mardi 10 décembre 2013

Rassemblement de postier-ères en colère le 12 décembre 2013 en Loire Atlantique


 Jeudi prochain 12 décembre est organisé un grand rassemblement à 15 heures de tous les agents de la PIC d’Orvault (rue de Solay, dans la continuité de la route de Vannes à droite après Auchan quand on vient de Nantes).

Nos collègues, de ce qu’on appelait avant le CTC et aujourd’hui la PIC (plate-forme industrielle courrier), seront en grève dans le cadre d’un appel de l’ensemble des fédérations syndicales de La Poste pour dénoncer la dégradation des conditions de travail ces dernières années, pour revendiquer le grade de base 2.1 minimum pour toutes et tous et surtout pour lutter contre un plan de fermetures de 25 % des PIC de France.

Ces fermetures de PIC ont pour conséquences désastreuses des milliers de suppressions d’emplois (2000 salariés sont d’ors et déjà concernés, des départs à la retraite par défaut dans le meilleur des cas, mais aussi surtout des reclassements vers d’autres métiers du groupe la Poste ou des mobilités forcées vers d’autres PIC encore en survie aujourd’hui !!! Ces postiers et postières ainsi que leurs familles, subiront les conséquences désastreuses de cette politique de démantèlement  mise en place par la Poste.

A Nantes, la norme aujourd’hui c’est « ne plus remplacer les absents, les départs en retraite » en utilisant CDD, intérimaires.  Cette situation pèse lourdement sur les conditions de travail. Elle accentue de fait la souffrance au travail qui est plus que jamais réduite au silence.

L’avenir de la PIC de Nantes ?  Pour le moment la direction indique que Nantes n’est pas concernée, mais la semaine dernière les collègues de la PIC de CAEN apprenaient par la presse, « le Journal du Dimanche »  la fermeture de leur PIC en 2015, le choc !

Alors dans cette situation, la confiance n’est pas de mise avec les déclarations de La Poste, qui use magistralement de son slogan « La Poste la confiance partagée » et méprise pourtant ses propres salariés.  Pour SUD, la confiance cela ne se partage pas, ça se donne, et sa confiance SUD n’est pas près de la donner dans ces conditions.


Le 12 décembre les postier(es) des PIC seront en grève.  A  Nantes, nous manifesterons à 15h00 devant la PIC de Nantes et pour SUD PTT nous enverrons une délégation à la manifestation nationale des salariés des PIC qui se tiendra à 14h00 devant le siège de La Poste à Paris.

lundi 7 octobre 2013

Nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !


Sephora, le bricolage et désormais Monoprix : ces derniers jours, les médias ont braqué les projecteurs sur une prétendue armée de salarié-­es volontaires pour travailler le dimanche et la nuit… Cette « mobilisation », largement soutenue par les entreprises en question, doit être ramenée à sa juste proportion : la grande masse des salarié-­‐es du commerce n’ont pas envie de brader leurs dimanches et leurs nuits… au nom de la liberté du travail ! 

Ces « volontaires » ne vivent pas sur une île déserte : une fois les horaires atypiques généralisées, l’exception deviendra la règle et alors… fini les majorations ! C’est déjà le cas pour les travailleurs/euses de l’hôtellerie-­‐restauration pour qui ils sont considérés comme des horaires habituels de travail. Ce sont également les salarié-­‐es des autres secteurs qui seront contraints à leur tour de travailler (crèches, transports, banques etc.). Plus encore, les patrons seront tentés de n’embaucher que les employé-­‐es les plus flexibles, prêts à trimer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 heures, sans aucun effet positif sur l’emploi de surcroit (la liquidation de Virgin en juin dernier est là pour le rappeler). 

vendredi 4 octobre 2013

Retraites : 20 ans de régression, ça suffit ! - Appel commun CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF de Loire Atlantique à des arrêts de travail et à manifester mardi 15 octobre


Malgré les manifestations du 10 septembre, le gouvernement maintient le cap de sa contre-réforme des retraites ! En dépit de quelques mesures symboliques – dont certaines sont au demeurant dangereuses – ce projet gouvernemental s’inscrit dans la continuité des contres réformes précédentes. Il les aggrave même ! 

