lundi 2 mai 2011

1er mai : 3000 manifestant-e-s en Loire Atlantique

2000 à Nantes, 800 à Saint Nazaire, une centaine à Ancenis et à Châteaubriant, malgré les vacances scolaires et la journée du dimanche, les rassemblements du 1er mai en Loire Atlantique, appelés unitairement par CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA, ont permis que s'expriment la résistance ouvrière et la solidarité internationale. Nous publions ci-dessous les interventions prononcées par les porte-parole de Solidaires à Ancenis et Châteaubriant :


Déclaration au rassemblement du 1er Mai 2011 à Ancenis (Martial)



Cette journée du Premier Mai est placée sous le signe de la solidarité internationale des travailleurs et du progrès social. Le Patronat et les actionnaires sont organisés par delà les frontières. Ils ont des institutions internationales - Fonds Monétaire International, Banque mondiale, Organisation Mondiale du Commerce - qui servent leurs intérêts, qui rançonnent les peuples. Ils ont à leur service des Gouvernements, des structures politiques internationales, à l’image de la Commission Européenne qui assurent leurs basses œuvres.


Plus que jamais, le syndicalisme doit être internationaliste. Nous soutenons la mobilisation des salariés et de la jeunesse qui, d’Athènes à Londres, de Dublin à Helsinski, refusent de sacrifier leurs Services Publics, leurs système de protection sociale, leurs salaires pour renflouer les banques. Nous soutenons les révoltes des peuples du Maghreb et du Machrek. C’est d’autant plus nécessaire que dans chacun de ces pays le camp de la réaction tente de prendre le dessus, de tirer un trait sur les insurrections populaires.


Loins de reconnaître que le front social des travailleurs arabes est aussi un rempart à la menace intégriste, Sarkozy et son Gouvernement - si prompts à fricoter avec les dictateurs de ces pays - présentent ces révolutions comme une menace pour les populations française et européenne.


C’est que ministres et autres conseillers du président Sarkozy multiplient les provocations à la haine et au racisme. Avec l’aide des médias, ils font le lit du Front national qui veut implanter plus en profondeur ses idées nauséabondes dans la population. Il s’agit clairement de créer un leurre : focaliser les rancœurs contre plus pauvres que soi plutôt que contre ceux qui créent la pauvreté.


Les valeurs défendues par le syndicalisme sont à l’opposé de cette idéologie ; nous combattons l’exclusion, le racisme, le rejet des minorités. Soyons vigilants : l’extrème droite essaie d’instrumentaliser le syndicalisme. Disons clairement que cette idéologie - même teintée d’un vernis social – est incompatible avec nos valeurs progressistes.


Les grands médias aux ordres du gouvernement et du patronat n’en font guère mention, mais chaque jour il y a des grèves en France, et notamment dans les entreprises privées.


Partout, les « Négociations annuelles obligatoires » n’ont de négociation que le nom. Le patronat campe sur ses positions, refuse de rendre aux salarié-e-s une partie de l’argent qui leur est volé par le système capitaliste … et ne cède que lorsque l’unité, la détermination, l’action collective des travailleurs/ses et de leurs syndicats modifient le rapport de forces !


La soif de toujours plus de profits financiers à court terme, est ce qui guide celles et ceux qui prétendent diriger le monde, et dicter leurs volontés aux peuples. Pour cela, ils n’ont que faire du pillage des ressources naturelles et des catastrophes écologiques dont la responsabilité incombe à un productivisme effréné dont ils ne veulent pas sortir.


Syndicalistes, nous voulons le progrès social pour tous ! Lorsqu’on le réserve à une minorité et en mettant en péril la planète, ce n’est pas du progrès ! Nous soutenons les luttes pour des transports écologiques, pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des autres industries dangereuses après avoir réglé la question de la reconversion des salarié-e-s qui y travaillent.


Avec le vote de la loi sur les retraites, patronat et gouvernement ont imposé un recul social important. Notre combat a été un échec, certes. Mais cette lutte a aussi montré les potentialités du mouvement social, lorsqu’il s’unit, agit avec détermination, s’organise de manière démocratique et refuse les compromissions.


Nous avons des droits : ceux que nous imposons, dans les entreprises et au dehors. Reprenons l’offensive, utilisons notre force collective !


