mercredi 2 mai 2012

1er mai 2012 : Ancenis, Châteaubriant, Nantes, Saint Nazaire : près de 20 000 manifestant-e-s


300 à Ancenis et à Châteaubriant, 4 à  5000 à Saint Nazaire, près de 15 000 à Nantes, les manifestations syndicales du 1er mai ont été la preuve d'une mobilisation croissante de la population, et notablement des salarié-e-s du public comme du privé, contre les politiques de rigueurs dictés par la fameuse troïka FMI, BCE et Union Européenne et contre  celui qui depuis cinq longues années en a été le serviteur zélé M. Sarkozy.

L'occasion aussi pour de nombreux manifestant-e-s, à l'appel notamment de Solidaires et de la Confédération Paysanne, d'affirmer un large soutien aux paysans de Notre Dame des Landes en grève de la faim depuis 21 jours pour s'opposer à la construction d'un nouvel aéroport.

Nous vous proposons de lire ci-dessous les quatre interventions prononcées lors de ces rassemblements par les porte-parole de Solidaires 44 :


Ancenis - Martial

Camarades,



Situés entre les deux tours de l'élection présidentielle, les rassemblements syndicaux du 1er Mai revêtent cette année un caractère particulier. Les résultats du premier tour ont sélectionné un candidat social-libéral qui vire en tête suivi de son rival national libéral. Mais ce qui a marqué le plus les esprits, c’est le score du Front National qui, avec près de 18% réalise un score historique. Selon la teneur des discours et des thèmes de la campagne électorale, cela veut dire que les positions d’extrême droite, xénophobes et antisociales, défendues par le couple Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen pèsent plus de 45% des voix. La misère n'est pas bonne conseillère et l'Histoire a montré que les crises, ici et dans le reste de l'Europe, sont favorables aux mouvements d'extrême droite comme dans les années Trente. En 2012, alors qu'il y a tout juste 70 ans partaient les premières liaisons ferroviaires directes entre villes de provinces françaises et Auschwitz, des haines similaires et sans justifications continuent dans notre société ! Aujourd’hui, toutes proportions gardées, nous voyons le même scénario abjecte se mettre en place, le juif étant remplacé par le musulman. Mais, est-ce si étonnant dans un pays où le régime de Vichy ou plus tard l’OAS ont été rapidement amnistiés de leurs crimes ?


Comme toujours, les analystes médiatiques font mine de s’étonner d'un tel score du FN alors que depuis cinq ans, ses discours et son programme sont relayés au plus haut sommet de l'État - pour mémoire les prises de position de Sarkozy sur l'Islam, sur les Roms et sur les parasites que seraient les chômeur-ses et toute une catégorie de la population jugée néfaste à la Patrie comme les fonctionnaires et les syndicalistes.


Totalement engagé dans sa voie extrémiste, Sarkozy veut renouer avec un grand classique du pétainisme : un 1er mai transformé en fête du « vrai travail » ! Il ne lui reste que quelques jours pour y accoler la Famille (catholique bien-sûr) et la Patrie. L’objectif du rassemblement que veut organiser l’UMP est clairement affiché, comme il l’est déjà depuis longtemps par le FN : contrecarrer les défilés syndicaux, détourner l'image du 1er Mai, journée symbole des luttes de la classe ouvrière. Les caciques du parti du Fouquet’s l’assurent : « On défendra, nous, vraiment le travail. Pas le statut, le travail… » Le message a le mérite d'être clair et tous les assisté-es, fonctionnaires, salarié-es à statut et autres pseudo privilégié-es apprécieront. La Droite, toute décomplexée qu'elle est, veut crier sur tous les toits qu’il faut « travailler plus » mais dorénavant sans gagner plus, et qu’il n’y a qu’un seul statut qui vaille, c’est le statut de la précarité, en attendant celui du servage ! Mais que le futur serf se rassure car après avoir détruit les acquis de 1968, ceux de 1945, ceux de 1936 et même certains de 1789, en réhabilitant le curé face à l'instituteur, SarkoPen leur promet le retour des croisades !


Face aux provocations des politiciens de Droite contre les salariés et leurs syndicats de lutte dont on voit bien qu'ils veulent leur anéantissement, face à une politique raciste et répressive, face aux dangers qui menacent les libertés publiques et individuelles, il faut descendre en masse dans les rues, dans l'unité la plus large. Il faut, plus que jamais, faire entendre les préoccupations sociales des salariés, des chômeur-ses, des jeunes et des retraité-es, défendre les droits fondamentaux et les libertés partout dans le monde, faire reculer le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme. Il est plus que temps de mettre aux pas tous les parasites qui se gavent depuis des décennies sur le dos des populations avec la complicité des pouvoirs politiques.


