lundi 17 décembre 2012

Solidaires du personnel soignant du Centre de Soins de Suite et de Rééducation de Saint Sébatien


L’Union Départementale Solidaires 44 soutient le personnel soignant du Centre de Soins de Suite et de Réeducation ( CSSR) de Saint Sébastien. Les personnels de cet établissement privé à but non lucratif, sont en grève reconductible depuis le 13 décembre 2012. Ils (elles) estiment ne plus avoir les moyens de dispenser des soins de qualité , en toute sécurité. Ils (elles) revendiquent des moyens supplémentaires pour travailler décemment, afin de garantir à toutes les personnes soignées et leurs familles un accueil et une prise en charge de qualité.

L’UD Solidaires 44 interpelle l’Agence Régionale de Santé, afin qu’elle délègue un budget supplémentaire , afin de mieux prendre en compte la dimension soins palliatifs de cet établissement et ainsi permettre à la direction de donner satisfaction aux revendications des salariés.

mercredi 21 novembre 2012

L’avortement, un droit, mon choix, notre liberté ! Manifestation samedi 24 novembre 14h00 Chaussée de la Madeleine devant l'hôpital mère-enfant à Nantes



De 1975 à 2001, le droit pour l’avortement a progressé grâce aux luttes menées par les femmes pour qu’il soit et reste une liberté fondamentale et imprescriptible. 
En 2001, la loi a élargi ces droits des femmes : son objectif : réduire les obstacles à l’égalité d’accès et en garantir la liberté d’exercice. 
2012 : Respectant sa promesse, le gouvernement Hollande vient de permettre le remboursement de l’IVG à 100% ce qui devrait se poursuivre par la revalorisation de l’acte sans que le reste à payer soit à la charge des femmes. 

Pourtant aujourd’hui encore nous constatons que ce droit n’est pas un acquis imprescriptible ! La Loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire – loi dite « Bachelot », conduite dans une logique de rentabilisation, frappe de plein fouet l’offre de soin et particulièrement l’activité des centres d’interruption volontaire de grossesse (CIVG) : démantèlement des centres autonomes et des unités fonctionnelles, suppression de locaux et de personnels. Fermeture d’hôpitaux de proximité, de maternités, de centres d’IVG, délais d’attente trop importants, non respect des tarifs réglementaires, refus de prise en charge des mineures, des étrangères sans papiers, politique de quotas : le recul est considérable pour les droits des femmes à disposer de leur corps, pour l’égalité de toutes à l’exercice de leur liberté ! 

mercredi 14 novembre 2012

Contre l'austérité, pour l'emploi et la solidarité : 3000 à 4000 manifestant-es à Nantes mercredi 14 novembre


Ciel bien gris ce matin à Nantes au rassemblement de la manifestation intersyndicale appelée par CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA. Débrayages aidant, ce sont 3 000 à 4000 manifestant-e-s qui ont défilé jusqu'à la Préfecture de Nantes.
Nous vous invitons à lire ci-dessous l'intervention de Solidaires prononcée par Sabine Dupuy, secrétaire départementale.

"Les salarié-es, les chomeurs-ses , les retraité-es agissent ensemble dans toute l’Europe ce 14 novembre. L’état actuel du système capitaliste, ce qu’on appelle « la crise », conduit l’immense majorité de la population vers toujours plus de pauvreté, de précarité, d’exploitation. C’est paradoxal, car les richesses produites ne cessent d’augmenter ; mais elles sont réparties de façon de plus en plus inégalitaire. 

La « crise » marque l’échec absolu de l’idéologie néolibérale et des politiques qui visent à confier au marché le sort de l’humanité. Des milliers de milliards d’argent public, notre argent, ont été déversés pour sauver les banques et les actionnaires, alors qu’il est « impossible » de trouver le moindre sou pour répondre aux besoins sociaux. Patrons et gouvernements continuent à s’attaquer aux droits sociaux, notamment en matière de protection sociale ou de droit du travail. 

On assiste à un véritable matraquage patronal et médiatique pour la baisse du coût du travail, la compétitivité est à l’ordre du jour. Stop !!! Les traitements de choc infligés aux grecs, aux Espagnols, aux Portugais conduisent à la destruction des droits de toutes et tous en Europe y compris en France. Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise. 

vendredi 2 novembre 2012

14 novembre, pour l'emploi et la solidarité en Europe - Manifestations 10h30 Nantes Place du commerce, Place de la Gare Saint Nazaire

En Espagne , comme au Portugal et en Grèce, grève générale
Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération Européenne des Syndicats le 14 novembre 2012 pour la l'emploi et la solidarité en Europe. Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. 

Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales. 

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. En Loire-Atlantique, la hausse a atteint un triste record historique. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciement se multiplient. 11 millions de personnes sont touchées par l'exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent. 

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux. La cohésion sociale, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. 

Les expulsions violentes se poursuivent à Notre Dame des Landes ! Le gouvernement protège les intérêts de Vinci


Les scandaleuses tentatives d’expulsion de centaines d’habitants travaillant la terre se poursuivent sur le site de Notre Dame des landes, lieu du projet d’installation de l’inutile Ayrault-port de Nantes cher au premier ministre. Avant la trêve hivernale, il s’agit de faire table rase pour laisser place aux travaux d’infrastructure d’accès au futur chantier. 

La répression violente engagée sur ordre montre l’allégeance de la majorité présidentielle à la multinationale Vinci. Le gouvernement renie ainsi l’engagement du Grenelle de ne pas construire de nouvel aéroport et la volonté des Nations Unies de protéger les zones humides. Il verse des centaines de millions d’euros au privé, la multinationale Vinci, bétonne des terres agricoles, militarise une zone de travail des paysans et salariées agricoles. 

L’attitude du gouvernement illustre son manque de courage pour faire le pas décisif de la transition écologique. Les clignotants ne sont pas au vert dans ce domaine. Outre l’aéroport de notre Dame des Landes, la porte de l’exploitation des gaz de schiste reste entrouverte, les pressions en faveur de la culture OGM redoublent d’activité, la filière nucléaire n’est pas remise en question. Tout est réuni pour consacrer l’échec du débat sur la transition énergétique qui doit s’ouvrir prochainement. 

L’union syndicale Solidaires condamne la répression et les violences inacceptables contre les manifestant-es et soutient la résistance non violente qui se poursuit sur le site de Notre Dame des Landes et les rassemblements qui s’annoncent à Rennes, Nantes, Redon, Lille… et agit avec d’autres pour multiplier ces rassemblements partout en France. 

mardi 30 octobre 2012

CHU Nantes : gagner c'est possible ! par le syndicat SUD du CHU


En juin 2012, les IDE/IBODE du bloc des urgences, dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail et d’une baisse de la qualité des prises en charge. Conséquence, la souffrance physique, morale et éthique se développe parmi le personnel. Elles s’autorisent à dire, « halte à la maltraitance institutionnelle ! » Puis elles décident de rencontrer le syndicat SUD pour établir leurs revendications et les transmettre à la direction. 