Déclaration au rassemblement du 1er Mai 2011 à Châteaubriant (Gilles)

Cher(e)s ami(e)s et camarades.




Ici ce matin à Châteaubriant, comme à Ancenis, Nantes et Saint Nazaire, dans le département, comme dans toutes les villes de France et du monde, les travailleurs se rassemblent pour affirmer la solidarité internationale, le refus des discriminations et de la politique de haine, pour soutenir les luttes syndicales en cours pour les salaires et pour l’emploi, pour aussi défendre l’avenir de la planète et imposer le respect de nos droits.


Vous le savez, cher-e-s camarades, le patronat et les actionnaires ne connaissent pas les frontières. Avec les institutions internationales à leurs services, Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce, ils jouent la concurrence entre les salariés, multiplient le chantage à la délocalisation et comptent leurs dividendes.


Plus que jamais, notre syndicalisme doit être internationaliste. C’est pour cela que nous soutenons les révoltes des peuples du Maghreb et du Moyen-Orient; c’est d’autant plus nécessaire que dans chacun de ces pays le camp de la réaction tente de prendre le dessus, de tirer un trait sur les insurrections populaires.


Plus que jamais, notre syndicalisme doit combatte les discriminations et la politique de haine. Les ministres du président Sarkozy multiplient les provocations à la haine et au racisme. Le Front national entend surfer sur cette vague pour implanter ses idées nauséabondes dans la population. Il essaie même d’infiltrer le syndicalisme. Ensemble, CFDT, CGT, FSU, UNSA et Solidaires l’affirment : les valeurs défendues par le syndicalisme sont à l’opposé de cette idéologie de la haine. Nous combattons l’exclusion, le racisme, le rejet des minorités.


Plus que jamais, notre syndicalisme doit organiser et soutenir les luttes sociales. Les grands médias n’en font guère mention, mais chaque jour il y a des grèves en France, et notamment dans les entreprises privées. Dans beaucoup de boites, les « Négociations annuelles obligatoires » n’ont de négociation que le nom et il faut l’unité et la mobilisation des salariés pour arracher les augmentations de salaires nécessaires pour simplement maintenir le pouvoir d’achat.


Plus que jamais, notre syndicalisme doit défendre l’avenir de la planète car c’est la soif de toujours plus de profits financiers à court terme, qui entraine les catastrophes écologiques qui se multiplient dont la responsabilité incombe à un productivisme effréné et au pillage des ressources naturelles. C’est pourquoi nous soutenons les luttes pour des transports écologiques, pour la sortie du nucléaire et la reconversion des industries polluantes et des industries militaires.


Plus que jamais, notre syndicalisme doit se mobiliser pour imposer le respect de nos droits et en imposer de nouveaux. Avec le vote de la loi sur les retraites, gouvernement et MEDEF ont réussi à imposer un recul social important à toute la population. Nos longues semaines de lutte ont cependant montré les potentialités du mouvement social, lorsqu’il s’unit, agit avec détermination, s’organise de manière démocratique et refuse les compromissions.


C’est cette mobilisation collective, interprofessionnelle et intersyndicale, qui fait notre force, à Châteaubriant comme ailleurs. Car dans le castelbriantais, nous sommes confrontés aux mêmes difficultés, exacerbées mêmes par la politique menée localement et par l’isolement et l’éloignement
- Avec plusieurs boites en difficultés : Focast, ABRF…, des salaires souvent très bas et un chômage important.
- Avec des services publics frappés par les suppressions de postes : Comme à la Sous-préfecture, l’hôpital, la poste et dans l’éducation nationale…


C’est cela qu’il faut changer, en imposant un autre partage des richesses et une société plus démocratique et plus juste, pour que chacune et chacun, pour que chaque famille du castelbriantais, puissent vivre dignement. Le gouvernement au service des plus riches prépare encore de nouveaux mauvais coups contre les salariés et les retraités avec sa réforme de la dépendance. Il va falloir s’y opposer, ensemble. C’est l’engagement que nous prenons en ce premier mai.


Vive la lutte et la solidarité internationale des travailleurs !
Merci mes camarades, et que le combat continue jusqu’à notre victoire.

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