jeudi 12 janvier 2012

1 000 000 euros, c'est ce que vont se partager 23 salarié-e-s d'ADREXO de Loire Atlantique défendus par SUD PTT !


C’est une affaire instruite par SUD PTT 44-85 depuis 5 ans maintenant. Après une audience de jugement à Nantes en juin 2008 (SUD), une audience de départage en mai 2009 (SUD) et une audience devant la Cour d'Appel de Rennes le 20 octobre 2011, la Cour d'Appel de Rennes confirme le jugement de Nantes et condamne la société ADREXO à verser plus d'un million d'euros aux vingt trois salariés. Les 23 salariés ont été défendus par SUD à Nantes, 20 d'entre eux le seront par SUD devant la Cour d'Appel et 3 par l'avocat de FO.


Le Cour d'Appel reconnaît le bien fondé de la requalification des contrats de travail à temps partiel en contrat à temps plein et permet aux salariés d’ADREXO de se voir payer les heures travaillées gratuitement…

Base élèves : la lutte continue !

C’est une lutte des enseignant-es, des parents et des élu-es. Chaque adhérent-es de Solidaires peut demander à ses élu-es d’agir comme ceux et celles de Rezé.
________________________

Décembre 2011 : Voeu de la mairie de Rezé sur le fichage des enfants et des jeunes imposé par l’Education Nationale

Le 16 décembre, le Conseil Municipal de Rezé a adopté un voeu demandant à l’Éducation Nationale de renoncer à l’immatriculation des enfants et à l’utilisation de Base élèves, rejoignant ainsi les nombreuses autres communes de France qui refusent de participer au fichage des enfants. S’inspirant de la motion votée au Conseil Régional Pays de la Loire et des éléments communiqués par le CNRBE, la commune de Rezé demande à l’État de se conformer aux observations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, invite le Gouvernement à organiser une remise à plat de tout le système informatique de l’Éducation Nationale et demande la levée de toutes les sanctions à l’encontre des directeurs d’école qui ont refusé d’enregistrer des enfants dans Base élèves.

Source : site du Collectif National de Résistance à Base Elèves
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
________________________________________________________________________________


SUD éducation et Solidaires soutiennent la lutte des directeur-es dans le refus de remplir tous les fichiers et les enseignant-es refusant de faire remonter les résultats des évaluations nationales en CE1 et CM2 qui ne servent qu’à classer les élèves, les établissements.

mercredi 4 janvier 2012

La TVA sociale, une mesure socialement injuste et économiquement inefficace


Après avoir supprimé l’encombrant bouclier fiscal, non sans avoir allégé considérablement l’impôt sur la fortune au passage, Nicolas Sarkozy relance l’idée de la TVA sociale, chère au MEDEF.


Il s’agit de supprimer tout ou partie des cotisations sociales patronales et d’augmenter la TVA, impôt indirect, sur les prix des biens et services. Cette mesure vise à faire payer la majorité de la population et à exonérer une fois de plus le patronat du versement de ses cotisations. L’argument du coût du travail trop élevé, notamment vis-à-vis de l’Allemagne, occulte le fait que le coût du travail est identique sauf qu’en France les cotisations sociales garantissent une sécurité sociale solidaire alors qu’en Allemagne le coût des systèmes privés pèse sur le pouvoir d’achat des ménages.


Cette mesure n’aura qu’un seul effet, comme l’ont montré toutes les expériences passées, celui de l’augmentation des prix. Les employeurs en profiteront pour augmenter leur taux de marge et les dividendes aux actionnaires. Tous les consommateurs seront touchés, qu’ils achètent des biens produits en France ou importés. L’argument anti délocalisation est tout aussi fallacieux. Le différentiel de salaire avec les pays de l’Europe centrale ou de la Chine est tel que ce n’est pas une baisse de quelques points de cotisations patronales qui changera cette situation.


La TVA sociale ne répond à aucun des objectifs affichés. Ce gouvernement poursuit en réalité sa politique de cadeaux au patronat et aux classes aisées qui assèche les finances publiques. Ce projet est aux antipodes de la justice fiscale et du partage des richesses produites au profit des salarié-es.

mardi 3 janvier 2012

Salaires : Pour en finir avec les inégalités entre les femmes et les hommes !


Quelques chiffres


La France est un des pays où les femmes représentent quasiment la moitié des salarié-es (47,5 % en 2008). Mais en ce qui concerne l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, on est loin du compte ! Le salaire moyen des femmes est de l’ordre de 75 % du salaire moyen des hommes. Une partie de cette inégalité s’explique par le fait que les femmes occupent des emplois moins qualifiés (donc moins payés), qu’elles sont plus souvent à temps partiel (83% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes).


Cette sous-qualification de l’emploi féminin, et cette sur-représentation des femmes dans les emplois à temps partiel, renvoient bien sûr à des normes sociales dominantes, à une vision persistante de la société où le salaire des femmes est encore considéré comme un salaire d’appoint. Et alors même qu’elles assurent très majoritairement les responsabilités familiales. En effet, les hommes n’assurent que 35% des tâches domestiques, cette proportion n’évoluant que très lentement : ainsi le ratio n’a augmenté que de 3% entre 1986 et 1999.

Le gouvernement est responsable de la hausse des prix SNCF

                                                                         C’est le gouvernement qui est premier responsable de cette hausse de tarifs, à travers les ponctions faites sur les finances de la SNCF. Le budget 2012 en est la traduction. La direction SNCF ne s’est nullement opposée aux décisions gouvernementales. SUD-Rail a voté contre le budget 2012 au CCE et au Conseil d’Administration où le représentant des usagers (FNAUT) l’a malheureusement approuvé.

Cette augmentation intervient dans un contexte difficile pour des millions de salariés, chômeurs, retraités, jeunes en formation. Malgré les incantations du Grenelle de l’environnement, aucune volonté politique ne permet concrètement de rendre les transports ferroviaires accessibles au plus grand nombre. Au contraire, les usagers continuent d’être considérés comme des payeurs de la dette ferroviaire gérée par RFF.


Le budget 2012 de la SNCF est marqué par des choix politiques qui pèsent lourdement sur l’entreprise :
- Le montant des péages versés à RFF augmente de 76% en 10 ans : 3,43 milliards en 2012.
- Le coût de l’énergie de traction croît de 5% par rapport à 2011 : 713 millions.
- Les décisions imposées à travers le Service Annuel 2012 coûtent 150 millions.
- La hausse des impôts et taxes (à l’inverse des cadeaux faits aux patrons et actionnaires du privé) : 150 millions.
- Les dons à l’Etat qui se poursuivent : 230 millions en 2012.
Soit, 4,7 milliards d’€ de dépenses directement liées à des choix gouvernementaux !