Comme dans de nombreuses unités de soins, les revendications portent sur : 
 Les effectifs : elles revendiquent 3.5 postes pour répondre à la charge de travail en constante augmentation. 
 L’application de la réglementation sur le temps de travail, les astreintes… 
 L’amélioration du remplacement de l’absentéisme. 
 L’augmentation du temps de formation en doublure. 
 Des dispositifs médicaux et du matériel en quantité et qualité suffisante. 

Après plusieurs rencontres infructueuses avec la direction, les IDE/IBODE du BO urgences décident la grève du 16 au 20 juillet 2012. La grève est suspendue lorsque la direction s’engage par écrit a faire des « études » avant une nouvelle rencontre en septembre. Il faudra attendre fin octobre pour avoir des réponses. 

Au total elles obtiennent : 
 Deux postes d’infirmières. 
 Le respect de la réglementation et l’amélioration de l’organisation des astreintes. 
 Des dotations de matériel. 

Le silence du groupe coréen STX actionnaire majoritaire tend une fois de plus à prouver qu’il a décidé d’abandonner le site de St Nazaire


Les Unions départementales CFTC, Solidaires et Cgt-FORCE OUVRIERE de Loire- Atlantique se sont réunies ce lundi 29 octobre*. La situation du Chantier naval et des sous-traitants continue à se dégrader dangereusement. Chaque mois, ce sont toujours plus de salariés qui subissent le chômage partiel et aucune commande n’est annoncée. 

Le silence du groupe coréen STX actionnaire majoritaire tend une fois de plus à prouver qu’il a décidé d’abandonner le site de St Nazaire. Et pourtant avec 5 000 km de côtes et dans le cadre du renouvellement de la flotte maritime, le site des chantiers navals est stratégiquement incontournable pour le pays, son indépendance et sa souveraineté. 

Les UD CFTC, Solidaires et Cgt-FORCE OUVRIERE considèrent, dans cette situation, qu’il est de la responsabilité du gouvernement de tout faire pour maintenir le chantier naval, y compris en s’opposant, si nécessaire, aux règles de l’Union européenne. L’état doit « s’impliquer totalement pour garantir l’avenir du site de St Nazaire, y compris en devenant actionnaire majoritaire » - plateforme intersyndicale des UD pour la manifestation du 23 mai 2012. 

lundi 29 octobre 2012

Mercredi 14 novembre : pour l'emploi et la solidarité en Europe


Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales. En France c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre.

La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciements se multiplient. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

vendredi 26 octobre 2012

Projet d'aéroport de Notre Dame des landes : déclaration solennelle Greenpeace France, Attac France, Agir pour l'Environnement, Réseau Action Climat France, Les Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires, Paysages de France, Droit au Logement, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports


La brutalité employée par la force publique en vue d'expulser, à la veille de la trêve hivernale, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes nous amène à protester officiellement, collectivement et vigoureusement. Alors que nous estimons que le dialogue et la concertation sont une nécessité pour dépasser les crises écologiques, sociales et économiques, le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame des Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure inutile, coûteux et clairement contradictoire avec nos objectifs en matière de lutte contre le dérèglement climatique. 

Sur la forme comme sur le fond, ce projet d'aéroport est contestable. Au scandale écologique de ce projet, le premier ministre semble vouloir ajouter un scandale démocratique et social. Il va de soi que cette façon de faire ne peut que créer de la défiance. 

Cinq ans durant, nous avons subi une politique reposant sur une duplicité quasi institutionnalisée. Nous ne saurions accepter plus longtemps une écologie des mots qui, à l'aide de discours enjoués, permet de justifier des actes profondément scandaleux. 

vendredi 19 octobre 2012

Appel commun CGT, FSU, Solidaires : "Nous appelons les salarié-es actifs-ves, privé-es d'emploi et retraité-es, à soutenir les actions du collectif « Un toit pour toutes et tous » en participant notamment à la manifestation organisée Samedi 20 Octobre 2012 Place Royale à Nantes à 15h30."

Depuis plus de 3 semaines, le collectif « Un toit pour toutes et tous » réunissant des citoyens-nes français-es et étranger-e-s, avec ou sans logement et des organisations associatives, politiques et syndicales se mobilisent pour obtenir des places d'hébergement d'urgence supplémentaires pour les personnes sans-abris. 

Malgré les annonces de la Préfecture concernant le déblocage de places d'hébergement d'urgences supplémentaires (60 à 100) à compter de lundi 15/10/2012, à ce jour, aucun dispositif n'a été présenté au collectif et le 115, contacté quotidiennement, ne dispose toujours pas de moyens permettant de répondre aux demandes des personnes à la rue ou au Lieu Unique actuellement réquisitionné par le Collectif. Cette situation de carence de la Préfecture ayant également pour effet la dégradation des conditions de travail des salariés-es de LU et de l’urgence sociale. 

En parallèle, alors que les promesses ne sont pas tenues et que les solutions restent à trouver pour les personnes en détresse, une procédure d'expulsion des occupants du Lieu Unique est engagée par la Ville de Nantes. 

Projet inutile d’aéroport à Notre Dame des Landes - motion votée par le 6ème congrès de la Fédération SUD rail réunie à St Jean de Monts



Au moment où se tient notre congrès fédéral dans la région des Pays de la Loire, une partie de cette région, plus précisément les environs de la commune de Notre Dame des Landes en Loire Atlantique ainsi que la ville de Nantes se trouvent sous occupation militaire et policière. 

Depuis lundi, plus de cinq cents gendarmes mobiles et CRS aidés par deux hélicoptères ont entrepris de déloger des opposant-e-s au projet de construction d’un nouvel aéroport au nord de Nantes. Parallèlement, d’autres forces policières quadrillent la ville de Nantes pour dissuader de quelconques actions en lien avec cette lutte. 

Depuis que les édiles locaux - dont l’un d’eux est devenu Premier Ministre – ont pris fait et cause pour la multinationale Vinci, la machine policière et judiciaire s’abat sur les opposant-e-s, qu’ils soient paysans, occupants légaux ou illégaux de terres ou d’habitations convoitées pour ce projet inutile, ou même qu’ils soient élu-e-s politiques. 

• Cet aéroport est inutile. Il existe déjà près de Nantes un aéroport adapté aux besoins des populations de la région. Il existe en outre un autre aéroport près d’Angers, utilisé à seulement 15% de sa capacité. 
• Cet aéroport est coûteux. Le coût réel, direct et indirect, est estimé à 4 milliards d’euros et sera essentiellement supporté par la collectivité alors qu’il ne profitera qu’à la multinationale Vinci. 
• Cet aéroport est dangereux pour l’emploi car, dans ce secteur essentiellement agricole, il ferait disparaître environ 600 emplois durables, directs et indirects, liés à l’agriculture. 
• Cet aéroport est dangereux pour l’environnement car il détruira une zone humide sensible et encore préservée. 

