mardi 30 octobre 2012

CHU Nantes : gagner c'est possible ! par le syndicat SUD du CHU


En juin 2012, les IDE/IBODE du bloc des urgences, dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail et d’une baisse de la qualité des prises en charge. Conséquence, la souffrance physique, morale et éthique se développe parmi le personnel. Elles s’autorisent à dire, « halte à la maltraitance institutionnelle ! » Puis elles décident de rencontrer le syndicat SUD pour établir leurs revendications et les transmettre à la direction. 

Comme dans de nombreuses unités de soins, les revendications portent sur : 
 Les effectifs : elles revendiquent 3.5 postes pour répondre à la charge de travail en constante augmentation. 
 L’application de la réglementation sur le temps de travail, les astreintes… 
 L’amélioration du remplacement de l’absentéisme. 
 L’augmentation du temps de formation en doublure. 
 Des dispositifs médicaux et du matériel en quantité et qualité suffisante. 

Après plusieurs rencontres infructueuses avec la direction, les IDE/IBODE du BO urgences décident la grève du 16 au 20 juillet 2012. La grève est suspendue lorsque la direction s’engage par écrit a faire des « études » avant une nouvelle rencontre en septembre. Il faudra attendre fin octobre pour avoir des réponses. 

Au total elles obtiennent : 
 Deux postes d’infirmières. 
 Le respect de la réglementation et l’amélioration de l’organisation des astreintes. 
 Des dotations de matériel. 

Le silence du groupe coréen STX actionnaire majoritaire tend une fois de plus à prouver qu’il a décidé d’abandonner le site de St Nazaire


Les Unions départementales CFTC, Solidaires et Cgt-FORCE OUVRIERE de Loire- Atlantique se sont réunies ce lundi 29 octobre*. La situation du Chantier naval et des sous-traitants continue à se dégrader dangereusement. Chaque mois, ce sont toujours plus de salariés qui subissent le chômage partiel et aucune commande n’est annoncée. 

Le silence du groupe coréen STX actionnaire majoritaire tend une fois de plus à prouver qu’il a décidé d’abandonner le site de St Nazaire. Et pourtant avec 5 000 km de côtes et dans le cadre du renouvellement de la flotte maritime, le site des chantiers navals est stratégiquement incontournable pour le pays, son indépendance et sa souveraineté. 

Les UD CFTC, Solidaires et Cgt-FORCE OUVRIERE considèrent, dans cette situation, qu’il est de la responsabilité du gouvernement de tout faire pour maintenir le chantier naval, y compris en s’opposant, si nécessaire, aux règles de l’Union européenne. L’état doit « s’impliquer totalement pour garantir l’avenir du site de St Nazaire, y compris en devenant actionnaire majoritaire » - plateforme intersyndicale des UD pour la manifestation du 23 mai 2012. 

lundi 29 octobre 2012

Mercredi 14 novembre : pour l'emploi et la solidarité en Europe


Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales. En France c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre.

La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciements se multiplient. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

vendredi 26 octobre 2012

Projet d'aéroport de Notre Dame des landes : déclaration solennelle Greenpeace France, Attac France, Agir pour l'Environnement, Réseau Action Climat France, Les Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires, Paysages de France, Droit au Logement, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports


La brutalité employée par la force publique en vue d'expulser, à la veille de la trêve hivernale, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes nous amène à protester officiellement, collectivement et vigoureusement. Alors que nous estimons que le dialogue et la concertation sont une nécessité pour dépasser les crises écologiques, sociales et économiques, le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame des Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure inutile, coûteux et clairement contradictoire avec nos objectifs en matière de lutte contre le dérèglement climatique. 

Sur la forme comme sur le fond, ce projet d'aéroport est contestable. Au scandale écologique de ce projet, le premier ministre semble vouloir ajouter un scandale démocratique et social. Il va de soi que cette façon de faire ne peut que créer de la défiance. 

Cinq ans durant, nous avons subi une politique reposant sur une duplicité quasi institutionnalisée. Nous ne saurions accepter plus longtemps une écologie des mots qui, à l'aide de discours enjoués, permet de justifier des actes profondément scandaleux. 

vendredi 19 octobre 2012

Appel commun CGT, FSU, Solidaires : "Nous appelons les salarié-es actifs-ves, privé-es d'emploi et retraité-es, à soutenir les actions du collectif « Un toit pour toutes et tous » en participant notamment à la manifestation organisée Samedi 20 Octobre 2012 Place Royale à Nantes à 15h30."

Depuis plus de 3 semaines, le collectif « Un toit pour toutes et tous » réunissant des citoyens-nes français-es et étranger-e-s, avec ou sans logement et des organisations associatives, politiques et syndicales se mobilisent pour obtenir des places d'hébergement d'urgence supplémentaires pour les personnes sans-abris. 

