lundi 31 janvier 2011

Pacte pour les droits et la citoyenneté - Réunion débat jeudi 10 février 20 h à Nantes avec Gerard Mordillat et Jean-Marie Harribey

Quand l’injustice fiscale augmente, quand les inégalités scolaires, territoriales, générationnelles s'accroissent sans cesse, quand les sacrifices demandés aux uns contrastent avec les privilèges affichés par les autres, se crée une situation invivable, lourde d’injustices et de périls. L'égalité est en jachère. Par un jeu de « réformes » successives les services publics sont mis en pièces ; la fonction publique n’est évoquée qu’au travers de son « coût » ; la loi sur le logement social est impunément violée et les bases de notre pacte social sont livrées à un véritable travail de sape : protection sociale, retraites, cohésion territoriale sont en ligne de mire… Les solidarités sont à l’encan.


«Vivre ensemble» repose sur l'effectivité des droits sociaux et des solidarités !


RÉUNION - DÉBAT Jeudi 10 février - 20h  Amphithéâtre - rue Gaston Veil  Faculté de médecine - Nantes - Tram Commerce ou Hôtel Dieu


avec la participation de :

- Gérard MORDILLAT, Romancier et cinéaste (Les Vivants et les Morts, France 2, 2010... Vive la Sociale ! Mazarine 1981/Seuil 1987 ; L’attraction universelle, Calmann-Lévy 1990/Livre de poche 1991 ; Rue des Rigoles, Calmann-Lévy 2002/Livre de poche 2004 ; Rouge dans la brume, Calmann-Lévy 2011),

- Jean-Marie HARRIBEY, Économiste, maître de conférences (L’Économie économe : le développement soutenable par la réduction du temps de travail, L’Harmattan 1997 ; Raconte-moi la crise, Éditions du Bord de l’eau 2009)

- Michel DONEDDU, Responsable syndical national ;

lundi 17 janvier 2011

Tunisie : le dictateur est tombé, mais la lutte continue


A la joie de voir le dictateur chassé, se mêle un sentiment de rage. Rage en pensant aux dizaines de morts qu'il a fallu pour en arriver là, aux dizaines de milliers de tunisiennes et de tunisiennes dont les vies ont été brisées, pendant ces 23 ans, par la prison et la torture. Et tout cela pour permettre à la mafia au pouvoir de se remplir les poches sous l'oeil bienveillant des gouvernements français qui se sont succédés. Jusqu'au dernier jour ils ont soutenu ce régime à bout de bras. Le gouvernement Sarkozy a même proposé ses services, pour mieux aider le dictateur à réprimer une population en lutte contre la tyrannie.

Une telle sollicitude n'est pas étonnante : une des fonctions de ce régime était de museler les luttes sociales afin de fournir une main d'oeuvre à bas prix aux investisseurs étrangers. Mais rien n'y a fait, c'est d'ailleurs la révolte ouvrière du bassin minier de la région de Gafsa qui a inauguré, en 2008, la vague de lutte qui a fini par faire tomber le régime. Les syndicalistes de l'UGTT refusant les compromissions, comme par exemple ceux de l'enseignement ou des postes et télécommunications, ont joué un rôle essentiel dans ces mobilisations. Leur lutte s'est articulée à celle de multiples catégories sociales comme les avocat-e-s, les militant-e-s des droits de l'Homme, les féministes, les jeunes scolarisé-e-s ou chômeurs/ses, etc.

Jeudi 20 janvier : mobilisation pour un véritable plan de titularisation des contractuel-le-s de la Fonction Publique avec création de tous les postes de titulaires nécessaires


Rassemblement Jeudi 20 janvier 2011 à 17h30  à la Préfecture de Nantes  à l’appel de FSU, CGT, Solidaires

Non, Messieurs les Ministres, votre  «modernisation de l'emploi des non-titulaires de la Fonction publique », ce n'est pas la résorption de la précarité !

Mensonges et vérités

Messieurs Baroin et Tron annoncent, à grands renforts de communication :

• que le cycle de négociations sur les conditions d'emploi des agents contractuels de la Fonction Publique s’est ouvert le 11 janvier et qu'en réponse aux orientations qu’ils proposent, « les organisations syndicales ont formulé des premières propositions et sont convenues de poursuivre le dialogue dans un cadre multilatéral ».