Manifestations samedi 20 octobre, à 11 heures devant la préfecture pour Notre Dame des Landes, à 15h30, place Royale pour « Un toit pour toutes et tous ».



A Notre Dame des Landes, mardi 16 octobre dès l'aube, un dispositif militaire de plus d'un millier de représentants de l'ordre (600 CRS, 400 gardes mobiles), de deux hélicoptères, de pelleteuses, de camions bennes (pour emporter les pierres des maisons détruites!), s'est installé pour plusieurs jours afin d'expulser des occupant-es d'habitations sur la ZAD (Zone d'Aménagement Différé autrement appelée Zone A Défendre). 

Alors qu'elle n'est pas capable de faire face à ses obligations de mise à l'abri des personnes en état de nécessité, familles étrangères et personnes sans domicile fixe qui dorment dans nos rues, scandale que dénonce le Collectif « Un toit pour toutes et tous », la Préfecture de Loire Atlantique n'hésite pas à dépenser des millions pour casser, en début de période hivernale des habitations occupées... 

A Notre Dame des Landes, il s'agit avant tout de détruire un collectif de lutte contre le projet d'aéroport, un groupe de militant-es pour un autre monde, pour un autre rapport à la nature, au travail, aux autres...Elles et ils se sont installé-es à Notre Dame des Landes pour redonner sa destination de terre agricole à une zone gelée pour la réalisation d'un aéroport inutile, dispendieux et destructeur de terres agricoles, d'emplois et de l'environnement. 

Nul doute que le Collectif « Un toit pour toutes et tous » connaisse à son tour la répression. Déjà, propriétaire du Lieu Unique, occupé par une quarantaine de personnes sans logis, la Mairie de Nantes y a envoyé un huissier prendre des noms d'occupant-es afin de les assigner en justice ! 

Partie prenante de ces deux luttes exemplaires, l'Union Syndicale Solidaires appelle tou-tes ses adhérent-es à rester mobilisé-es, à se rendre à Notre Dame des Landes et au Lieu Unique pour soutenir les actions en cours. A se joindre aux manifestations devant la préfecture à Nantes contre la répression et les expulsions. A participer aux manifestations samedi 20 octobre, à 11 heures devant la préfecture pour Notre Dame des Landes, à 15h30, place Royale pour « Un toit pour toutes et tous ».

vendredi 5 octobre 2012

La chambre patronale FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et aides aux personnes, privé non lucratif) a mis brutalement fin aux négociations paritaires avec les organisations syndicale. la riposte est urgente. Grève lundi 15 octobre. L'appel de SUD Santé Sociaux !


Le 28 août dernier, la chambre patronale FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et aides aux personnes, privé non lucratif) a mis brutalement fin aux négociations paritaires avec les organisations syndicales. La FEHAP, voulant réduire le coût du travail en s’attaquant, notamment aux éléments de salaire, a dénoncé la convention collective du 31 octobre 1951 (CCN51) le 1er septembre 2011. Cette dénonciation deviendra effective le 2 décembre 2012, après les 15 mois de préavis et de négociation prévus par la réglementation en vigueur. Fait rare, toutes les organisations syndicales ont refusé de signer les ultimes propositions patronales, jugées inacceptables. La FEHAP a alors pris une décision unilatérale, en annonçant qu’elle allait recourir à une recommandation patronale. 

Une recommandation patronale, c’est quoi ? 

C’est une décision unilatérale d’un employeur ou d’un groupement d’employeurs, qui met un terme aux négociations et s’impose à ses adhérents. L’employeur ou le groupement d’employeur, ici la FEHAP, est le seul à décider ce qui va remplacer la convention dénoncée. Cette recommandation unilatérale, s’appliquera, le 2 décembre 2012, aux salariés des établissements FEHAP appliquant la CCN51. 

L’heure est grave, c’est mort de la plus ancienne convention collective de la branche des associations sanitaires et sociales. C’est le droit conventionnel, qui vole en éclat et disparait… C’est la mort du paritarisme… C’est la remise en cause du caractère national de la CCN51 qui garantit les mêmes droits aux salariés sur l’ensemble du territoire, particulièrement sur les rémunérations et l’organisation du travail… ! 

De plus, c’est une rupture dans l’égalité de traitement des salariés entre eux, puisque les plus anciens pourront faire valoir leurs avantages acquis individuels, mais aussi des établissements entre eux, qui selon leur situation économique, pourront ou non, négocier des accords plus intéressants… ! 

mardi 2 octobre 2012

Nouvelles suppressions d'emplois dans la Fonction Publique : intolérable et inadmissible!

Oui, décidemment, le gouvernement de F. Hollande marche bien dans les traces de l’ancien gouvernement  !

Non, il n’y a pas le changement promis  !

Non, la page n’est pas tournée  !
Tout continue comme avant et les fonctionnaires vont encore faire les frais de cette politique d’austérité, décidée par le Premier Ministre, Jean-­‐Marc Ayrault.

7 234 postes supprimés à la Défense, 2 353 postes supprimés dans les ministères financiers, 662 à l’Egalité des territoires, 614 à l’Ecologie, 614 à l’Intérieur (hors police et gendarmerie) et 280 à l’Agriculture.

Mais ce n’est pas tout, les opérateurs publics verront aussi leurs effectifs diminuer à hauteur de 1 303 postes en équivalent temps plein.

Et les agents publics devraient dire «  merci  » car le texte de ce projet de budget souligne que ces chiffres sont très inférieurs aux suppressions opérées par le gouvernement précédent  !

Bien sûr, certains ministères verront une augmentation de leurs effectifs  : 10 000 dans l’Education nationale, 480 pour la Police et la Gendarmerie et 520 pour la Justice.

La «  justice  » du gouvernement, est-­‐elle de déshabiller Pierre pour habiller Paul  ?

Budget 2013 : une politique fiscale sans ambition !


La politique budgétaire du gouvernement est guidée par l’entêtement d’atteindre, à tout prix, les 3 % de déficit en 2013, alors même que les politiques européennes d’austérité, institutionnalisées par le Traité soumis au Parlement dans les jours prochains, mènent tout droit à une récession généralisée.

Le projet de budget 2013, présenté par le gouvernement, prévoit 30 milliards d’euros « d’effort »répartis pour deux tiers en hausse d’impôts et un tiers en économie sur les dépenses publiques, ce qui fait 40 milliards avec les mesures prises en juillet. L’orthodoxie budgétaire libérale qui considère tout endettement comme néfaste est une ineptie économique ; elle empêche les investissements socialement utiles et la création d’emplois publics. Rappelons que les suppressions d’emplois dans les administrations jugées non prioritaires, et dans les entreprises publiques, fragilisent encore un peu plus les missions de services publics.

