vendredi 13 avril 2012

ADREXO une nouvelle fois condamné aux Prud’hommes. Les salarié-e-s victimes des pratiques de la direction d’ADREXO recevront plus de 4 millions d’euros


Les salarié-e-s d'ADREXO distribuent la publicité dans les boîtes aux lettres. C'est un travail extrêmement physique et peu payé. Mais, chez ADREXO, ça devient du bénévolat. Soutenu par SUD PTT 44, plusieurs salarié-e-s d’ADREXO de Loire Atlantique ont saisi les Prud’hommes pour faire valoir leurs droits.


Le 16 décembre 2011, la société ADREXO a été condamnée à verser 1 million d'euros aux 23 salarié-e-s qui avaient saisi le Conseil de Prud'hommes de Nantes.
Le 10 février 2012, la société ADREXO a été à nouveau condamnée à verser 1 million d'euros à 25 salarié-e-s qui avaient eux saisi le Conseil de Prud'hommes de Nantes.
Le 23 février 2012, dans un jugement de départage, le Conseil de Prud'hommes de Saint-Nazaire a condamné la société ADREXO à verser plus de 50.000€ à 3 salarié-e-s.
Le 30 mars dernier, le conseil de Prud'hommes de Saint-Nazaire condamne une nouvelle fois la société ADREXO à verser 2 millions d’euros à 32 salarié-e-s



Le syndicat SUD PTT poursuit son combat sans relâche pour mettre au grand jour toutes les malversations opérées sciemment par cet employeur : les salarié-e-s ne sont pas payés au SMIC, ils et elles ne sont pas défrayés de leurs frais kilométriques, ils et elles utilisent leur domicile personnel pour accomplir le pliage des documents mais sans les indemnités qui vont avec. Tout ça vient d'être enfin reconnu par le Conseil de Prud'hommes de Saint-Nazaire qui retient également contre la société ADREXO le travail dissimulé, comme l'avait fait récemment la Cour d'Appel de Pau (16 février 2012).


Mais, avec ADREXO, il ne suffit pas de gagner devant le Conseil de Prud'hommes ou la Cour d'Appel pour obtenir son du. La direction d’ADREXO met tout en œuvre pour décourager les salarié-e-s. Elle a formé un pourvoi en cassation avant même de payer les condamnations. Il a donc fallu que les salarié-e-s fassent appel à un huissier, et avancent les provisions, pour obtenir le paiement des condamnations. Il en est de même pour l'exécution provisoire.


L’annonce de la démission du président d’ADREXO, M. Pons, fin mars, va-t-elle enfin marquer une inflexion dans les pratiques sociales de cette entreprise ? Une chose est certaine, le syndicat SUD est prêt à rencontrer la nouvelle direction pour rappeler toutes les mauvaises pratiques relevées chez ADREXO et, pourquoi pas, ouvrir un grand chantier de mise en conformité avec le Code du travail, car l’objectif premier de SUD PTT n'est pas de gagner des jugements mais de rétablir les salarié-e-s dans leurs droits.



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