 Non, les organisations syndicales n’ont pas formulé des « premières propositions », elles ont unanimement rejeté le document d’orientation et formulé des exigences minimales pour que puissent s’ouvrir de véritables négociations ! La séance a donc été levée dans l’attente des réponses écrites des ministres sur ce socle minimal : ils doivent revoir leur copie, les négociations ne peuvent être entamées sur les bases proposées le 30 décembre

jeudi 13 janvier 2011

Stop au carnage en Tunisie ! Ben Ali, dehors ! Vive la lutte du peuple tunisien pour la dignité ! Manifestation samedi 15 janvier à Nantes, 16 heures Place Royale


Le Collectif de Soutien aux Tunisien-ne-s de Redeyef et les organisations sous-signées invitent toutes les personnes attachées à la défense des droits humains à se rassembler SAMEDI 15 JANVIER A 16 HEURES, PLACE ROYALE, pour soutenir la rébellion du peuple tunisien.


Stop au carnage en Tunisie ! Ben Ali, dehors ! Vive la lutte du peuple tunisien pour la dignité !


Collectif Nantais de Soutien aux Tunisien-ne-s de Redeyef, Collectif enfants étrangers citoyen-ne-s solidaires-RESF 44, Gasprom, MRAP, UCIJ, AC !, Amnesty International, LDH, CFDT, CGT, SOLIDAIRES, Les Alternatifs, l'Alternative Libertaire, Attac, Europe Ecologie Les Verts, Modem, NPA, PCF, PS ..

jeudi 6 janvier 2011

88% des universités sont autonomes : Un premier pas vers la refondation du système de l’Enseignement supérieur au profit des intérêts privés


Depuis le 1er janvier 2011, 73 des 83 universités, soit 88 % d’entre elles, sont passées à l’autonomie, suite à l’application de la Loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU). Il s’agit donc d’une nouvelle vague de 22 universités, dont la masse salariale transférée s’élève à près de 7 milliards d’€ et représentera près de 124.000 emplois. Elle fait suite aux 51 devenues autonomes depuis le 1er janvier 2009. Les sites concernés sont Amiens, Arras, Bordeaux 3, Bordeaux 4, Chambéry, Caen, Évry, Grenoble 2, Le Havre, Le Mans, Lille 1, Nancy 2, Nîmes, Nouvelle-Calédonie, Orléans, Reims, Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 9, Toulouse 2. S’ajoutent à celles-ci l’ENS de Cachan, l’école d’ingénieurs de Bourges, de Chimie de Montpellier, les Écoles centrales de Nantes et de Paris, l’École nationale d’ingénieurs de Tarbes, l’Institut national des sciences appliquées de Rouen ainsi que Chimie Paris Tech.


Le passage aux responsabilités et aux compétences élargies (RCE) impliquées par la LRU suppose leur propre gestion des ressources humaines leur permettant une souveraineté en termes de politique salariale (choix de la titularisation des contractuels, primes aux personnels, recrutement de chercheurs étrangers...), la gestion de leur budget global (leur marge de manœuvre ne jouait que sur 25 % de leur budget auparavant) et de leur activité immobilière. Néanmoins, les nouvelles compétences vantées par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche revêt d’un caractère plus déplaisant pour les présidents des universités, quant à l’application de celles-ci. En effet, sans moyens supplémentaires et adéquats, impossible selon la plupart d’entre eux de garantir le bon fonctionnement de leur établissement. Le passage aux responsabilités et compétences élargies signifie, de surcroît, moins de pouvoirs pour le Conseil des Études et de la Vie Universitaire, dévolu à un simple rôle de consultation. Quant au Conseil d’Administration, il prend une place prépondérante dans l’université, mais dans lequel les étudiant-e-s sont moins représentés, 5 sièges leur sont attribués, contre 7 auparavant.

Halte à la répression en Tunisie - Manifestation de solidarité Samedi 8 janvier 2011à 15 heure Place Royale à Nantes


Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré à Sidi Bouzid un mouvement de protestation dont le déclenchement fut un évènement grave : un jeune diplômé chômeur s'est immolé par le feu après que la police lui ait confisqué les fruits et légumes qu'il allait vendre au marché pour faire vivre sa famille. Par cet acte il voulait signifier qu’il ne restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des «miracles économiques ». Car, en fait, les jeunes Tunisien-ne-s connaissent un chômage endémique qu'ils ou elles aient ou non obtenu un diplôme..