Basé sur une prévision de croissance de 0,8 % en 2012, ce dispositif risque fort de s’avérer obsolète, induisant ainsi de nouvelles mesures d’austérité.

Si la fiscalité des revenus du capital (plus-values mobilières, intérêts, dividendes…) est désormais alignée sur celle des revenus du travail, ce qui est positif, on est loin de la révolution fiscale annoncée par le candidat Hollande.

mercredi 19 septembre 2012

Non à l'austérité permanente, Non au pacte budgétaire, Pour une Europe sociale et démocratique ! Toutes et tous à Paris samedi 30 septembre, départs en cars de Saint Nazaire et Nantes


Le pacte budgétaire européen, de son vrai nom "Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance" (TSCG) sera soumis au Parlement français début octobre selon la procédure d'urgence. Lors de sa campagne électorale, François Hollande avait pris l'engagement de renégocier ce pacte. Les 28 et 29 juin dernier, il a cédé : le traité SarkozyMerkel n'a pas été renégocié !

Démocratie bafouée !

Ce traité bafoue la démocratie et la souveraineté des peuples : il confierait des pouvoirs exorbitants à la Commission Européenne non élue ; il instituerait un mécanisme de correction des budgets nationaux et de sanctions imposées aux États n'appliquant pas l'austérité. Cette austérité priverait la puissance publique des moyens indispensables pour lutter contre le chômage, réduire les inégalités, préserver les services publics et les acquis sociaux, engager la transition écologique.

Austérité permanente !

Ce traité aggraverait les politiques européennes conduites depuis des années en instituant durablement l'austérité : la "règle d'or" imposerait aux États de réduire leur déficit structurel à moins de 0,5% sous menaces d'amendes significatives et de respecter un programme économique au service des marchés financiers. Cela mènerait à la destruction des acquis sociaux comme en Grèce et en Espagne. C'est pourquoi les organisations signataires refusent ce pacte budgétaire et demandent un large débat démocratique.

Rassemblons nous !

Face à la violence des politiques économiques de la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne, Fond Monétaire International) qui aggrave la crise économique et écologique, le rassemblement le plus large est nécessaire pour construire une Europe sociale et démocratique.

Les parlementaires français doivent refuser la ratification de ce traité ! Gagnons ensemble le rejet du traité !

Premiers signataires : ATTAC 44, Union Syndicale Solidaires 44, SEN, Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, MRC, NPA, PCF 44, PG 44

Manifestation dimanche 30 septembre contre le Traité Merkozy Rdv à 13h30 à Nation (Paris) Départs collectifs de St Nazaire (départ 7h) et de Nantes (départ 8h)

Renseignements et réservations aux : St Nazaire : 06 70 80 86 85 - 06 62 51 47 19 Nantes : 06 27 77 51 42 - 02 40 35 03 00 51 42 - 02 40 35 03 00

vendredi 14 septembre 2012

Chantiers STX Saint Nazaire : l'intersyndicale CFDT, CFTC, CFE/CGC, CGT, Cgt-FO, FSU, Solidaires, UNSA s'adresse au Ministre du Redressement Productif


Monsieur le Ministre du Redressement Productif, 

Suite à la sollicitation de nos organisations syndicales, vous aviez, Monsieur le Ministre, reçu nos délégations le 11 juin dernier. Depuis cette rencontre, force est de constater que la situation du dernier grand chantier naval français, dont l’Etat est actionnaire à 33%, continue à se détériorer très dangereusement. 

En effet, aucune nouvelle commande n’est venue renflouer le carnet de commande de notre entreprise. La sous-charge continue de s’accroitre. La Direction de notre entreprise a présenté lors de la dernière réunion du Comité d’Entreprise, des mesures de chômage partiel aggravées pour les mois de Septembre et Octobre. En tout, ce sont 19.625 jours qui sont programmés, touchant la grande majorité des salariés du chantier naval. 

Pour nos organisations syndicales, pour l’ensemble des salariés de STX et des entreprises sous-traitantes que nous représentons, cette situation inquiétante n’est pas acceptable. Monsieur le Ministre, le temps presse. En effet, le dernier paquebot pour MSC en cours de finition se termine en fin d’année, le paquebot pour Happag Lloyd sera livré en Avril prochain. Il ne restera plus que les deux BPC pour la Russie, livrables en 2014 et 2015, dont chacun ne représente qu’environ 20% de la charge de travail annuelle du chantier naval. 

jeudi 13 septembre 2012

Non à l’austérité permanente, Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe ! Manifestation nationale Paris samedi 30 septembre


Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ». 

Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. 

Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. 

L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique. Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement de la demande en Europe du Sud. Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage. 

mercredi 12 septembre 2012

"Collectivement, nous pouvons imposer d’autres choix", déclaration du bureau national de Solidaires.


Le Bureau national de l’Union syndicale Solidaires, réunissant les fédérations et syndicats nationaux, s’est tenu le 6 septembre - Les représentant- es des organisations Solidaires ont analysé la situation sociale, précisé les revendications, réaffirmé la nécessité de l’unité d’action syndicale, débattu des propositions d’actions à faire aux autres syndicats, mis en avant le besoin d’un mouvement national coordonné rassemblant salarié-es du secteur public et du secteur privé, jeunes en formation, chômeurs/ ses et retraité-es - Il s’agit à la fois de défendre les revendications locales et professionnelles, et de construire une action nationale interprofessionnelle. Les délégué-es des fédérations et syndicats nationaux de l’Union syndicale Solidaires ont adopté la déclaration suivante...

Le rejet de Sarkozy et de ses ministres a conduit à un changement de gouvernement ; mais en dehors de certains discours et de quelques mesures symboliques, il n’y a pas de rupture dans la politique mise en oeuvre :

-L’absence de réévaluation conséquente du salaire minimum et des minimas sociaux avait déjà confirmé cette orientation qui ne répond pas aux urgences sociales et ne réduit pas les inégalités.

- La création d’emplois précaires, notamment dans l’Education nationale, là où il y aurait besoin d’emplois statutaires et stables, montre quel emploi d’avenir propose ce gouvernement : des contrats à durée déterminée sans réelle formation ni perspective de qualification. Si on excepte cette fausse solution, les effectifs de la Fonction publique et des entreprises publiques vont encore diminuer : là où il faudrait reconstruire les services publics, le gouvernement continue de supprimer des emplois, aggravant le chômage des jeunes. Il recrute ensuite, temporairement, d’autres jeunes qu’il précarise dans les administrations et les services publics !

vendredi 6 juillet 2012

Appel de syndicalistes opposé-e-s au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes ou ailleurs


Syndicalistes, signez l'appel en ligne !


http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N26982




2000 ha de terres agricoles seraient massacrés si le projet d’aéroport se concrétisait.