Malgré les annonces de la Préfecture concernant le déblocage de places d'hébergement d'urgences supplémentaires (60 à 100) à compter de lundi 15/10/2012, à ce jour, aucun dispositif n'a été présenté au collectif et le 115, contacté quotidiennement, ne dispose toujours pas de moyens permettant de répondre aux demandes des personnes à la rue ou au Lieu Unique actuellement réquisitionné par le Collectif. Cette situation de carence de la Préfecture ayant également pour effet la dégradation des conditions de travail des salariés-es de LU et de l’urgence sociale. 

En parallèle, alors que les promesses ne sont pas tenues et que les solutions restent à trouver pour les personnes en détresse, une procédure d'expulsion des occupants du Lieu Unique est engagée par la Ville de Nantes. 

Projet inutile d’aéroport à Notre Dame des Landes - motion votée par le 6ème congrès de la Fédération SUD rail réunie à St Jean de Monts



Au moment où se tient notre congrès fédéral dans la région des Pays de la Loire, une partie de cette région, plus précisément les environs de la commune de Notre Dame des Landes en Loire Atlantique ainsi que la ville de Nantes se trouvent sous occupation militaire et policière. 

Depuis lundi, plus de cinq cents gendarmes mobiles et CRS aidés par deux hélicoptères ont entrepris de déloger des opposant-e-s au projet de construction d’un nouvel aéroport au nord de Nantes. Parallèlement, d’autres forces policières quadrillent la ville de Nantes pour dissuader de quelconques actions en lien avec cette lutte. 

Depuis que les édiles locaux - dont l’un d’eux est devenu Premier Ministre – ont pris fait et cause pour la multinationale Vinci, la machine policière et judiciaire s’abat sur les opposant-e-s, qu’ils soient paysans, occupants légaux ou illégaux de terres ou d’habitations convoitées pour ce projet inutile, ou même qu’ils soient élu-e-s politiques. 

• Cet aéroport est inutile. Il existe déjà près de Nantes un aéroport adapté aux besoins des populations de la région. Il existe en outre un autre aéroport près d’Angers, utilisé à seulement 15% de sa capacité. 
• Cet aéroport est coûteux. Le coût réel, direct et indirect, est estimé à 4 milliards d’euros et sera essentiellement supporté par la collectivité alors qu’il ne profitera qu’à la multinationale Vinci. 
• Cet aéroport est dangereux pour l’emploi car, dans ce secteur essentiellement agricole, il ferait disparaître environ 600 emplois durables, directs et indirects, liés à l’agriculture. 
• Cet aéroport est dangereux pour l’environnement car il détruira une zone humide sensible et encore préservée. 

Manifestations samedi 20 octobre, à 11 heures devant la préfecture pour Notre Dame des Landes, à 15h30, place Royale pour « Un toit pour toutes et tous ».



A Notre Dame des Landes, mardi 16 octobre dès l'aube, un dispositif militaire de plus d'un millier de représentants de l'ordre (600 CRS, 400 gardes mobiles), de deux hélicoptères, de pelleteuses, de camions bennes (pour emporter les pierres des maisons détruites!), s'est installé pour plusieurs jours afin d'expulser des occupant-es d'habitations sur la ZAD (Zone d'Aménagement Différé autrement appelée Zone A Défendre). 

Alors qu'elle n'est pas capable de faire face à ses obligations de mise à l'abri des personnes en état de nécessité, familles étrangères et personnes sans domicile fixe qui dorment dans nos rues, scandale que dénonce le Collectif « Un toit pour toutes et tous », la Préfecture de Loire Atlantique n'hésite pas à dépenser des millions pour casser, en début de période hivernale des habitations occupées... 

A Notre Dame des Landes, il s'agit avant tout de détruire un collectif de lutte contre le projet d'aéroport, un groupe de militant-es pour un autre monde, pour un autre rapport à la nature, au travail, aux autres...Elles et ils se sont installé-es à Notre Dame des Landes pour redonner sa destination de terre agricole à une zone gelée pour la réalisation d'un aéroport inutile, dispendieux et destructeur de terres agricoles, d'emplois et de l'environnement. 

Nul doute que le Collectif « Un toit pour toutes et tous » connaisse à son tour la répression. Déjà, propriétaire du Lieu Unique, occupé par une quarantaine de personnes sans logis, la Mairie de Nantes y a envoyé un huissier prendre des noms d'occupant-es afin de les assigner en justice ! 

Partie prenante de ces deux luttes exemplaires, l'Union Syndicale Solidaires appelle tou-tes ses adhérent-es à rester mobilisé-es, à se rendre à Notre Dame des Landes et au Lieu Unique pour soutenir les actions en cours. A se joindre aux manifestations devant la préfecture à Nantes contre la répression et les expulsions. A participer aux manifestations samedi 20 octobre, à 11 heures devant la préfecture pour Notre Dame des Landes, à 15h30, place Royale pour « Un toit pour toutes et tous ».

vendredi 5 octobre 2012

La chambre patronale FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et aides aux personnes, privé non lucratif) a mis brutalement fin aux négociations paritaires avec les organisations syndicale. la riposte est urgente. Grève lundi 15 octobre. L'appel de SUD Santé Sociaux !


