mardi 3 avril 2012

Augmentation des pensions ? Oui, mais baisse du pouvoir d'achat !


Les retraité-es vivent dans des conditions de plus en plus difficiles depuis que leur pension n’augmentent, comme cette année, qu’au rythme de l’inflation depuis les contre-réformes contre les retraité-es du privé (1994), des fonctionnaires (2003) et des régimes spéciaux (2008). Avant, la pension évoluait comme le salaire moyen, qui augmente plus que l’inflation, qui permet de profiter un peu du partage des nouvelles richesses crées pour se payer de nouveaux biens que nos anciens ne pouvaient pas acquérir (réfrigérateur, lave-linge, télévision, téléphone, voiture…). En 15 ans, les salarié-es du privé ont vu leur pension, indexée sur l’inflation, baisser de 17% par rapport au salaire moyen.



Les retraité-es à faible revenu s’avèrent plus pénalisés par l’indexation sur l’inflation, car ils sont obligés de tout dépenser dans le mois, de prendre en charge prioritairement des dépenses augmentant bien plus que l’inflation : l’énergie (électricité, gaz et fioul), l’eau, le logement, les assurances, la santé et ses déremboursements de médicaments et autres dépassements d’honoraires… dont les retraités, plus fragiles que la moyenne de la population, subissent ces hausses de façon plus forte, d’autant plus que les cotisations des complémentaires sont fixées en proportion de l’âge.




De ce fait, de nombreux retraité-es doivent se contenter des minima :
- Le « minimum contributif » de 665€ (85% du SMIC depuis la loi de 2003) est versé à 5,4 millions (42%) des retraité-es (25% des hommes et 56% des femmes ce qui montre bien les inégalités).
- Le « minimum vieillesse », remplacé depuis 2007 par l’ASPA, Allocation de Solidarité aux Personnes Agées, versé à partir de 65 ans, est augmenté plus fortement, pour atteindre 777 €… mais comment vivre avec une telle somme toujours bien inférieure au seuil de pauvreté, d’autant plus qu’il ne permet plus d’obtenir la complémentaire santé de la CMU (couverture maladie universelle) ? Ce sont 600 000 personnes (4,5% des retraité-es – dont 60% de femmes) qui doivent survivre avec si peu.



Solidaires revendique une pension au niveau du SMIC, seuil correspondant au minimum pour vivre. Si les 13,5 millions de retraité-es touchent en moyenne 1 512€ (1 636 pour les hommes et 1 020 pour les femmes ce qui montre les disparités qui s’accroissent avec l’allongement de la durée de la cotisation depuis 2003), 2,3 millions (17%) ont moins de 600€, c’est intolérable dans un pays qui crée de plus en plus de richesses





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