2000 hectares en moins dans le bassin laitier de Notre Dame des Landes ce sont 600 emplois qui disparaissent. Autour d’un exploitant agricole se greffent six emplois : ouvrières et ouvriers de fermes et de CUMA, de l'industrie laitière, d'entretien-vente de machine-outils, vétérinaires, etc... 100 exploitant-es disparaîtraient avec ce projet, soit 600 emplois pérennes.


Le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, c'est la disparition de 600 emplois !


Les terres agricoles sont l’outil de travail de plusieurs centaines de salarié-e-s agricoles (fermes, coopératives, usines de transformation et de conditionnement…). Ces terres nourricières, travaillées depuis des siècles, doivent poursuivre leur vocation : nourrir les populations alentour. Pourtant, d’année en année, cet outil se réduit. La Loire Atlantique est dans le peloton de tête de la stérilisation des terres agricoles : 16% des terres du département sont déjà bétonnées.


Création d'emplois : nous ne sommes pas dupes !

jeudi 28 juin 2012

Non à l'exploitation des animateurs et des moniteurs de colos


La précédente majorité gouvernementale a mis en place en 2006 la surexploitation de travailleurs du secteur de l’animation par le contrat d’engagement éducatif qui permet de payer 2,2 heures de smic (environ 20 euros net) pour une journée de travail qui peut durer 24 heures puisqu’il ne garantit pas un temps de repos journalier. Ces emplois concernent non seulement les centres de loisirs et centres de vacances ouverts aux mineurs, mais aussi le secteur à but lucratif, y compris pour les loisirs des personnes handicapées, majeures ou mineures.


L’Union syndicale Solidaires a demandé aussitôt au Conseil d’État d’abroger ce décret, et l’a obtenu en 2011. Refusant toujours de reconnaître l’obligation d’attribuer un repos journalier, le gouvernement de l’époque a fait voter ce printemps une nouvelle loi et promulgué un décret reconduisant l’exclusion des animateurs occasionnels du bénéfice du repos journalier et reporte, en tout ou partie un repos compensateur à l’issue du contrat de travail, ce repos compensateur n’ayant pas à être rémunéré.


Solidaires ne saurait accepter qu’un animateur occasionnel puisse ainsi enchaîner six jours de travail continu sans véritable temps de repos, avec pour seules compensations quatre périodes de liberté pendant le séjour et un repos compensateur, non payé, de 2 jours et 2 heures à l’issue de ce séjour. Nous dénonçons ce système qui profite essentiellement au secteur lucratif spécialisé dans les séjours courts et aux séjours exclusivement ouverts aux enfants handicapés dont nul ne peut nier la spécificité du métier et la charge de travail.

lundi 25 juin 2012

SUD Tabac : élections de CCHSCT du 14 juin 2012



C’est avec une grande fierté que nous vous faisons part de l’élection au CCHSCT de notre copain Didier Debec (au centre sur la photo). En effet, c’est la première fois que nous présentions un candidat à des élections nationales. Son élection est de bonne augure pour celles de CE/DP en 2014, car nous obtenons 17,84% sur notre collège et 10,28% sur l’ensemble du personnel. Ce score aux prochaines élections nous garantirais une représentativité au niveau national.

Nous allons donc continuer à travailler, toujours en recherchant l’intérêt des salariés. Nous en profitons pour remercier les personnes qui s’impliquent dans notre développement : Julien pour Solidaires Industrie et Pierrick pour Solidaires 44.

Le bureau SUD Tabac

vendredi 22 juin 2012

Notre Dame des Landes : Solidaires 44 exige l'abandon des poursuites contre Sylvain Fresneau

L’Union syndicale Solidaires de Loire Atlantique condamne la mise en examen pour violences aux forces de l’ordre, et le séquestre de ses outils agricoles, de Sylvain Fresneau, président de l'Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport (ADECA).

C’est en toute connaissance de cause que les responsables de la gendarmerie ont fait procéder hier à l’arrestation du syndicaliste paysan et principal animateur de la résistance à la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Cette décision s’ajoute à une liste déjà trop longue de provocations pour criminaliser la résistance syndicale et citoyenne.  L’Union syndicale Solidaires exige l’abandon des poursuites contre Sylvain Fresneau et la remise immédiate de ses outils agricoles.

Pour Solidaires 44, au lendemain des victoires électorales de la gauche, il est particulièrement intolérable que de telles provocations antisyndicales et antidémocratiques soient encore possibles.

mardi 19 juin 2012

Aides à domicile : nous sommes toujours en colère et déterminés à l'ADMR 44 - Appel commun SUD, CGT, CFTC, FO à manifester jeudi 28 juin à Nantes


A ce jour, l’ADMR 44 tant au niveau local (Associations) que Fédéral n’a entrepris aucun dialogue social suite au mouvement du personnel des 13 et 15 décembre 2011. La nouvelle convention, au rabais pour les personnels de l’ADMR, est en vigueur depuis 6 mois. Nous constatons :
-  La dégradation des conditions d’exercice de notre travail,
- La perte de 100 à 150 € par mois pour les aides à domicile
- La perte de 300 € environ par mois pour les Techniciennes de l’Intervention Sociale et Familiale


NOUS REVENDIQUONS :
- La prise en charge totale des Kms,
-La prise en compte des frais professionnels (essence, entretien, assurance, tickets de bus, portable, etc…),
- L’augmentation de la valeur du point (bloquée depuis 2008 à 5.302 €) afin de la porter à 6 €,
- La revalorisation de la grille des salaires inchangée depuis 10 ans,
- La formation diplômante respectant vie professionnelle/ vie privée,
-  La reprise de nos acquis au niveau des jours de congés d’ancienneté,
- L’abolition de l’aberration « du 1 minute » pour 1 km afin de coller aux kilomètres réellement effectués,
-  La renégociation de la Mutuelle Obligatoire (plus de prestations, baisse du pourcentage de participation du salarié),
-  Le respect du droit du travail dans le cadre des jours de repos.

mardi 29 mai 2012

Mobilisation unitaire pour la defense des Chantiers Navals de Saint Nazaire


L'annonce de la commande des 2 paquebots pour Viking River Cruises, annoncée le 5 avril dernier, plonge le chantier naval de St Nazaire dans une situation gravissime, menaçant dangereusement l'emploi des salariéEs de STX France ( 2100 sur le chantier naval) , ses filiales, et de la sous-traitance ( 3000 salariEs pour 560 entreprises !) et, au -delà , toute l'économie locale.


Si les chantiers navals de St Nazaire venaient à disparaitre, c'est tout le bassin d'activité nazairien ( qui compte un autre fleuron industriel : Airbus avec 2300 salariéEs) qui verrait son avenir très problématique !