La volonté d’allonger une nouvelle fois la durée de cotisation (43 ans pour les salariés nés à partir de 1973) va accentuer de 5 à 10% l’appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes). 

Ce projet condamne les jeunes à la plus forte peine. Il ouvre la porte à l’individualisation des droits. Il organise le transfert en tout ou partie des cotisations de la branche « famille » vers la CSG. Ce cadeau supplémentaire fait au patronat serait supporté quasi exclusivement par les ménages. 

Ce projet est injuste. Il n’est pas équilibré. Il tourne le dos au progrès. La copie du gouvernement répond aux injonctions du patronat, de la finance et de l’Union Européenne. Il s’inscrit dans la logique des politiques d’austérité imposées aux peuples au nom des doctrines de profit (des actionnaires en particulier). 

jeudi 3 octobre 2013

Retraites : retrait du projet de loi ! 15 octobre : grève et manifestations !


Le 15 octobre, des rassemblements et manifestations sont organisés dans toutes les régions. Dans plusieurs secteurs, des grèves sont prévues dans cette même période. L’Union syndicale Solidaires appelle à participer massivement aux initiatives unitaires.

Le projet de loi contre nos retraites est un des pans d’une attaque contre tous nos droits, au nom de « l’austérité », c’est-à-dire en réalité au nom d’une redistribution toujours plus inégalitaire des richesses que nous produisons : 
 toujours moins, pour les salarié-es, les chômeurs-ses et les retraité-es 
 toujours plus, pour les banquiers, les patrons et les actionnaires ! 
 Ca suffit ! Ne cédons pas sur nos retraites ! Un projet de loi inacceptable 

Du 7 au 15 octobre, l’Assemblée nationale examine le projet de loi sur la retraite. 
Au programme : allongement de la durée de cotisations, décote, désindexation des pensions vis-à-vis des salaires, augmentation des cotisations payées par les salarié-es… Ce projet de loi poursuit le travail de démolition du droit à la retraite, entamée par plusieurs gouvernements précédents (1993, 1995, 2003, 2007, 2010). Son contenu est inacceptable. 

mardi 10 septembre 2013

Contre la réforme Ayrault, près de 10 000 manifestant-e-s en Loire Atlantique mardi 10 septembre : un atout pour poursuivre la mobilisation syndicale.



6000 manifestant-e-s à Nantes, 2500 à Saint Nazaire, 300 à Ancenis, 200 à Châteaubriant, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires ce sont donc prêt de 10 000 personnes qui sont descendues dans la rue ce 10 septembre. 
Une première journée de mobilisation qui témoigne de l'ampleur de l'opposition croissante des salariés au plan Ayrault et un atout pour poursuivre l'épreuve de force.
ci-dessous la prise de parole de notre camarade Sabine Dupuy au rassemblement de Nantes.

"Pour financer les retraites, le gouvernement Hollande veut encore allonger la durée de cotisation. Depuis 20 ans, les réformes prolongent cette durée avec diminution de la pension par année manquante. 

Allonger cette durée des cotisations c'est programmé la baisse des futures retraité-e-s. C'est maintenir des salarié-é-e-s plus agé-e-s en activité alors qu'1 jeune sur 4 est au chômage. Toutes celles et ceux né-e-s en 58 et après sont concerné-e-s par un rallongement de 1,2,3 trimestres pour arriver à 43 ans de cotisations. 

mercredi 4 septembre 2013

Retraite : 20 ans de régression, ça suffit ! - communiqué intersyndical (CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, SEN, UNEF) Loire-Atlantique


Globalement, le projet de réforme des retraites du gouvernement actuel est le prolongement des régressions opérées ces 20 dernières années. Le seul allongement de la durée de cotisation à 43 annuités impliquera une baisse prévisible d’au moins 7% des pensions pour les cadres et 8% pour les employés selon plusieurs sources proches du patronat. Malgré quelques mesures symboliques, les femmes vont continuer à voir se creuser les inégalités, les plus jeunes, les retraités et l'ensemble des salariés vont payer la note. La pénibilité est traitée selon des modalités particulièrement pernicieuses de décomptes individuels par points. 