Un mouvement de solidarité et de protestation s'est spontanément organisé à Sidi Bouzid.


Comme à Redeyef en 2008, comme à Sfax ou Ben Gardane en 2010, la réponse du pouvoir tunisien a été la répression. Une répression sanglante qui a déjà coûté au peuple tunisien au moins trois jeunes vies et de nombreux blessé-e-s. Mais, cette fois, le mouvement de révolte s'est étendu à d'autres villes de Menzel Bouzaïne , Gabès, Sfax, Sousse, Meknassy, Kerouan, Bizerte, Gafsa, Redeyef, Tala... et Tunis même.

mercredi 5 janvier 2011

Jeudi 6 Janvier 2011 : journée de Solidarité Internationale avec les luttes sociales en Tunisie pour le droit au Travail, à la Dignité, à la Liberté et à la Démocratie



A NANTES RASSEMBLEMENT A 18 H DEVANT LA PREFECTURE


Depuis vendredi 17 décembre 2010, un mouvement social secoue la Tunisie. A l’origine de ce mouvement, la tentative d’un jeune de mettre fin à ses jour en s’immolant devant le « gouvernorat » de Sidi Bouzid, au centre Ouest du pays. Il voulait par cet acte de désespoir protester contre sa situation de jeune chômeur diplômé quotidiennement humilié par la police qui lui interdit la seule activité qu’il a trouvée pour vivre dignement et nourrir sa famille : la vente ambulante de fruits et légumes. Parce que la situation de ce jeune est celle de dizaine de milliers de diplômés en chômage exposés aux mêmes humiliations dans la Tunisie des « miracles » économiques, un mouvement de protestation est parti de sa ville pour gagner toutes les régions du pays avec le soutien des syndicats, des avocats, des associations de femmes, des journalistes, de l’opposition démocratique et de toutes les expressions autonomes de la société civile. Les revendications centrées sur le droit au travail et à la dignité ont très vite tourné à la dénonciation de la corruption, du népotisme, de la répression et des atteintes aux libertés fondamentales, dont en premier lieu la liberté d’expression. Le recours à l’internet, et notamment à Face Book, à permis au mouvement de briser les chaines imposées à ces libertés. D’importantes manifestations de jeunes chômeurs, de précaires et de travailleurs agitent le pays depuis plus de deux semaines. Le pouvoir, a refusé d’entendre ces cris de désespoir. Sa première réponse à ce mouvement pacifique a été l’utilisation des forces de répression. Puis tout en procédant, en pleine crise, à un remaniement ministériel il a cherché à stigmatiser le mouvement par des mises en garde contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" accusés d’être à l’origine des troubles. Il a multiplié les arrestations et les menaces visant les avocats, les journalistes et à la presse indépendante, les militant-e-s d’associations, syndicalistes et militant-e-s politiques engagé-e-s dans le soutien à ce mouvement.

Rapport d’enquête : « la solution était de supprimer le train » selon la SNCF !


Le rapport d’enquête de la SNCF, concernant le train Strasbourg-Port Bou, est une vraie « coquille vide ». L’entreprise ne tire aucun enseignement de cette succession de dysfonctionnements. Plus grave encore, la direction SNCF conclut son texte en disant « qu’il aurait mieux valu renoncer à le faire circuler ce soir-là ». Pour SUD-Rail, ce n’est pas une réponse sérieuse à donner aux usagers du transport ferroviaire de voyageurs. Pour SUD-Rail, il est temps d’arrêter ce massacre, orchestré par le gouvernement et appliqué à la lettre par Pépy. Combien d’heures perdues pour les voyageurs, au nom du dogme libéral de l’éclatement de l’entreprise publique SNCF.

Dans le rapport, la SNCF insiste lourdement sur le contexte de grand froid et d’intempéries. Bien sûr que, ces conditions climatiques peuvent engendrer des dysfonctionnements, mais en aucun cas nous devrions connaître des situations aussi dramatiques, mais pour cela :
• la SNCF doit cesser de faire des économies sur l’entretien des voies
• la SNCF doit cesser sa politique de démantèlement de l’entreprise qui nuit à sa mission de service public.
• la SNCF doit cesser de faire des économies la maintenance du matériel roulant,
• la SNCF doit cesser de faire des économies sur le personnel SNCF (conducteurs, contrôleurs, agents dans les gares, agents d’entretien, etc.).