Le bilan de 5 ans de sarkozysme, ce sont 5 millions de chômeurs et chômeuses soit 1/3 de plus qu'en 2007, ce sont 8 millions de personnes pauvres ! Ce sont ces mêmes personnes qui sont considérées comme des fraudeurs et des assisté-es alors que la majorité d’entre eux ne sont pas indemnisés ou sont condamnés à survivre avec les minima sociaux. Alors pour le bilan social, économique et moral du sieur Sarkozy, laquais des riches et du MEDEF, le seul mot qui nous vient à l'esprit, c'est : « Dégage !! ». Le 06 mai, pas une voix de salarié-e ne doit se porter sur ce triste sire !


Pour autant, notre volonté de voir dégager Sarkozy et sa clique ne nous conduit pas à nous ranger derrière l'autre camp. Le prochain président est déjà sommé de poursuivre une politique d'austérité ainsi qu'à « réformer » le droit du travail (suppression du CDI, allègement des procédures de licenciement...), à démanteler les systèmes de protection sociale et les services publics sous peine de sanctions des marchés et d'attaques spéculatives. La finance internationale, les multinationales et les oligarchies politiques veulent infliger une défaite majeure aux populations, pour amplifier leurs profits. Le candidat de la gauche libérale entend respecter ce diktat de la Finance, comme ses homologues d'autres pays européens l'ont fait, mettant à genoux les peuples grecs, espagnols ou encore portugais, pour ne parler que d'eux.


Pour l'union syndicale Solidaires, les salariés avec et sans emploi, les retraité-es, la jeunesse scolarisée ne doivent compter que sur eux-mêmes, que sur leur capacité à se mobiliser pour en finir avec le dumping social et les politiques d’austérité et imposer une juste répartition des richesses, pour réorienter l’économie et les politiques publiques vers la satisfaction des besoins fondamentaux et des impératifs écologiques.


Dès le 07 mai, alors qu'il ne fait pas de doute que les plans sociaux vont reprendre de plus belle, il faudra que les salarié-es se fassent entendre et pèsent sur les actes de nos futurs gouvernants. Notre détermination et notre unité est notre force. C'est comme cela que nos aïeux ont obtenu les avancées sociales que l'on nous reprend aujourd’hui.


Le changement dépend de nous, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent et les gouvernements à leur service. Nous n'obtiendrons que ce que nous gagnerons par la lutte.


Je terminerai cette intervention en vous parlant du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Lorsque nous disons que nous ne pouvons avoir la moindre confiance dans la gauche libérale, nous avons un exemple flagrant dans notre département avec la volonté des quelques oligarques régionaux d'imposer au contribuable et à la population un aéroport aussi coûteux qu'inutile, pour le seul profit de la multinationale Vinci. Ce projet, s'il voyait le jour aurait des conséquences sur l'emploi des paysans et des salariés agricoles du secteur, il serait, en outre, destructeur de terres nourricières.


L'Union syndicale Solidaires soutient les différentes formes de lutte menées par les opposants à ce projet. En particulier, nous apportons notre solidarité aux paysans et élus en grève de la faim, dont l'un d'eux depuis 21 jours. Ce projet pharaonique doit être abandonné !

Châteaubriant - Gilles

Cher(e)s ami(e)s et camarades.



Ici ce matin à Châteaubriant, comme à Ancenis, Nantes et Saint Nazaire, dans le département, comme dans toutes les villes de France et du monde, les travailleurs se rassemblent pour affirmer la solidarité internationale, le refus des discriminations et de la politique de haine, pour soutenir les luttes syndicales en cours pour les salaires et pour l’emploi, pour aussi défendre l’avenir de la planète et imposer le respect de nos droits.


Ce 1er mai est d’une importance capitale !


Car mes camarades, vous l’avez entendu comme moi, après l’extrême –droite, c’est Monsieur Sarkozy qui prétend faire de ce 1ier mai la fête du vrai travail ! Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ce cul doré de Sarkozy qui n’a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot. Son bilan, ce sont les 5 millions de chômeurs et chômeuses, et les 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté : Depuis 2007, c’est 35 % de chômeurs/chômeuses en plus ! Et ce sont elles et eux qu’il présente comme des «fraudeurs qui abusent de l’assistanat » alors que 60% d’entre eux ne sont pas indemnisés par l’assurance chômage et sont condamnés à survivre avec les minima sociaux.