En fait, les mesures annoncées renvoient à une individualisation des, droits. 

La hausse des cotisations de 0,3% (2 milliards) d’ici 2017 – qui n’est pas choquante en soi – ne pèsera en définitive que sur les salariés. Le gouvernement vient en effet de promettre au patronat qu’il va alléger progressivement le coût du travail, en s’apprêtant à sortir totalement ou en partie les cotisations familiales (34 milliards). Elles seraient supportées par les ménages via la CSG ou un autre impôt. C’est une attaque supplémentaire contre les principes mêmes de notre système de protection sociale, fondé sur le salaire différé (assurance maladie, famille, etc.) et continué (pensions de retraite). 

mercredi 28 août 2013

Retraites : un projet de loi dans la continuité de Sarkozy - Fillon ! Mardi 10 septembre : toutes et tous en grève, manifestations dans tout le pays !


L’Union syndicale Solidaires a été reçue ce 27 août par le Premier ministre. Le gouvernement prétend jouer la carte de la « concertation » et faire une « réforme difficile mais juste » ! Pour cela il propose quelques mesures concernant la pénibilité, les inégalités femmes/hommes ou la prise en compte des années d’étude. Mais ces mesures ne compenseront en rien les méfaits des contre-réformes précédentes et les conséquences du nouvel allongement du nombre d’annuités décidé par le gouvernement dans la continuité des mesures prises en 2003, 2007 et 2010. 

Alors que le projet de loi doit être présenté en conseil des ministres le 18 septembre et que l’Assemblée nationale est censée en débattre à partir du 7 octobre, le Premier ministre a indiqué que les ultimes arbitrages n’étaient pas totalement faits ! Il s’agit sans doute d’une méthode pour tenter d’empêcher qu’un véritable débat ait lieu avec les salarié-es, retraité-es et chômeuses/chômeurs, pourtant directement concernés par cette nouvelle réforme. 

Le gouvernement indique qu’il ne touchera pas à l’âge légal de départ à la retraite : 62 ans, comme si c’était une grande avancée sociale ! Rappelons que la retraite à 60 ans a été instaurée en 1981 et qu’effectivement à l’époque, c’était un progrès social important, dans une période où l’espérance de vie augmentait. L’âge légal a été repoussé de 2 années par Nicolas Sarkozy en 2010. A l’époque, le Parti socialiste aujourd’hui au gouvernement combattait cette contre-réforme : et il faudrait considérer aujourd’hui que la mesure prise par Sarkozy en 2010 était une bonne chose ! 

mardi 16 juillet 2013

Ensemble, défendons nos retraites ! Mardi 10 septembre grève et manifestations - Appel commun CGT, CGT-FO, FSU et Solidaires de Loire Atlantique


Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies sur les questions des retraites, de l’emploi, des salaires, de l’avenir des services publics. Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité. 

NON : 
- A l’allongement de la durée des cotisations 
-  A l’opposition public/privé 
-  A la sous-indexation des pensions et salaires portés aux comptes 

OUI : 
- A l’augmentation générale des salaires du privé comme du public 
-  A la revalorisation du SMIC et du point d’indice 

mercredi 19 juin 2013

Conférence sociale 20 et 21 juin


La nouvelle Conférence sociale s’inscrit dans la méthode de François Hollande : faire du dialogue social « une priorité majeure », mais sans prendre de mesures sociales, voire en préparant des contre réformes antisociales (retraites par exemple). Comme l’an dernier, l’Union syndicale regrette que les organisations de chômeurs ne soient pas invitées alors qu’elles sont directement concernées par les sujets qui seront traités. Comme l’an dernier, l’organisation de cette Conférence sociale ne permet pas à tous les syndicats d’intervenir sur l’ensemble des sujets. 

Solidaires n’aura accès qu’à deux table-rondes : celle sur les services publics et celle sur la protection sociale et les retraites. Aucun argument ne saurait justifier ce traitement discriminatoire : les idées portées par Solidaires sont-elles si dérangeantes qu’elles ne puisent même pas être écoutées ? 

