jeudi 25 août 2011

Contre l’austérité, une seule réponse : la mobilisation interprofessionnelle !


Le Premier ministre, François Fillon, a dévoilé son plan de « réduction des déficits publics ». Il l’a présenté comme un plan visant à l’équité… Alors qu’il s’agit seulement de rassurer les marchés financiers et de conforter la triple notation « AAA », notre « trésor national », comme dit Alain Minc, proche conseiller de Nicolas Sarkozy ! Or, l’accroissement de la dette publique est le produit des cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus aisés et aux entreprises, en particulier les plus grandes, ainsi que le résultat des mesures prises pour juguler la crise financière et la récession qui s’en est suivie, crise dont la population n’est absolument pas responsable !


L’équité aurait conduit à changer d’orientation en matière de politique économique, à tourner le dos à une politique fiscale de plus en plus injuste, aux exonérations fiscales et sociales qui profitent à la minorité la plus favorisée de ce pays, les actionnaires, les rentiers, les patrons… Il n’en est rien : ce plan de rigueur touchera essentiellement la majorité de la population tant par les mesures annoncées que par les réductions de dépenses publiques prévues !

vendredi 5 août 2011

Transfert du CHU sur l'Ile de Nantes : privatisation déguisée ?


Il faut resituer le transfert du CHU sur l’Ile de Nantes dans le contexte plus général de la mise en œuvre de la loi Hôpital, Patient, Santé et Territoire (HPST) et de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS). La loi HPST est largement contestée par la majorité des organisations syndicales de médecins et de salariés car elle remet en cause la démocratie sanitaire. L’un de ses objectifs est la privatisation du service public.


La loi LFSS, elle, encadre les dépenses hospitalières. Le taux d’augmentation des dépenses, est tous les ans, inférieur au besoin de financement. Ainsi en 2011, la hausse des dépenses de santé devra être contenue à 2.9%, contre 3% en 2010. Déjà, une réduction de 450 millions d’euros du budget des hôpitaux est exigée. Pas de quoi nous rassurer, nous, personnels hospitaliers qui savons que lutte contre les déficits signifie suppressions de postes. Nous en faisons ici comme ailleurs les frais depuis plusieurs années. Aussi de notre point de vue, le débat sur le transfert du CHU doit se poser à deux niveaux : sa localisation et sa capacité d’accueil.

jeudi 4 août 2011

Les travailleurs des centres aérés et des colonies de vacances doivent avoir les MÊMES droits que TOUS les travailleurs. Le gouvernement doit respecter la décision de la cour de justice européenne


Par une loi et un décret, le gouvernement a légalisé la pratique fort ancienne et inscrite dans la convention collective de l’animation socio-culturelle de ne payer les moniteurs de colonie de vacances que 2 fois le smic horaire par jour, soit 18 euros brut, sans que soit au demeurant limitée la durée de travail. Et fait, selon ces dispositions légales et réglementaires, ces jeunes travailleurs sont donc au travail ou en astreinte, 24 heures sur 24.


Allant bien au-delà de ce qui fut présenté devant le Parlement comme une simple « sécurisation juridique», ces textes :

- Limitent à 80j par an, le nombre de jours qu’un jeune peut effectuer comme moniteur ou animateur de centre aéré. Le but de cette limitation n’est pas avoué : il s’agit tout simplement d’éviter que ces travailleurs ne se constituent des trimestres valides pour les droits à la retraite, alors que dans le même temps, bien entendu, leur rémunération déjà dérisoire, se voient imputée des cotisations afférentes : comment ne pas parler de vol ?

mercredi 3 août 2011

Urgence Sociale : du devoir d’état au respect de l’humain - Mardi 2 août 2011, grève nationale de tous les salariés de l’urgence sociale



Pour 2011 la baisse des budgets pourra être de 25% à l’inverse des besoins, qui eux, explosent. Déjà des CHRS ont mis la clef sous la porte, comme celui de la Clarté à Alençon, laissant principalement des femmes et des familles sans solution d’hébergement. L’Etat se décharge ainsi de la prise en charge de ces familles sur les conseils généraux dans le cadre de leurs missions de protection de l’enfance. Il est aussi demandé aux structures d’hébergement d’urgence de mettre en place des critères de sélection des personnes en détresse remettant ainsi en cause le principe d’accueil inconditionnel et de continuité des prises en charge fixées par la loi. Les professionnels réagissent De nombreuses actions à Nantes, à Paris, à Lyon, à Toulouse, à Lille, à Alençon entre autres dénoncent bien sûr la dégradation des conditions de travail, l’augmentation de la précarité mais surtout leur impossibilité d’assurer un accueil décent et d’assurer un véritable accompagnement social respectueux des personnes et de leurs besoins. Cela ne passe pas par la mise en place de SIAO, outils informatiques, chargés de ficher les demandeurs, de réguler et fluidifier les files d’attente, au mépris des projets d’établissements.