Sarkozy insulte les millions de travailleurs qui l’ont vu, lui et son gouvernement, chaque jour, bafouer le droit des salarié-es ! Et il insulte notre 1er mai qui est la journée de lutte internationale des travailleurs.

Alors, dans un premier temps, au vu de son bilan et de ce qu’il propose dans cette campagne électorale, utilisons notre bulletin de vote le 6 mai prochain pour tourner définitivement la page de Nicolas Sarkozy. C’est désormais une question de salubrité publique !

Oui mes camarades, nous sommes à la croisée des chemins, soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité dictées par la fameuse troïka Commission européenne, Banque Centrale Européenne et FMI et face aux diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à l’offensive pour défendre nos acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses. C’est ce que soutient et propose l’Union syndicale Solidaires.


Pour défendre l’emploi, les salaires, une vraie réforme fiscale, les services publics et la protection sociale, pour construire durablement un vrai changement, la mobilisation collective, interprofessionnelle et intersyndicale, est nécessaire. Comme elle est nécessaire, ici, dans le pays de Châteaubriant.


Ce 1er mai, nous affirmons aussi notre solidarité avec les peuples en lutte pour leur liberté, de la Syrie à la Grèce, comme nous affirmons notre soutien à nos camarades de la Confédération Paysanne et à leurs deux militants de Notre Dame des Landes en grève de la faim à Nantes depuis 20 jours aujourd’hui parce qu’ils refusent l’expropriation de leurs fermes et la destruction de centaines d’hectares de bonne terre agricole pour un projet d’aéroport inutile au regard de l’existant.


Ce 1er mai appartient à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas et gardent la tête haute et la solidarité chevillée au corps. Nous ne lâcherons rien ! Merci mes camarades.


Nantes - Jean
En ce 1er mai 2012, à la résonnance particulière puisque situé entre les 2 tours de l’élection présidentielle, nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité, les diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à l’offensive pour défendre les acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses.



La finance internationale, les multinationales et les oligarchies politiques, veulent infliger une défaite majeure aux classes ouvrières du monde, mettre à genoux les populations, pour perpétuer un système capitaliste qui nous mène à la ruine, engendre pauvreté et précarité.


L’explosion des profits financiers des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires, la liberté de circulation des capitaux, la fraude fiscale des plus riches, le développement des paradis fiscaux, ont permis le plus grand hold-up des richesses produites par les salariéEs et plongé des millions de personnes dans la misère et le chômage.


La construction libérale de l’Europe doit être défaite et refondée sur des principes de solidarité et de coopération entre les peuples. Il faut en finir avec le dumping fiscal et social, les politiques d’austérité qui déferlent sur toute l’Europe, et le déni démocratie imposé par les traités successifs dont le dernier sur la « règle d’or ».

LES DEGATS DU SARKOZY ET DU MEDEF.

Nicolas Sarkozy a choisi d’être le président des riches et du MEDEF. Sa politique, menée depuis 5 ans, qui a fait le lit du Front National porté à son plus haut niveau électoral et l’influence mortelle doit être combattue sans relâche, a fait des ravages considérables.


Ce sont 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté : depuis 2007, ce sont 35% de chômeurs/chômeuses en plus ! Ces derniers sont considérés comme des « fraudeurs qui abusent de l’assistanat » alors même que 60% d’entre eux ne sont pas indemnisés et sont condamnés à survivre avec les minima sociaux.


Après Le Pen qui a déjà tenté de s’approprier le 1er mai avec sa fête de Jeanne d’Arc, Sarkozy prétend organiser le 1er mai un rassemblement autour du »vrai travail » place du Trocadéro.. Le 1er mai est une journée de lutte internationale des travailleurs/euses, tout le contraire de ce que défendent ces deux là !


Décidément, non, Sarkozy ne comprend rien au monde du travail. Que le président des riches, qui se pavanait avec sa bande au Fouquet’s ou sur le yacht du milliardaire Bolloré, veuille nous donner des leçons est indécent !

Non, Mr Sarkozy, nous ne sommes pas des « faux travailleurs » !!! La seule réponse à donner à celui qui se prend pour Pétain, c’est « Bon vent, Sarkozy ! Dégage ! »


La politique de Sarkozy, c’est la destruction des services publics, la casse des retraites et de tous les droits sociaux, une fuite en avant dans le tout nucléaire et des attaques d’une rare redoublées contre l’environnement.