Cette conférence sociale abordera des questions aussi importantes que l’emploi, les enjeux économiques, les services publics, les retraites et le financement de la protection sociale, les conditions de travail, la formation professionnelle ou les enjeux européens… 

Une feuille de route sera établie, comme l’an dernier, à l’issue de cette Conférence, dont le calendrier très raccourci sur le dossier retraites ne permettra pas un véritable débat public. 

Pour Solidaires, la méthode et le dialogue social, ne peuvent remplacer la discussion sur les choix politiques du gouvernement. Le patronat est à l’offensive sur une seule idée : réduire par tous les moyens ce qu’il appelle le « coût du travail ». Les salaires ne progressent pas, le chômage augmente, les recettes pour financer la protection sociale reculent… 

samedi 15 juin 2013

Retraites : rapport Moreau, des propositions inacceptables!


Sans surprise, le rapport Moreau confirme les pistes annoncées depuis quelques jours. La question démographique ne peut être la seule approche de ce débat. Les politiques d’austérité qui détruisent massivement les emplois entrainent des baisses importantes de cotisations sociales. 

Proposer un nouvel allongement de la durée des cotisations, c’est imposer une baisse du niveau des pensions. En effet, déjà, un sénior sur deux est hors travail à l’âge de 59 ans. L’entrée dans le monde du travail se fait de plus en plus tard (25/26 ans), les carrières sont de plus en plus hachées, surtout pour les femmes. Partir avec un taux plein devient impossible ! 

Proposer une désindexation, soit des pensions soit des salaires de référence, conduit à une baisse des pensions. Réduire les mesures fiscales actuelles, augmenter le taux de CSG, c’est la garantie d’une paupérisation des retraité-e-s actuels et des futures générations. 

Les fonctionnaires sont pointés du doigt comme des « privilégiés » alors même que le niveau de remplacement est quasi égal entre privé et public ! 

Les questions de pénibilité ne peuvent se limiter à deux aspects (cancer et travail de nuit). A 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé est de 10 ans ! Faire travailler les gens plus longtemps, c’est la garantie qu’un grand nombre de salarié-e-s arrivera à la retraite en situation de santé dégradée. 

La société ADREXO définitivement condamné à payer 1 200 000 euros à 23 salariés du site de Vertou


Avec la direction d’ADREXO, rien n’est simple. Surtout quand il s’agit de compter le temps effectif de travail des distributeurs de prospectus … ou d’appliquer les décisions de justice. 

Le 7 juillet 2009, le Tribunal des prud’hommes de Nantes condamnait la société ADREXO à verser plus de 950.000€ à 23 salariés de Vertou. L'arrêt confirmatif du 16 décembre 2011 y ajoutait 120.000€ de condamnations, et l'arrêt (sursis à statuer) du 11 mai 2012 un peu plus de 100.000€ de rappels de salaire. 

Les quatre arrêts de la Cour de Cassation, en date 5 juin 2013, rendent définitives les condamnations de la société ADREXO pour un montant total supérieur à 1.200.000€. Ces arrêts de la Haute Cour sont publics et disponibles pour tous/toutes sur le site Légifrance. La Cour de Cassation casse également - partiellement - l'arrêt de la Cour d'Appel de Rennes qui nous avait déboutés sur la demande de rappel de frais professionnels. 

Le syndicat SUD PTT Loire Atlantique Vendée se félicite de cette décision de la Cour de Cassation qui, après plus de quatre années de procédure, lui donne enfin raison et rétablit les salariés dans leur droit. Cette victoire du droit est un encouragement à poursuivre l’action syndicale sous toutes ses formes, y compris sur le terrain juridique, pour imposer au patronat le respect du droit du travail. 

vendredi 31 mai 2013

La protection sociale, variable d’ajustement des politiques d’austérité ! Santé, Action sociale, Retraite, Protection Sociale Toutes et tous à PARIS le 15 juin 2013


Comme dans tous les autres pays d’Europe, la crise de la dette, la mise en place de politiques d’austérité sont le prétexte à l’attaque de la protection sociale sous toutes ses formes (santé, action sociale, retraites, politique familiale, systèmes de sécurité sociale, assurance chômage…). 

