jeudi 8 décembre 2011

Le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, c'est la disparition programmée de 600 emplois agricoles !


NON A LA LIQUIDATION DES TERRES AGRICOLES DU BASSIN LAITIER DE NOTRE DAME DES LANDES !

Les terres agricoles sont l’outil de travail de plusieurs centaines de salarié-e-s agricoles (fermes, coopératives, usines de transformation et de conditionnement…). Ces terres nourricières, travaillées depuis des siècles, doivent poursuivre leur vocation : nourrir les populations alentour. Pourtant, d’année en année, cet outil se réduit. La Loire Atlantique est dans le peloton de tête de la stérilisation des terres agricoles : 16% des terres du département sont déjà bétonnées.
2000 hectares de ces terres agricoles seraient massacrés si le projet d’aéroport se concrétisait.


NON AUX 600 SUPPRESSIONS D’EMPLOI !

2000 hectares en moins dans le bassin laitier de Notre Dame des Landes ce sont 600 emplois qui disparaissent. Autour d’un exploitant agricole se greffent six emplois : ouvrières et ouvriers de fermes et de CUMA, de l'industrie laitière, d'entretien-vente de machine-outils, vétérinaires, etc... 100 exploitant-es disparaîtraient avec ce projet. 6x100 = 600.
Ces 600 emplois sont utiles. L'aéroport, non.



L’AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES : PROJET INUTILE

Gourmand en argent public, néfaste pour l’environnement, l’économie et l’aménagement du territoire, ce projet est inutile et même nuisible. L’actuel aéroport Nantes-Atlantique à Bouguenais n’est pas en voie de saturation. En 10 ans entre 1997 et 2007 le nombre de passagers avait pratiquement doublé passant de 1,4 millions à 2,5 millions environ mais dans le même temps le nombre de mouvements diminuait légèrement. Cette tendance se confirme ensuite et s’explique par l'augmentation de la capacité de remplissage des avions, conséquence du coût du carburant. Sur les routes ce n’est pas le nombre de passagers qui est compté mais celui des véhicules qui causent l’encombrement. Avec une seule piste de nombreux aéroports étrangers accueillent beaucoup plus de passager-es : Genève 10 millions de passager-es ; San Diego 17 millions ; Gatewick 31 millions.... Sur le site de Bouguenais un réaménagement est en outre envisageable en réorientant la piste pour éviter le survol de Nantes.
Le Grand Ouest est déjà sur-doté en équipements aéroportuaires. L’aéroport d’Angers-Marcé, ouvert en 1998, était déjà en grande difficulté avec ses 2946 passagers en 2005, alors qu’il aurait la capacité d’en accueillir 500 000 et Rennes Saint Jacques est toujours à la moitié de sa capacité. Ces équipements coûteux travaillent en concurrence alors que ce sont des fonds publics qui y sont affectés.
Nous ne pouvons pas accepter un tel gaspillage de l’argent public (pas perdu pour tout le monde !),
Tant de destructions économiques, écologiques et sociales pour flatter l'ego d'un maire et servir les intérêts d'une entreprise privée de travaux dits publics.


QUI VA PAYER ?

Dans le rapport de la commission d’enquête publique de 2007 le projet coûtait 581 millions d’euros. 484 millions pour les fonds privés et 97 millions pour l'État soit 16% de fonds publics sans participation des collectivités territoriales. En octobre 2010, le ton change : 3 collectivités votaient une participation de 115 millions d’euros. En janvier 2011 les fonds privés (Vinci) ne payaient plus que 300 millions d’euros, l’État 138 millions et les collectivités 115 millions. L’apport financier public est donc passé de 16 à 46%.


IMPOSONS L'ABANDON DE CE PROJET !

Le débat est faussé. Les propositions alternatives sont complètement dénigrées. En 2007, l’enquête « d’utilité publique » a totalement ignoré 80% des contributions opposées au projet. Le « Grenelle de l’environnement » de 2008 a rejeté ce projet d’aéroport. Des centaines d'élu-es, des milliers d'opposant-es affirment et démontrent l'absurdité de ce projet. Mais Jean Marc Ayraut et l'UMP persistent!


Depuis longtemps déjà, les habitant-es opposé-es à la construction de cet aéroport sont organisé-es dans différentes structures. Les paysan-nes le sont aussi à travers la Confédération Paysanne. Les salarié-e-s agricoles doivent entrer dans le mouvement à travers leurs organisations syndicales. Et au-delà des salarié-es agricoles, ce sont tou-tes les salarié-es qui sont concerné-es. C’est la mobilisation sociale qui sauvera les terres et nos emplois pas les accords électoraux.


En juillet 2011, 15000 personnes ont participé au rassemblement à Notre Dame des Landes. Le 12 novembre 2011 après une marche (tracto-vélo) de 80 personnes entre Notre Dame des Landes et Paris, 3000 personnes ont manifesté à Paris. Ces mobilisations ont permis de porter le débat au niveau national. Il faut continuer et élargir le mouvement. Toutes les organisations syndicales ouvrières doivent répondre présentes.


ENSEMBLE NOUS POUVONS ARRÊTER CE PROJET !

ASSEZ DE DESTRUCTIONS D'EMPLOIS, DE TERRES, DE VIES !

PAS DE NOUVEL AÉROPORT, NI ICI, NI AILLEURS !

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