vendredi 29 avril 2011

CHU Nantes : à SUD, on ne lâche rien !


La mobilisation inédite des cadres soignants du CHU de Nantes permet de tirer quelques analyses et enseignements. Depuis le début du mouvement de l’encadrement, SUD indique que les cadres nous montrent la voie à suivre. Leurs revendications sont justes, il faut élargir la mobilisation et les rejoindre dans l’action !Les cadres remettent en cause la MAPE, les référentiels de gestion de l’absentéisme et des plannings et ses conséquences sur la qualité des soins et les conditions de travail. Comme nous tous, l’encadrement exprime sa souffrance professionnelle et/ou éthique en lien avec la maltraitance institutionnelle que nous inflige la direction, dans le cadre du contrat de retour à l’équilibre.


Pendant le mois de mars, SUD a organisé et mis à disposition des salariés « les mardis revendicatifs » en organisant des AG, invitant à chaque fois les autres syndicats à nous rejoindre. Sans aucun écho de leur part ! A ce moment du mouvement, SUD estime que la direction ne bougera pas davantage sur ce dossier, si nous n’arrivons pas à mobiliser les non-cadres sur l’augmentation des effectifs. Les 40 emplois obtenus (AS et IDE) grâce à la mobilisation de l’encadrement, même s’ils représentent une avancée (ce qui montre qu’il est possible de gagner !) sont insuffisants et ne permettent pas de régler les problèmes posés.

Dans ce contexte, il est dommageable pour le personnel que la CGT et la CFDT n’aient pas donné une suite favorable à la proposition d’organiser en intersyndicale une Assemblée Générale visant à évaluer la capacité du personnel à vouloir élargir le conflit. Devant ce refus, FO ne donne pas suite à sa proposition d’AG (mise en débat en interne….). A SUD nous pensons que ces organisations ne jouent pas leur rôle !!


Une fois de plus la division syndicale risque de peser lourdement sur l’issue de ce conflit et donc de servir la direction. Sans être sûr de pouvoir gagner si nos syndicats étaient unis, il nous semble que tout n’a pas été mis en œuvre pour que la mobilisation se développe. La période électorale qui s’approche (élections professionnelles le 20 octobre) ne doit pas nous empêcher de défendre l’intérêt des salariés, en l’occurrence l’augmentation des effectifs dans les services. Il en va de la crédibilité du syndicalisme et peut être de son renouveau, ce à quoi nous aspirons.

A SUD, « ON LÂCHE RIEN » !

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