Le gouvernement n’a pas rompu avec la politique de Sarkozy. Les plans d’économie de la sécurité sociale concernent tous les domaines : une grande partie de la population n’a plus accès aux soins et y renonce. Les dépassements d’honoraires et les déremboursements des soins coûtent de plus en plus cher. La désertification sanitaire s’amplifie par la fermeture d’hôpitaux et de services de proximité. Les politiques d’austérités aggravent la précarité et créent une misère croissante. 

Dans le même temps les réponses sociales, pour garantir les droits de la population, ne sont plus à la hauteur des enjeux (diminution drastique des budgets sociaux). Les premières victimes de la crise : les chômeurs-ses, les jeunes précaires et les retraité-e-s, les malades et les handicapé-e-s, se voient privés de leurs principaux droits à la santé, au logement, à un revenu décent dans tous les cas où ils sont privés des revenus du travail. 

La santé, l’action sociale, la Sécurité Sociale, les retraites : c’est l’affaire de tous. 

Le droit à la santé et à la protection sociale ne sauraient être l’apanage des seuls professionnel-le-s. C’est l’ensemble de la population qui a le devoir de se mobiliser pour préserver les outils de solidarité. Il y a urgence à agir contre la voracité des assurances privées, des multinationales de la santé (pharmacie, groupe de cliniques privées) et du secteur bancaire ! La santé n’est pas une marchandise, le social n’est pas à vendre ! 

jeudi 2 mai 2013

1er mai en Loire Atlantique : "le changement, c'est nous qui l'imposerons !"

Les intervenants au rassemblement à Châteaubriant
Sous et malgré une pluie battante, près de 2000 manifestant-e-s se sont retrouvés dans les quatre rassemblements co-organisés  par l'intersyndicale CGT, FSU, Solidaires à Nantes (1000), Saint Nazaire (700), Ancenis (100) et Châteaubriant (100). A noter également la participation au rassemblement nantais d'une délégation de l'UD Force Ouvrière. Vous lirez ci-dessous, l'intervention prononcée, à Nantes et au nom de notre union syndicale, par Jean Brunacci. 

"François Hollande s'est fait élire Président de la République en mai 2012, il y a tout juste un an, en promettant que "le changement, c'est maintenant !" . Mais il a oublié de nous préciser " maintenant, c'est quand ?", car ce changement, au nom duquel il battait les estrades lors de sa campagne électorale, se fait attendre. Pire, sauf sur la question du mariage pour tous, droit fondamental que nous appuyons sans réserve, force est de constater qu'il n'y a aucune rupture avec la politique du gouvernement précédent, dont le rejet massif avait permis de chasser Sarkozy ! 

Un an après, le bilan est accablant.....à tel point que Hollande devient le champion toutes catégories de l'impopularité ; il arrive même à battre Sarkozy! Lui et son gouvernement se sont totalement discrédités en exécutant les volontés du MEDEF et de la finance contre les salariéEs et la population. "L'affaire Cahuzac" a été le nouveau révélateur d'un système politique, institutionnel, inextricablement lié aux puissances de l'argent, qui a le cynisme d'imposer l'austérité au monde du travail, aux plus défavorisés. 

mercredi 24 avril 2013

Au 10ème jour, les factrices et facteurs de Nantes Rollin votent la reprise du travail


Ce mercredi matin, au dixième jour de grève et à une courte majorité, les factrices et facteurs de Nantes Rollin ont voté la reprise du travail. Cette décision, difficile, a été prise à la lecture du relevé de conclusion des négociations qui s’étaient tenues hier. 

Sans remettre en cause la réorganisation annoncée pour septembre, la direction a en effet, sur plusieurs points, accepté de revoir très à la baisse le nombre des suppressions d’emplois, de prendre en compte nombre des revendications syndicales sur l’organisation du travail et s’est engagée à ne pas soumettre une autre réorganisation avant trois ans. 