Le 28 août dernier, la chambre patronale FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et aides aux personnes, privé non lucratif) a mis brutalement fin aux négociations paritaires avec les organisations syndicales. La FEHAP, voulant réduire le coût du travail en s’attaquant, notamment aux éléments de salaire, a dénoncé la convention collective du 31 octobre 1951 (CCN51) le 1er septembre 2011. Cette dénonciation deviendra effective le 2 décembre 2012, après les 15 mois de préavis et de négociation prévus par la réglementation en vigueur. Fait rare, toutes les organisations syndicales ont refusé de signer les ultimes propositions patronales, jugées inacceptables. La FEHAP a alors pris une décision unilatérale, en annonçant qu’elle allait recourir à une recommandation patronale. 

Une recommandation patronale, c’est quoi ? 

C’est une décision unilatérale d’un employeur ou d’un groupement d’employeurs, qui met un terme aux négociations et s’impose à ses adhérents. L’employeur ou le groupement d’employeur, ici la FEHAP, est le seul à décider ce qui va remplacer la convention dénoncée. Cette recommandation unilatérale, s’appliquera, le 2 décembre 2012, aux salariés des établissements FEHAP appliquant la CCN51. 

L’heure est grave, c’est mort de la plus ancienne convention collective de la branche des associations sanitaires et sociales. C’est le droit conventionnel, qui vole en éclat et disparait… C’est la mort du paritarisme… C’est la remise en cause du caractère national de la CCN51 qui garantit les mêmes droits aux salariés sur l’ensemble du territoire, particulièrement sur les rémunérations et l’organisation du travail… ! 

De plus, c’est une rupture dans l’égalité de traitement des salariés entre eux, puisque les plus anciens pourront faire valoir leurs avantages acquis individuels, mais aussi des établissements entre eux, qui selon leur situation économique, pourront ou non, négocier des accords plus intéressants… ! 

mardi 2 octobre 2012

Nouvelles suppressions d'emplois dans la Fonction Publique : intolérable et inadmissible!

Oui, décidemment, le gouvernement de F. Hollande marche bien dans les traces de l’ancien gouvernement  !

Non, il n’y a pas le changement promis  !

Non, la page n’est pas tournée  !
Tout continue comme avant et les fonctionnaires vont encore faire les frais de cette politique d’austérité, décidée par le Premier Ministre, Jean-­‐Marc Ayrault.

7 234 postes supprimés à la Défense, 2 353 postes supprimés dans les ministères financiers, 662 à l’Egalité des territoires, 614 à l’Ecologie, 614 à l’Intérieur (hors police et gendarmerie) et 280 à l’Agriculture.

Mais ce n’est pas tout, les opérateurs publics verront aussi leurs effectifs diminuer à hauteur de 1 303 postes en équivalent temps plein.

Et les agents publics devraient dire «  merci  » car le texte de ce projet de budget souligne que ces chiffres sont très inférieurs aux suppressions opérées par le gouvernement précédent  !

Bien sûr, certains ministères verront une augmentation de leurs effectifs  : 10 000 dans l’Education nationale, 480 pour la Police et la Gendarmerie et 520 pour la Justice.

La «  justice  » du gouvernement, est-­‐elle de déshabiller Pierre pour habiller Paul  ?

Budget 2013 : une politique fiscale sans ambition !


La politique budgétaire du gouvernement est guidée par l’entêtement d’atteindre, à tout prix, les 3 % de déficit en 2013, alors même que les politiques européennes d’austérité, institutionnalisées par le Traité soumis au Parlement dans les jours prochains, mènent tout droit à une récession généralisée.

Le projet de budget 2013, présenté par le gouvernement, prévoit 30 milliards d’euros « d’effort »répartis pour deux tiers en hausse d’impôts et un tiers en économie sur les dépenses publiques, ce qui fait 40 milliards avec les mesures prises en juillet. L’orthodoxie budgétaire libérale qui considère tout endettement comme néfaste est une ineptie économique ; elle empêche les investissements socialement utiles et la création d’emplois publics. Rappelons que les suppressions d’emplois dans les administrations jugées non prioritaires, et dans les entreprises publiques, fragilisent encore un peu plus les missions de services publics.

Basé sur une prévision de croissance de 0,8 % en 2012, ce dispositif risque fort de s’avérer obsolète, induisant ainsi de nouvelles mesures d’austérité.

Si la fiscalité des revenus du capital (plus-values mobilières, intérêts, dividendes…) est désormais alignée sur celle des revenus du travail, ce qui est positif, on est loin de la révolution fiscale annoncée par le candidat Hollande.