mercredi 21 novembre 2012

L’avortement, un droit, mon choix, notre liberté ! Manifestation samedi 24 novembre 14h00 Chaussée de la Madeleine devant l'hôpital mère-enfant à Nantes



De 1975 à 2001, le droit pour l’avortement a progressé grâce aux luttes menées par les femmes pour qu’il soit et reste une liberté fondamentale et imprescriptible. 
En 2001, la loi a élargi ces droits des femmes : son objectif : réduire les obstacles à l’égalité d’accès et en garantir la liberté d’exercice. 
2012 : Respectant sa promesse, le gouvernement Hollande vient de permettre le remboursement de l’IVG à 100% ce qui devrait se poursuivre par la revalorisation de l’acte sans que le reste à payer soit à la charge des femmes. 

Pourtant aujourd’hui encore nous constatons que ce droit n’est pas un acquis imprescriptible ! La Loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire – loi dite « Bachelot », conduite dans une logique de rentabilisation, frappe de plein fouet l’offre de soin et particulièrement l’activité des centres d’interruption volontaire de grossesse (CIVG) : démantèlement des centres autonomes et des unités fonctionnelles, suppression de locaux et de personnels. Fermeture d’hôpitaux de proximité, de maternités, de centres d’IVG, délais d’attente trop importants, non respect des tarifs réglementaires, refus de prise en charge des mineures, des étrangères sans papiers, politique de quotas : le recul est considérable pour les droits des femmes à disposer de leur corps, pour l’égalité de toutes à l’exercice de leur liberté ! 

mercredi 14 novembre 2012

Contre l'austérité, pour l'emploi et la solidarité : 3000 à 4000 manifestant-es à Nantes mercredi 14 novembre


Ciel bien gris ce matin à Nantes au rassemblement de la manifestation intersyndicale appelée par CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA. Débrayages aidant, ce sont 3 000 à 4000 manifestant-e-s qui ont défilé jusqu'à la Préfecture de Nantes.
Nous vous invitons à lire ci-dessous l'intervention de Solidaires prononcée par Sabine Dupuy, secrétaire départementale.

"Les salarié-es, les chomeurs-ses , les retraité-es agissent ensemble dans toute l’Europe ce 14 novembre. L’état actuel du système capitaliste, ce qu’on appelle « la crise », conduit l’immense majorité de la population vers toujours plus de pauvreté, de précarité, d’exploitation. C’est paradoxal, car les richesses produites ne cessent d’augmenter ; mais elles sont réparties de façon de plus en plus inégalitaire. 

La « crise » marque l’échec absolu de l’idéologie néolibérale et des politiques qui visent à confier au marché le sort de l’humanité. Des milliers de milliards d’argent public, notre argent, ont été déversés pour sauver les banques et les actionnaires, alors qu’il est « impossible » de trouver le moindre sou pour répondre aux besoins sociaux. Patrons et gouvernements continuent à s’attaquer aux droits sociaux, notamment en matière de protection sociale ou de droit du travail. 

On assiste à un véritable matraquage patronal et médiatique pour la baisse du coût du travail, la compétitivité est à l’ordre du jour. Stop !!! Les traitements de choc infligés aux grecs, aux Espagnols, aux Portugais conduisent à la destruction des droits de toutes et tous en Europe y compris en France. Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise. 

vendredi 2 novembre 2012

14 novembre, pour l'emploi et la solidarité en Europe - Manifestations 10h30 Nantes Place du commerce, Place de la Gare Saint Nazaire

En Espagne , comme au Portugal et en Grèce, grève générale
Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération Européenne des Syndicats le 14 novembre 2012 pour la l'emploi et la solidarité en Europe. Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. 

Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales. 

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. En Loire-Atlantique, la hausse a atteint un triste record historique. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciement se multiplient. 11 millions de personnes sont touchées par l'exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent. 

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux. La cohésion sociale, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. 

Les expulsions violentes se poursuivent à Notre Dame des Landes ! Le gouvernement protège les intérêts de Vinci


Les scandaleuses tentatives d’expulsion de centaines d’habitants travaillant la terre se poursuivent sur le site de Notre Dame des landes, lieu du projet d’installation de l’inutile Ayrault-port de Nantes cher au premier ministre. Avant la trêve hivernale, il s’agit de faire table rase pour laisser place aux travaux d’infrastructure d’accès au futur chantier. 

La répression violente engagée sur ordre montre l’allégeance de la majorité présidentielle à la multinationale Vinci. Le gouvernement renie ainsi l’engagement du Grenelle de ne pas construire de nouvel aéroport et la volonté des Nations Unies de protéger les zones humides. Il verse des centaines de millions d’euros au privé, la multinationale Vinci, bétonne des terres agricoles, militarise une zone de travail des paysans et salariées agricoles. 

L’attitude du gouvernement illustre son manque de courage pour faire le pas décisif de la transition écologique. Les clignotants ne sont pas au vert dans ce domaine. Outre l’aéroport de notre Dame des Landes, la porte de l’exploitation des gaz de schiste reste entrouverte, les pressions en faveur de la culture OGM redoublent d’activité, la filière nucléaire n’est pas remise en question. Tout est réuni pour consacrer l’échec du débat sur la transition énergétique qui doit s’ouvrir prochainement. 

L’union syndicale Solidaires condamne la répression et les violences inacceptables contre les manifestant-es et soutient la résistance non violente qui se poursuit sur le site de Notre Dame des Landes et les rassemblements qui s’annoncent à Rennes, Nantes, Redon, Lille… et agit avec d’autres pour multiplier ces rassemblements partout en France.