Dans l' annulation de la commande des 2 paquebots, qui rend le carnet de commandes des chantiers désespérément vide, l'Etat (actionnaire à 33,33%) à l'évidence, n'a pas pris ses responsabilités pour que le montage financier aboutisse .2 semaines plus tard, les chantiers navals italiens Fincantieri, dont l'Etat italien est propriétaire à 100%, ont annoncé avoir obtenu cette commande !

mardi 22 mai 2012

Mercredi 23 mai : Mobilisation générale pour le maintien de tous les emplois de la Navale et ses sous-traitants et pour la pérennité du Chantier Naval de Saint-Nazaire à l’appel des organisations syndicales, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA de Loire-Atlantique.


L’annulation de la commande des deux paquebots pour Viking River Cruises (annoncée le 5 Avril dernier) menace dangereusement l’avenir du Chantier Naval de Saint-Nazaire et l’emploi de milliers de salariés de STX France, ses filiales et de la Sous-traitance et, au-delà toute l’économie locale. A l’évidence, l’Etat (actionnaire à 33,3%) n’a pas pris toutes ses responsabilités pour que le montage financier aboutisse. Il a laissé les mains libres aux banques privées qui préfèrent spéculer plutôt que financer l’économie réelle et notre industrie en particulier ! Deux semaines plus tard, les Chantiers italiens Fincantieri ont annoncé avoir obtenu cette commande.


En peu de temps, l’Etat italien, propriétaire à 100% de ces chantiers, a su mobiliser ses moyens, via sa Caisse des Dépôts et des Prêts italiens, pour réaliser le montage financier de cette commande !


Les organisations syndicales départementales s’adressent au nouveau Président de la République et à son gouvernement :
-  Pour que l’Etat prenne toutes ses responsabilités et s’implique totalement pour garantir l’avenir du Chantier Naval de Saint-Nazaire, y compris en devenant l’actionnaire majoritaire ;

mercredi 16 mai 2012

Hollande Président, Ayrault Premier Ministre : c'est maintenant le changement ?

Le gouvernement Sarkozy, c’est fini. Pour toutes celles et tous ceux, qui en ont combattu pendant les cinq dernières années les contre-réformes, les politiques sécuritaires, xénophobes et racistes, c’est une bonne nouvelle. Mais ce qui importe, pour les salarié-es, les chômeurs/ses, les retraité-es, les jeunes, les précaires et les exclu-es, c’est que la politique change, que la société ne soit plus organisée en fonction des besoins d’une petite minorité qui profite du travail des autres pour s’enrichir toujours plus. François Hollande s’est fait élire Président de la République en promettant que « le changement c’est maintenant ». Changer de Président, c’est fait ; changer de gouvernement c’est fait aussi. Les élections législatives de juin peuvent donner aux partis de Gauche une majorité à l’Assemblée nationale qu’ils ont déjà au Sénat. Pour que ce soit utile à tous, il faut des décisions concrètes. L’Union syndicale Solidaires réaffirme les revendications et les propositions alternatives qu’elle a portées dans les mobilisations sociales de ces dernières années. Nous ne pensons pas être dans une situation sociale permettant d’imposer que toutes celles-ci soient satisfaites dans la semaine. Mais, a contrario, certaines décisions peuvent être prises sans délai, et des engagements forts doivent être annoncés dès maintenant.


Salaires : maintenant, c’est le changement


Augmentation du SMIC et des minimas sociaux (1 700 euros), des allocations-chômage et pensions de retraite. Ensuite, négociations salariales dans la Fonction publique et dans les branches (300 euros pour toutes et tous), création d’un revenu socialisé d’études.


Santé : maintenant, c’est le changement

Droit à la santé pour tous, par des mesures immédiates supprimant les déremboursements, les tickets modérateurs, les forfaits hospitaliers… Mise en place progressive d’une démocratie sociale à tous les niveaux dans la définition des besoins, la gestion et le fonctionnement de la Sécurité sociale.

Retraites : maintenant, c’est le changement

Annulation des contre-réformes sur les retraites. La décote, double peine pour les carrières incomplètes, doit être abrogée sans délai !

vendredi 4 mai 2012

Notre Dame des Landes : au 24ème jour de grève de la faim, l'Union syndicale Solidaires 44 s'adresse aux grévistes

Cher-e-s ami-e-s,


C’est avec émotion et une solidarité entière que le syndicat Solidaires salue les camarades en grève de la faim qui, individuellement et collectivement se sont engagé-es dans ce juste combat. Merci à toi, Michel qui en est aujourd’hui à ton 24ème jour de grève de la faim, tellement fatigué mais chaque jour plus déterminé, merci à vous Gilles, Marie, Séverine, Sandrine, Robert, sans oublier Marcel et Françoise qui vous ont précédé-es. Votre engagement, votre détermination imposent aux syndicalistes salarié-e-s que nous sommes le plus grand respect.


A vos côtés, comme beaucoup de salarié-e-s, nous avons d’abord été apprenant, et nous le sommes toujours. Comme beaucoup de salarié-e-s nous n’avons pas tout de suite pris la mesure des enjeux et de l’absurdité écologique et sociale du projet de construction d’un nouvel aéroport. Comme beaucoup de salarié-es, à votre contact et à celui de nos camarades syndicalistes de la Confédération Paysanne,

mercredi 2 mai 2012

Notre Dame des Landes : contre l’insulte de Sarkozy et le silence de François Hollande, manifestation de soutien aux grévistes de la faim jeudi 3 mai à Nantes, 13h


Au 22ème jour de grève de la faim des paysans et militants opposé-e-s au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, là où M. Sarkozy ne voit qu’un « immense terrain vague » (Ouest-France du 2 mai) alors que plus de 100 emplois directs et 400 à 500 emplois indirects sont concrètement menacés par le projet, il est plus que jamais urgent que s’affirme et se développe la solidarité du monde du travail.



Pour l’Union syndicale Solidaires, l’insulte de Sarkozy et le silence de François Hollande ne sont plus supportables.


L’Union syndicale Solidaires appelle ses syndicats et militant-e-s à répondre présents à l’appel du comité de soutien aux 6 grévistes de la faim en participant nombreux à la manifestation appelée par la Confédération Paysanne demain jeudi 3 mai à 13h square Daviais à Nantes pour exiger des deux candidats à l’élection présidentielle un engagement clair à suspendre toute expropriation et toute expulsion tant que les recours engagés ne sont pas jugés.

1er Mai : la der' d'Alain avant qu'il ne rejoigne son île !


Ce premier mai aura été aussi  la dernière grande manif nantaise de notre camarade Alain, avant qu'il ne rejoigne sa famille à La Réunion. Syndicaliste à SUD PTT, animateur d'ATTAC, retraité depuis quelques années, Alain était de toutes les manifs. Côté organisateur. Et ce 1er mai, comme d'hab, il était parmi les premiers sur le pont pour préparer le matériel de Solidaires.
Avant son départ, les ami-e-s d'Alain lui feront fête samedi prochain 5 mai. Avec émotion, des souvenirs plein la tête.... et la certitude qu'avec Alain où qu'il soit, le combat continue !