Très concrètement, la direction a accepté la prise en compte de la pénibilité, quantifiée à deux emplois, du nombre effectif de points de remise (boîtes aux lettres) et de revoir singulièrement à la baisse ses prévisions de baisse du trafic (de moins 5% à moins 3%). Ces engagements feront l’objet d’un suivi, attentif et vigilant, des factrices et facteurs de Nantes Rollin et de leur syndicat SUD PTT. 

lundi 22 avril 2013

La Poste : 8ème jour de grève à Nantes Rollin

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Une majorité des factrices et facteurs de Nantes Rollin a décidé ce matin de poursuivre la grève entamée de 15 avril dernier. Malgré le poids des pertes financières consécutives à huit journées de grève, elles et ils n’acceptent pas la décision de la direction de La Poste de supprimer 8 postes de travail sur un quartier en hausse démographique constante et sur la base d’une hypothétique baisse du trafic dans le mois et années à venir. 

Aux demandes de négociation réaffirmées par les grévistes, soutenus par SUD PTT, le chef d’établissement a indiqué ce matin qu’il était disposé à recevoir une délégation mais qu’il n’avait aucun mandat pour répondre aux demandes de ses salarié-e-s. Cela s’appelle jouer le pourrissement du conflit en se moquant délibérément de la gène subie par les usagers. SUD PTT ne l’accepte pas. 

SUD PTT renouvelle sa demande d’ouverture de négociations sérieuses basées non sur des données hypothétiques mais sur des données objectives. C’est la seule solution pour sortir enfin de ce conflit. 

vendredi 19 avril 2013

Le 1er mai : pour l'économie solidaires et l'emploi, contre l'austérité et la financiarisation - Appel des UD CGT, FSU, Solidaires de Loire Atlantique


En ce 1er Mai, journée internationale du Travail, nous exprimons notre refus d’une politique d’austérité généralisée imposée aux peuples au nom du diktat des profits financiers et du dumping social. 

La soumission des gouvernements à la doctrine des patronats, aux dividendes des actionnaires, a des conséquences terribles, en France comme ailleurs, sur la santé, les conditions d’existence de millions de personnes reléguées du travail, réduites à la pauvreté jusque dans les retraites qui s’amenuisent toujours plus. 

En France aussi l’argent est roi, le MEDEF fait loi avec la complicité d’un pouvoir qui n’a pas été élu sur ce programme. Dans les banques, dans les paradis fiscaux ou sur les marchés financiers, spéculation et cupidité sont à la manœuvre. Les richesses produites par le travail sont confisquées par les profits. Cet argent ne va pas dans l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale. Cet argent manque souvent bien avant la fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux. 

Cette logique est mortelle pour la démocratie. Elle condamne les services publics et tout notre système de solidarité nationale. Le travail, notre travail, crée de la richesse ! Ce monde est de plus en plus riche mais des populations de plus en plus pauvres face à des écarts de richesses qui s’accentuent. 

mercredi 17 avril 2013

Après l'agression fasciste contre la journaliste Caroline Fourest, communiqué de Sud Rail région de Nantes



Le syndicat SUD Rail de la région de Nantes dénonce les agressions et intimidations menées en gare de Nantes le samedi 13 avril 2013 à l’encontre de la journaliste Caroline Fourest. Cette agression qui s’est soldée, entre autre, par le blocage de la circulation ferroviaire et des insultes envers des cheminot-es et des voyageurs-ses, a été menée par une bande de voyous venue des beaux quartiers et se réclamant de mouvements hostiles aux principes d’égalité des droits des citoyen-ne-s. Mais leur action, la « chasse à la femme » qu’ils ont organisée contre une journaliste qui enquête un peu trop, à leur goût, sur la nébuleuse d’extrême droite, démontre le caractère fasciste, sexiste et homophobe de leurs auteurs. Ces derniers rêvent de ramener le pays aux années 1930/1940, années où leurs semblables faisaient régner la terreur contre les « mal pensants » et les « mal croyants ». 

Tou-te-s les hommes et femmes épris-e-s de justice sociale et d’égalité doivent leur faire front. Dans le passé, la SNCF et la Justice ont toujours eu la main lourde contre les salariés, les chômeurs ou les étudiants qui, parfois, ont manifesté pacifiquement dans les emprises ferroviaires pour défendre leurs droits ou leur emploi. Nous serons vigilants par rapport à l’attitude de la Direction et de la Justice face à cet événement autrement plus grave car il visait à commettre des violences contre une personne. 