L’union syndicale SOLIDAIRES soutient sans réserve la grève de la faim, engagée depuis le 11 Avril, par des agriculteurs menacés d’expropriation par le projet de construction d’un aéroport à Notre Dame des Landes, et rejoint par des éluEs et des miltantEs opposés à ce projet pharaonique dévoreur de terres nourricières et fragilisant l’emploi, contrairement à ce que prétend la propagande officielle. Ce projet doit être combattu jusqu’à ce que Vinci ou tout autre promoteur dégagent !


DEHORS SARKOZY !


Le bilan de Sarkozy, c’est la démolition de nos conquêtes sociales, c’est plus d’inégalités, plus d’injustices, moins de libertés et un discours raciste et xénophobe de plus en plus décomplexé.


Le bilan calamiteux de Sarkozy et de toute sa clique doit être sanctionné. ; ils doivent être chassés ! Le 6 MAI, SARKOZY DOIT ÊTRE LICENCIE SANS PREAVIS !


Mais s’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy et de ses orientations, il est temps aussi de dire clairement qu’il faut changer radicalement d’orientation et de mettre en œuvre une politique qui rompe avec la logique du profit et des marchés financiers


. Il s’agit bien de réorienter l’économie et les politiques publiques vers une autre répartition des richesses, qui permettent la satisfaction des besoins fondamentaux, tout en étant soucieuse des impératifs écologiques.


Nous n’avons pas la mémoire courte et les expériences du passé nous ont appris qu’il ne suffit pas d’un changement de majorité politique pour qu’une nouvelle politique sociale soit mises en œuvre !


Si l’Union syndicale SOLIDAIRES n’es pas indifférente au contexte dans lequel nous agissons, nous savons que la transformation sociale pour laquelle nous luttons viendra d’abord, avant comme après les élections, des luttes sociales et des rapports de force que nous avons la volonté de construire dans l’unité et en convergence avec tous les mouvements sociaux.

 
Quelque soit l’issue des élections, le changement dépend de nous, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise.


LE 1er MAI ET APRES, SANS LUTTES , RIEN NE NOUS SERA DONNE ! NOUS N’OBTIENDRONS QUE CE QUE NOUS GAGNERONS PAR LA LUTTE !



Saint Nazaire - Agostinho

Camarades,



Depuis des années le destin des peuples se forge dans des bureaux aux acronymes les plus barbares, BCE, OCDE, FMI, OMC, … peuplés de technocrates non élus, formés dans les mêmes grandes écoles, confisquant de manière sournoise le débat démocratique par le règne du dogme ultralibéral comme seule pensée unique et autorisée. Ainsi les états européens et les services publics sont placés sous tutelle, pour perpétuer un système capitaliste qui nous mène à la ruine.


Engoncés dans des normes idéologiques et des règles dictées par des marchés financiers, nos politiques sans imagination veulent l’austérité, l’économie et le rationnement pour remplir les poches de ceux qui ont déjà tout, tondant la laine sur le dos d’une population soumise à leur dictat libérale.


Ils ont infligé une défaite sans précédent aux classes ouvrières


Ils cherchent l’asservissement de la population !

Derrière leur prétendue "politique de croissance" se cache en réalité un nouveau programme néolibéral :


La privatisation et la vente des derniers biens publics,


La poursuite de la flexibilisation du marché du travail et de la baisse des salaires, pour nous mettre à leur merci!


Que dire des suppressions de postes dans l’éducation nationale qui va confiner les élèves en grappe de 35 par classe et creuser les inégalités entre établissements ?


Que dire de situation des personnels hospitaliers et de l’abandon des devoirs de l'État dans la gestion des hôpitaux ?

Que dire de La Poste devenue une banque, de France Télécom devenue Orange, de GDF devenu SUEZ ?
Que dire d’EDF et de l’entretien des centrales nucléaires confié à une cascade allant jusqu'à 7 sous-traitants privés ?


Que dire de la situation des ouvriers de nos chantiers de l’atlantique désormais coréens, et de leurs sous-traitants dans l’incertitude permanente ?


Que dire de la gabegie de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et du sacrifice inutile de sa population et de bonnes terres agricoles ?