1er mai 2012 : Ancenis, Châteaubriant, Nantes, Saint Nazaire : près de 20 000 manifestant-e-s


300 à Ancenis et à Châteaubriant, 4 à  5000 à Saint Nazaire, près de 15 000 à Nantes, les manifestations syndicales du 1er mai ont été la preuve d'une mobilisation croissante de la population, et notablement des salarié-e-s du public comme du privé, contre les politiques de rigueurs dictés par la fameuse troïka FMI, BCE et Union Européenne et contre  celui qui depuis cinq longues années en a été le serviteur zélé M. Sarkozy.

L'occasion aussi pour de nombreux manifestant-e-s, à l'appel notamment de Solidaires et de la Confédération Paysanne, d'affirmer un large soutien aux paysans de Notre Dame des Landes en grève de la faim depuis 21 jours pour s'opposer à la construction d'un nouvel aéroport.

Nous vous proposons de lire ci-dessous les quatre interventions prononcées lors de ces rassemblements par les porte-parole de Solidaires 44 :

lundi 30 avril 2012

Plus de 500 emplois seraient supprimés ! Projet d’aéroport d’AGO Vinci à Notre Dame des Landes : lourdes menaces sur l’emploi, par la Confédération Paysanne et l'Union syndicale Solidaires de Loire Atlantique



- La disparition de 100 emplois directs sur une cinquantaine d’exploitations agricoles.

- 400 à 500 emplois indirects compromis par la création de cette nouvelle infrastructure (en agriculture, chaque emploi direct génère 4 à 5 emplois indirects : salarié-es de coopératives, entrepreneur-es de travaux agricoles, filières de collectes et de transformation des produits, réseaux d’entraide, vétérinaires, etc.).


Emplois précaires pour la construction. On nous annonce 4 000 emplois pendant 3 ans pour la construction de l’aéroport ; les grands groupes de BTP préférant embaucher une main d’œuvre précaire et sous payée, est-ce bien cela l’idée que l’on se fait d’emplois utiles et pérennes ? Il serait plus utile d’orienter ces investissements publics sur d’autres priorités (santé, éducation,…).


Tromperie sur le nombre d’emplois créés : On nous parle de 3500 emplois à l’ouverture de Notre- Dame-des-Landes ; en réalité, on assisterait au transfert des 650 emplois directs et 1 000 emplois indirects du site de Nantes Atlantique. Comment peut-on croire que, par un simple transfert de l’aéroport, on puisse passer de 1650 à 3500 emplois? On nous promet aussi 15 000 emplois à l’horizon 2050… Mais quel va être le développement du transport aérien compte tenu des crises financières et énergétiques en cours ?

mercredi 25 avril 2012

1er mai, pour la solidarité internationale et le progrès social


Les Unions départementales syndicales CGT, CFDT, FSU, UNSA, SOLIDAIRES appellent à 4 rassemblements et manifestations mardi 1er mai à 10h30 à

- Nantes : Place du Commerce - St Nazaire : place de l'Amérique latine. - Chateaubriant : Mairie - Ancenis : square de l'Eperon.

mardi 24 avril 2012

Après le 1er tour de l'élection présidentielle, l'appel de l'union syndicale Solidaires


Le premier tour de l’élection présidentielle a connu un taux important de participation de 82%. Le résultat fait par la gauche, dans toute sa diversité, exprime une volonté profonde de changement.

Si Marine Le Pen, contrairement à ce qu’elle annonçait, n’arrive qu’en troisième place et est donc éliminée pour le second tour, son score de 18 % est le plus haut de l’histoire de l’extrême-droite et il est, à ce titre, extrêmement inquiétant. Depuis cinq ans, la politique de Nicolas Sarkozy, faite de casse sociale et de politique xénophobe et sécuritaire, a servi de marche pied au Front national et a légitimé son discours auprès des électeurs et électrices. Le score du Front national confirme l’adage selon lequel « l’original est préféré à la copie » ! Les choix retenus par le gouvernement de faire payer la crise par la majorité de la population en en exonérant les principaux responsables et bénéficiaires sont porteurs de souffrances sociales fortes et d’angoisse pour l’avenir. Dans ce contexte, une partie des électeurs, notamment dans les couches populaires, est tentée par des réponses autoritaires et xénophobes.

Il est de la responsabilité du mouvement syndical et du mouvement social dans son ensemble de répondre aux besoins de résistances sociales, de solidarité et de lien social pour offrir d’autres alternatives que celles portées par le Front national !

lundi 23 avril 2012

Ouverture les dimanches et fériés, les syndicats de Loire Atlantique répondent aux organisations patronales : "Il n'est pas question de déroger au repos dominical dans les commerces de détail non-alimentaire à Nantes et c'est dans l'unité la plus large que les syndicats se battront contre toute tentative de dérogation locale"


Aux présidents des organisations : UPA 44, CGPME 44, MEDEF 44

Messieurs,

Nous revenons vers vous au sujet de l'invitation que vous nous avez adressée le 26 mars 2012 pour "discuter d'un accord » « sur la question de l'ouverture dominicale des commerces à l'approche des fêtes de fin d'année" à Nantes.

Nos organisations se sont réunies et ont adopté la réponse unitaire suivante.

Nous déplorons la déréglementation en matière de repos dominical qui s'opère depuis 1978 n'ayant de cesse de la remettre en cause et de vouloir déroger à la loi du 13 juillet 1906.

Localement, nous observons, depuis de nombreuses années, des initiatives patronales visant à déroger au repos dominical précieux pour les salariés des commerces, soumis à autorisation municipale.

mercredi 18 avril 2012

Notre Dame des Landes : la terre aux paysans, pas aux avions


La planète et ses populations subissent le dérèglement climatique. Les timides mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre devaient limiter l’augmentation moyenne de la température à 2°, mais la tendance actuelle va probablement vers 6°.


Les responsables sont connus. En France, toutes les activités ont réduit leurs émissions, sauf la première d’entre elles, les transports qui les ont augmentées de 22% en 15 ans.


Parmi les transports, l’aérien est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre : pour transporter le même nombre de personnes, il utilise 9,5 fois plus d’énergie sous forme de kérosène (totalement détaxé) que le TGV (électrique de surcroit) et 5 fois plus que le car. Et les pouvoirs publics, en opposition à leurs déclarations médiatiques pour l’environnement, veulent imposer un aéroport à Notre Dame des Landes : c’est inacceptable et irresponsable !

lundi 16 avril 2012

Solidaires aux côtés des paysans de Notre Dame de Landes en grève de la faim


Depuis le mercredi 11 avril, deux paysans de Notre Dame des Landes, Michel Tarin et Marcel Thébault, ont entamé une grève de la faim pour dénoncer la procédure d’expulsion de leurs fermes et de leurs habitations situées sur le site prévu pour l’implantation d’un nouvel aéroport et, à la veille des élections présidentielles, relancer la mobilisation pour obtenir l’annulation du décret d’utilité publique du nouvel aéroport. Depuis le premier jour, des syndicalistes de Solidaires 44 sont présents à leurs côtés.