Le syndicat SUD Rail de la région de Nantes appelle les salarié-e-s à se joindre à la manifestation contre les violences homophobes qui aura lieu le samedi 20 avril 2013 à Nantes, 14h place Royale ».

mardi 16 avril 2013

La Poste Nantes Eraudière et Nantes Rollin : la direction refuse de recevoir les organisations syndicales


Au second jour de grève massive - 90% de grévistes à Nantes Eraudière et un peu plus de 70% à Rollin ce mardi – la direction de La Poste a refusé de recevoir les grévistes et leurs organisations syndicales. 

Cette volonté de bloquer la situation pour imposer une réorganisation unanimement refusée par les personnels est particulièrement inquiétante. Le syndicat SUD PTT dénonce l’attitude malveillante du directeur de La Poste qui délibérément choisit le pourrissement de la grève et porte, seul, la responsabilité de la poursuite du mouvement. 

Le syndicat SUD PTT demande aux autorités publiques et aux élu-e-s locaux d’intervenir sans délai auprès de la direction de La Poste pour que ce diktat du directeur de la Poste soit immédiatement levé et que de véritables négociations puissent enfin s’ouvrir.

Seconde journée de grève des factrices et facteurs de Nantes Eraudière et Nantes Rollin


90% à Nantes Eraudière, plus de 70% à Nantes Rollin, c'est très massivement que les grévistes des deux centres courrier nantais ont reconduit leur mouvement de grève après une première journée où la direction est restée campée sur sa volonté de supprimer 10% des emplois.

Les grévistes se sont adressés hier à la mairie de Nantes, où une délégation a été longuement reçue par un conseiller du Maire, pour expliquer les raisons de leur grève et demander un soutien actif. Même démarche ce matin en direction de la fédération de Loire Atlantique du Parti Socialiste.

Un nouveau rassemblement commun aux grévistes des deux établissements devant le siège de la direction de La Poste, rue Viviani à Nantes,se tient en ce moment pour rencontrer le directeur et exiger l'annulation des projets de réorganisation.
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Quand la direction de La Poste manipule les chiffres :

Les responsables de la communication de la Poste ont cru judicieux d’annoncer que seules 94 des 198 tournées de facteurs sur Nantes n’avaient pas été distribuées hier, soit 50%.  Sauf que ce chiffre de 198 tournées intègre les factrices et facteurs des centres courriers de Nantes Bretagne et de Nantes Beaulieu qui ne sont pas concernés par cette grève.
Si nous retenons le chiffre officiel de 94 tournées non distribuées et que nous le rapportons aux quelques 115 tournées effectives sur Eraudière et Rollin, nous obtenons un pourcentage de 86% de grévistes.

vendredi 12 avril 2013

Les factrices et facteurs des Centres Courriers La Poste de Nantes Eraudière et de Nantes Rollin en grève illimitée à partir de lundi prochain 15 avril 2013


Les factrices et facteurs des centres courrier de Nantes Eraudière (44300) et Nantes Rollin (44100) seront en grève illimitée à compter du lundi 15 avril, à l’appel des organisations syndicales SUD et CGT. Près de la moitié des habitant-es et entreprises de Nantes sont directement concernées par ce mouvement de grève.

 Par cette grève, les postières et postiers entendent s’opposer à la suppression de plus de 20 positions de travail - dont la disparition d’une dizaine de « tournées lettres » sur ces 2 bureaux nantais alors même que la population de la ville ne cesse de croître - ainsi qu’à la dégradation croissante de leurs conditions de travail. 

Les négociations qui se sont déroulées hier n’ont pas abouties, la Direction de La Poste restant sourde aux revendications du personnel. Face à ce blocage, la grève illimitée a été votée par l’ensemble des postières et des postiers. 

Les agents des centres courrier de Nantes Eraudière, 4 rue Anne-Claude GODEAU 44300 et Nantes Rollin, place DAUBENTON 44100, invitent les usagers à venir les soutenir à partir du lundi 15 avril. 

