vendredi 3 février 2012

Annulation de la dette du CHU de Nantes !


Le bilan de 2011 indique que l’activité a augmenté de 2.46% et que le CHU a retrouvé l’équilibre financier, (il dégage un excédent de 219 000 euros ) un an avant l’échéancier prévu fin 2012 ! SUD a toujours contesté cette année d’avance sur la planification initiale et demandé le respect du calendrier, car cela a dégradé plus que de raison les conditions de travail du personnel.


Depuis 2007, début du plan de retour à l’équilibre, l’activité aura augmenté d’environ 20%. Parallèlement les effectifs en ETP(Equivalent Temps Plein) sont passés de 8305 en 2007 à 8328 ETP en 2011, soit une progression de 23 ETP sur la période ( 0.3% des effectifs totaux) !

Sur ces bases, chacun pourra conclure à une augmentation importante de la productivité (de l’ordre de 20%), donc à une intensification du travail.
Cette intensification n’est pas sans conséquence sur nos conditions de travail et la qualité des soins dispensés dans l’établissement. Maltraitance institutionnelle, souffrance professionnelle et/ou éthique sont maintenant repris dans les rapports de la médecine du travail. Seul l’équilibre budgétaire compte, au détriment de la santé des salariés (avec parfois des drames , comme à Nantes où Lille .)


Sommes-nous au bout du tunnel ? Pas du tout :



• Le CHU devrait résorber le déficit cumulé de 61 millions,(une partie de notre dette publique nationale) grâce aux hypothétiques excédents des futurs exercices.


• T2A oblige, le président de la CME nous indique qu’il faut réduire au maximum la durée de séjour (dans le cadre de la maîtrise comptable des dépenses de santé : augmenter l’activité à moyens quasi-constant). C’est à dire augmenter le turn over des patients et dégrader un peu plus nos conditions de travail et parfois la sécurité des soins.


• Le transfert sur l’Ile de Nantes du futur « Hôpital Numérique ».Ce serait le projet le plus légitime de France d’après notre direction (sauf pour la droite locale et la CGT qui revendique de concert un débat public et un référendum local), souhaitons que le Ministère le pense aussi. Certains évoquent déjà une discrimination politique, en cas de refus par le ministère, de financer les 180 millions nécessaire .


Mais « que font les syndicats » dans un tel contexte ?


Comme SUD le conteste depuis sa création en 2001, c’est la division syndicale, particulièrement exacerbée au CHU de Nantes, qui bloque toute démarche unitaire, susceptible de créer le rapport de force pour gagner. Ainsi, les conflits de service se multiplient avec le soutien d’un syndicat ici, et d’un autre là, sans que soit posé la question de l’élargissement syndical ou sur l’ensemble du CHU.


OSONS le vœu, que cela change pour 2012 !


A SUD nous pensons que la situation ne peut plus durer et nous demandons l’annulation de cette dette, car elle est illégitime (liée à une insuffisance de financement) et les salariés n’en sont pas responsables !!
C’est pourquoi nous interpellons l’ensemble de la communauté hospitalière (Syndicats des personnels médicaux et non médicaux, bureau de la CME, Président du Conseil de Surveillance,…..), pour revendiquer avec SUD, l’ANNULATION de la DETTE.


La satisfaction de cette revendication, passant par le vote au Parlement d’un collectif budgétaire( comme cela se fait régulièrement sur d’autres questions), pour financer les nombreux établissements publics de santé en déficit et éponger les dettes. SUD engage une démarche nationale en ce sens.


Dans un premier temps SUD sollicite une négociation avec la direction pour exiger l’adaptation des effectifs à la charge de travail, induite par l’augmentation de 20% de l’activité sur 4 ans.


Comme l’unité sera nécessaire pour gagner, nous proposons aux syndicats du CHU qui partagent la revendication d’annulation de la dette de se rencontrer rapidement, afin de définir ensemble une stratégie.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire