mercredi 19 septembre 2012

Non à l'austérité permanente, Non au pacte budgétaire, Pour une Europe sociale et démocratique ! Toutes et tous à Paris samedi 30 septembre, départs en cars de Saint Nazaire et Nantes


Le pacte budgétaire européen, de son vrai nom "Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance" (TSCG) sera soumis au Parlement français début octobre selon la procédure d'urgence. Lors de sa campagne électorale, François Hollande avait pris l'engagement de renégocier ce pacte. Les 28 et 29 juin dernier, il a cédé : le traité SarkozyMerkel n'a pas été renégocié !

Démocratie bafouée !

Ce traité bafoue la démocratie et la souveraineté des peuples : il confierait des pouvoirs exorbitants à la Commission Européenne non élue ; il instituerait un mécanisme de correction des budgets nationaux et de sanctions imposées aux États n'appliquant pas l'austérité. Cette austérité priverait la puissance publique des moyens indispensables pour lutter contre le chômage, réduire les inégalités, préserver les services publics et les acquis sociaux, engager la transition écologique.

Austérité permanente !

Ce traité aggraverait les politiques européennes conduites depuis des années en instituant durablement l'austérité : la "règle d'or" imposerait aux États de réduire leur déficit structurel à moins de 0,5% sous menaces d'amendes significatives et de respecter un programme économique au service des marchés financiers. Cela mènerait à la destruction des acquis sociaux comme en Grèce et en Espagne. C'est pourquoi les organisations signataires refusent ce pacte budgétaire et demandent un large débat démocratique.

Rassemblons nous !

Face à la violence des politiques économiques de la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne, Fond Monétaire International) qui aggrave la crise économique et écologique, le rassemblement le plus large est nécessaire pour construire une Europe sociale et démocratique.

Les parlementaires français doivent refuser la ratification de ce traité ! Gagnons ensemble le rejet du traité !

Premiers signataires : ATTAC 44, Union Syndicale Solidaires 44, SEN, Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, MRC, NPA, PCF 44, PG 44

Manifestation dimanche 30 septembre contre le Traité Merkozy Rdv à 13h30 à Nation (Paris) Départs collectifs de St Nazaire (départ 7h) et de Nantes (départ 8h)

Renseignements et réservations aux : St Nazaire : 06 70 80 86 85 - 06 62 51 47 19 Nantes : 06 27 77 51 42 - 02 40 35 03 00 51 42 - 02 40 35 03 00

vendredi 14 septembre 2012

Chantiers STX Saint Nazaire : l'intersyndicale CFDT, CFTC, CFE/CGC, CGT, Cgt-FO, FSU, Solidaires, UNSA s'adresse au Ministre du Redressement Productif


Monsieur le Ministre du Redressement Productif, 

Suite à la sollicitation de nos organisations syndicales, vous aviez, Monsieur le Ministre, reçu nos délégations le 11 juin dernier. Depuis cette rencontre, force est de constater que la situation du dernier grand chantier naval français, dont l’Etat est actionnaire à 33%, continue à se détériorer très dangereusement. 

En effet, aucune nouvelle commande n’est venue renflouer le carnet de commande de notre entreprise. La sous-charge continue de s’accroitre. La Direction de notre entreprise a présenté lors de la dernière réunion du Comité d’Entreprise, des mesures de chômage partiel aggravées pour les mois de Septembre et Octobre. En tout, ce sont 19.625 jours qui sont programmés, touchant la grande majorité des salariés du chantier naval. 

Pour nos organisations syndicales, pour l’ensemble des salariés de STX et des entreprises sous-traitantes que nous représentons, cette situation inquiétante n’est pas acceptable. Monsieur le Ministre, le temps presse. En effet, le dernier paquebot pour MSC en cours de finition se termine en fin d’année, le paquebot pour Happag Lloyd sera livré en Avril prochain. Il ne restera plus que les deux BPC pour la Russie, livrables en 2014 et 2015, dont chacun ne représente qu’environ 20% de la charge de travail annuelle du chantier naval. 

jeudi 13 septembre 2012

Non à l’austérité permanente, Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe ! Manifestation nationale Paris samedi 30 septembre


Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ». 

Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. 

Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. 

L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique. Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement de la demande en Europe du Sud. Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage. 

mercredi 12 septembre 2012

"Collectivement, nous pouvons imposer d’autres choix", déclaration du bureau national de Solidaires.


Le Bureau national de l’Union syndicale Solidaires, réunissant les fédérations et syndicats nationaux, s’est tenu le 6 septembre - Les représentant- es des organisations Solidaires ont analysé la situation sociale, précisé les revendications, réaffirmé la nécessité de l’unité d’action syndicale, débattu des propositions d’actions à faire aux autres syndicats, mis en avant le besoin d’un mouvement national coordonné rassemblant salarié-es du secteur public et du secteur privé, jeunes en formation, chômeurs/ ses et retraité-es - Il s’agit à la fois de défendre les revendications locales et professionnelles, et de construire une action nationale interprofessionnelle. Les délégué-es des fédérations et syndicats nationaux de l’Union syndicale Solidaires ont adopté la déclaration suivante...

Le rejet de Sarkozy et de ses ministres a conduit à un changement de gouvernement ; mais en dehors de certains discours et de quelques mesures symboliques, il n’y a pas de rupture dans la politique mise en oeuvre :

-L’absence de réévaluation conséquente du salaire minimum et des minimas sociaux avait déjà confirmé cette orientation qui ne répond pas aux urgences sociales et ne réduit pas les inégalités.

- La création d’emplois précaires, notamment dans l’Education nationale, là où il y aurait besoin d’emplois statutaires et stables, montre quel emploi d’avenir propose ce gouvernement : des contrats à durée déterminée sans réelle formation ni perspective de qualification. Si on excepte cette fausse solution, les effectifs de la Fonction publique et des entreprises publiques vont encore diminuer : là où il faudrait reconstruire les services publics, le gouvernement continue de supprimer des emplois, aggravant le chômage des jeunes. Il recrute ensuite, temporairement, d’autres jeunes qu’il précarise dans les administrations et les services publics !