladie, auront également une pension réduite. Cette loi, bien entendu, ne concerne pas les plus riches.


Les députés n’ont-ils pas rejeté à la quasi-unanimité un amendement proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite, dont bénéficient également les membres du gouvernement, sur le régime général des salariés ?  Ainsi les parlementaires refusent d’être soumis au régime de retraite de la majorité des Français. Lorsqu’un pays s’enrichit d’année en année, il devrait y avoir un autre partage des richesses.


Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES, il existe de nombreux moyens de financer les coûts futurs des pensions, sans nécessairement augmenter l’âge de la retraite qui consisterait, par exemple en une taxe sur les transactions financières.  De même, s’attaquer au chômage, au travail précaire et augmenter les salaires, c’est la deuxième étape pour apporter de l’argent dans les caisses de retraites.


Camarades,


Depuis quelques jours, nous assistons à une multitude de réactions comme par exemple, "on a gagné la bataille de l’opinion" !... mais pourquoi s’est-on mobilisé ? Pourquoi est-on dans la rue ? Pour l’opinion ou pour les retraites ? Assez de simagrées ! L’entretien d’un chômage de masse sert à maintenir les salaires le plus bas possible, ce qui est un moyen de pression social proche de l’esclavage. Et, nous savons tous que la finance est une arme de destruction massive bien réelle qui peut faire des ravages et provoquer des dégâts considérables. Ce gouvernement des riches, impose sa loi et crée toujours plus d’injustice sociale ! Cela ne peut plus durer !


Après les retraites, la sécu est à vendre !  Il faut dire "NON" à cette insécurité sociale qu’on nous promet ! Pour l’Union Syndicale SOLIDAIRES, il ne faut rien lâcher !  Le combat doit continuer !

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