Que dire de tous ces salariés des entreprises : Molex, SeaFrance, Continental, Lejaby, Pétroplus, Fonderies du Poitou, qui ont du se battre et continuent de le faire pour garder leur travail ?
Mais la liste est trop longue, je m’épuise! C'en est assez de cette horreur économique !


Avec l’aide de la commission européenne, ils continuent à délocaliser, tirant les salaires et les conditions de travail vers le bas, dressant les travailleurs européens les uns contre les autres.


Pour l’Union Syndicale Solidaires, l’insécurité sociale qui est la première et la pire des violences doit cesser ! Cette société libérale délétère doit être défaite et refon¬dée sur des principes de solidarité.

Camarades,


Depuis 5 ans, le président des riches n’a fait qu’aggraver les inégalités entrainant une croissance sans précédent du chômage et de la pauvreté de la population.


Il veut remettre ça ? C’est pour cela qu’il se déguise en candidat du peuple ?


Mais on connaît ses tours de passe-passe et sa politique en faveur des plus riches au détriment d’une France qui souffre ! Avec lui les pauvres seront sûrement toujours aussi pauvres, mais les riches seront certainement encore et toujours plus riches !
Face à la pensée unique de la finance, à cette caste de nantis qui utilise la propagande électorale pour évangéliser les cerveaux des français et mieux nous préparer à nous serrer la ceinture, il faut nous réveiller !


Les politiques, les économistes, les banquiers, les nantis font partie de la même classe, de la même famille, de la même mafia ! C’est une pieuvre qui nous étrangle!

 C’est pourquoi, face à la tyrannie et à l’hypocrisie de ce gouvernement du MEDEF, de cette finance dérégulée, de ces actionnaires avides, de cette nouvelle aristocratie bourgeoise, la riposte doit être radicale :


Il faut une réforme fiscale ambitieuse de leurs revenus et la suppression de tous leurs avantages jusqu’au remboursement de la dette, de leur dette ! L’Argentine à bien su le faire, inspirons nous de son exemple salutaire !!!


Pour l’Union Syndicale Solidaires, Ce 1er mai 2012, journée internationale des travailleurs revêt une importance particulière puisque le front national veut en faire une démonstration de force et que le président sortant organise, avec sa cour, Place de la Concorde lieu plein d’histoire et de symboles, un rassemblement pour la "fête du vrai travail" et ainsi dénaturer cette journée, essayant de diviser les travailleurs !


Mais… Qu'est ce qu'il connaît du “vrai” travail lui qui n'a jamais passé la serpillière dans une cantine, ni poussé un chariot ou un brancard dans un hôpital ?


Qu’a-t-il fait quand il a été élu il y a 5 ans ? N’a-t-il pas augmenté son salaire de 172% ? N’a-t-il pas sans arrêt diabolisé et criminalisé la contestation de la rue, les syndicats et la solidarité ?


Le "vrai" travail, est :


Celui des millions de travailleurs pauvres qui n'arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?


Celui du milliard d'heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n'en ont pas supprimant de fait des emplois et favorisant le travail à temps partiel subit ?


Celui des femmes qui gagnent moins que les hommes ?


Celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters qui gagnent plusieurs centaines de SMIC par an, en dormant?


Celui de patrons qui se ramassent des millions d’euros d’argent en stocks option, parachutes dorés et autres, véritable argent de poche pillés sur les richesses produites par les travailleurs.


Celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?


Le “vrai” travail rêvé du MEDEF : Un monde sans droit du travail, sans statut de la fonction publique, sans code du travail, sans syndicats, sans Smic, sans durée légale, sans congés payés, sans sécurité sociale, sans retraite, sans droit à faire grève, de manifester… C’est travaille et ferme-là ?


Attention camarades aux propagandes extrémistes, aux raisonnements simplificateurs, stigmatisant les étrangers, les chômeurs et l’assistanat, à coups de martèlements de formules stéréotypées pour engendrer l’intolérance et la haine des plus faibles et de la contestation. C’est un pas vers la dictature !


Camarades,


 Que reste-t-il du programme du Conseil National de la Résistance et de toutes les idées de gauche décrites par Jean Paul Sartre ou Simone de Beauvoir ?


 Que reste-t-il de la France Terre d’accueil qui m’a ouvert ses bras il y a 40 ans ?


Camarades je vous le dis,


Revenons à nos principes fondamentaux, et en République ils s’appellent : Liberté, Egalité, Fraternité !


Et, vive le 1er mai, journée internationale de tous les travailleurs !






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