L’Unions syndicale Solidaires 44 réaffirme son opposition à la construction d’un nouvel aéroport pour l’agglomération nantaise. Cette décision, prise sur la base d’informations largement tronquées comme l’a démontrée l’étude indépendante commandée par le collectif des élu-e-s doutant de la pertinence d’un nouvel aéroport (CéDéPa) a déjà conduit ses promoteurs, Etat et collectivités locales, à confier la gestion de l’aéroport de Nantes Atlantique à la multinationale Vinci. L’Union syndicale Solidaires réaffirme son exigence d’une gestion publique de tout le tissu aéroportuaire

vendredi 13 avril 2012

ADREXO une nouvelle fois condamné aux Prud’hommes. Les salarié-e-s victimes des pratiques de la direction d’ADREXO recevront plus de 4 millions d’euros


Les salarié-e-s d'ADREXO distribuent la publicité dans les boîtes aux lettres. C'est un travail extrêmement physique et peu payé. Mais, chez ADREXO, ça devient du bénévolat. Soutenu par SUD PTT 44, plusieurs salarié-e-s d’ADREXO de Loire Atlantique ont saisi les Prud’hommes pour faire valoir leurs droits.


Le 16 décembre 2011, la société ADREXO a été condamnée à verser 1 million d'euros aux 23 salarié-e-s qui avaient saisi le Conseil de Prud'hommes de Nantes.
Le 10 février 2012, la société ADREXO a été à nouveau condamnée à verser 1 million d'euros à 25 salarié-e-s qui avaient eux saisi le Conseil de Prud'hommes de Nantes.
Le 23 février 2012, dans un jugement de départage, le Conseil de Prud'hommes de Saint-Nazaire a condamné la société ADREXO à verser plus de 50.000€ à 3 salarié-e-s.
Le 30 mars dernier, le conseil de Prud'hommes de Saint-Nazaire condamne une nouvelle fois la société ADREXO à verser 2 millions d’euros à 32 salarié-e-s

mercredi 11 avril 2012

Solidaires et les échéances électorales - Déclaration du Bureau national


L’Union syndicale Solidaires est très attachée à son indépendance vis-à-vis du patronat, des pouvoirs publics et de tout parti politique. Nous réaffirmons l’importance d’être un contre-pouvoir quel que soit le gouvernement, aujourd’hui comme demain. Les mois qui viennent vont être marqués dans notre pays par les échéances électorales, présidentielles et législatives, et leurs résultats.



Nous ne donnons aucune consigne de vote et ne soutenons aucun candidat. Pour autant, il ne s’agit pas d’être « neutre » mais de porter dans le débat citoyen nos analyses et les alternatives que nous avons défendues et continuerons à défendre dans le débat social et les mobilisations.


Nous savons aussi que nombre de salarié-es sont privés de ce droit de vote et qu’en tant qu’immigré-es, ils n’ont pas accès à une citoyenneté à part entière, même s’ils participent pleinement par leur travail à la création des richesses dans notre pays !

mardi 10 avril 2012

La Poste : reprise du travail à Carquefou, plus de 90% de grévistes à Blain ce mardi, nouvelle journée de grève demain à Châteaubriant

Après 5 jours de grève, les factrices et facteurs de Carquefou ont décidé de reprendre le travail demain malgré un constat total de désaccord avec la direction de La Poste. Sur l’essentiel, la suppression de 3,25 emplois, la direction n’a rien cédé, acceptant de ne négocier que sur des mesures d’accompagnement. C’est donc désormais la population de Carquefou, St Luce, Thouaré et Mauves qui va devoir supporter les conséquences de sous-effectifs permanents au prix d’un service dégradé. Pour SUD, c’est toujours totalement et scandaleusement inacceptable.


Même cause, suppression de tournées, et même opposition des factrices et facteurs avec toutes les organisations syndicales à Blain avec une grève suivie aujourd’hui à plus de 90% et, demain, à nouveau, sur le secteur de Châteaubriant.

vendredi 6 avril 2012

Carquefou/St Luce : la direction refuse la moindre concession ! Factrices et facteurs votent la poursuite de la grève


La direction de La Poste aurait-elle décidé de prendre ses usagers de Carquefou, Ste Luce, Thouaré et Mauves en otages ? C’est la question que se posaient les factrices et facteurs, en grève depuis 3 jours, à la sortie de la séance de négociation qui s’est tenue ce matin.


Arc-boutée sur sa décision de supprimer 3,25 postes, au mépris de la réalité du terrain et notamment de la croissance régulière de la population sur ce bassin de vie, la direction s’est contentée d’avancer l’éventualité du recrutement d’un salarié en CDD pour trois mois pour faciliter la transition ! Pour la vingtaine de factrices et facteurs en grève, c’est la colère. Et la douche froide. Avec comme conséquence la décision de reconduire la grève.

jeudi 5 avril 2012

Colère et mobilisation à La Poste. A l’appel de SUD, CGT, CFDT et CFTC, une centaine de postier-e-s manifeste devant la Direction Courrier à Nantes.


Ambiance lourde pour la centaine de postier-e-s présents cet après-midi devant la direction de La Poste, rue René Viviani à Nantes, à l’appel des syndicats CFTC, CFDT, CGT et SUD.. Tous dénoncent les pressions au travail et l'absence de dialogue social. Les factrices et facteurs de Carquefou/St Luce, en grève depuis 3 jours contre 3,25 suppressions d'emplois, témoignent du blocage complet des négociations. « La Poste veut nous faire croire qu’elle n’a pas le choix des suppressions d’emplois, voire même qu’il en irait de la survie de l’entreprise alors qu’elle engrange aujourd’hui des bénéfices par millions et qu’elle en reverse une énorme partie aux actionnaires" affirme leur porte-parole CFDT.


Pour le secrétaire départemental de SUD, « si nous sommes réuni-e-s aujourd’hui, si nous avons décidé ce rassemblement, c’est par ce que nous sommes sous le choc de ce qui vient de se passer à La Poste. Comment pouvions-nous rester inertes, alors que plusieurs collègues se sont donné la mort en invoquant la dégradation de leur vie au travail et en dénonçant un management par le stress, en raison d’une politique du toujours plus de rentabilité et toujours moins d’humanité ? Comment ne pas les entendre ! Comment pouvons-nous rester inertes alors qu’au-delà de ces dramatiques suicides, nous savons que dans tous les secteurs de la poste, d’autres agents sont en difficultés, en dépression, en arrêt de maladie car ils et elles ne sont plus en mesure de supporter les pressions du travail. Et combien ne disent rien et souffrent en silence ? Ca suffit !