Tous les grévistes se rendront en manifestation à la direction départementale du courrier Loire Atlantique Vendée, 3 rue Viviani 44200 Nantes, le lundi 15 avril à 10h30

jeudi 11 avril 2013

9 avril : 3000 manifestant-e-s en Loire Atlantique pour réaffirmer leur opposition à l'ANI "Cet accord de la honte, tout au profit du MEDEF, sera suivi d’autres mauvais coups contre les salarié-e-s si nous laissons faire"


Intervention de Solidaires – Nantes le 09 avril 2013 

Le projet de loi de sécurisation de l’emploi suite à l’accord Wagram signé entre le MEDEF et les syndicats CFDT, CGC et CFTC entraînerait la régression la plus importante des droits des salariés de ces trente dernières années. Ce projet a pour but la généralisation du chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, la hausse de la durée du temps de travail et la flexibilité qui ne garantissent même pas contre les licenciements ! 

Aucune limite aux mobilités n’est imposée aux employeurs ; seule la négociation tous les 3 ans leur est demandée, avec qui ? Avec une CFDT ayant obtenue des postes en haut lieu ! 

Les salarié-es refusant la mobilité seront licencier automatiquement sans même bénéficier des mesures d’un plan social, d’un licenciement économique. 

Ce projet, c’est la possibilité, sur simple autorisation de l’administration, de boucler en deux mois un plan de licenciements frappant jusqu’à 100 salariés et 3 mois entre 100 et 250 salariés, en réduisant à peau de chagrin les déjà maigres droits des comités d’entreprise pour faire obstacle à ces licenciements. 

Ce projet, c’est la réduction des délais de recours aux prud’hommes à deux ans pour les litiges concernant les contrats de travail et à trois ans concernant les salaires au lieu de cinq années à partir de juin 2013 ; c’était 30 ans avant juin 2013.

vendredi 29 mars 2013

Retrait du projet de loi dit de "sécurisation de l'emploi" - Appel intersyndical départemental CGT, FO, FSU, Solidaires, SEN à manifester le 9 avril prochain


Mesdames et Messieurs les Parlementaires, vous n'avez aucun mandat pour voter le dynamitage du Code du travail. Rassemblements à Nantes, Place du Commerce, Saint Nazaire, Gare SNCF, Ancenis, station esso, Châteaubriant, place de la mairie, mardi 9 avril à 10h30. 

Le 1er Ministre a présenté son projet de Loi au Conseil des Ministres : « C’est un accord gagnant-gagnant pour les entreprises qui connaissent des difficultés, qui doivent se réorganiser en anticipant la situation (…) » 

Avec CFDT, CGC et CFTC, le patronat (MEDEF) a demandé que le projet de loi soit totalement fidèle à l’Accord signé le 11 janvier, sous prétexte que c’est un accord « donnant-donnant ». 

En clair : demain, un employeur pourrait annoncer aux salariés : « l’entreprise est en difficulté financière, ceux qui n’accepteront pas une baisse de salaire seront mis dehors … » 

Avec cet accord, les patrons pourraient exercer un chantage permanent pour déroger aux conventions collectives, aux accords de branche, et même au code du travail. 

NOUS ALERTONS TOUS LES SALARIÉS 

mardi 26 mars 2013

Mobilisation interprofessionnelle le 9 avril : le patronat ne doit pas faire la loi !


L’Union syndicale Solidaires réaffirme son opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013 et reprises dans le projet de loi du gouvernement. Les manifestations du 5 mars ont montré qu’un mouvement unitaire contre l’accord national interprofessionnel signé par le patronat, la CFDT, la CGC, la CFTC, soutenu par l’UNSA, et parrainé par le gouvernement, se développe. 

Ces cadeaux supplémentaires au patronat sont insupportables, ce texte ne doit pas être traduit dans la loi. La possibilité de baisse des salaires, la suppression de certains « plans sociaux » sans remettre en cause les licenciements, les recours juridiques plus difficiles pour les salarié-es volé-es par leur patron, la précarité toujours plus institutionnalisée avec l’invention d’un CDI intérimaire, ...

C’est le cahier revendicatif du MEDEF que le gouvernement propose de reprendre dans le Code du travail ! 

L’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es, chômeurs/chômeuses et retraité-es à participer massivement à la journée d’action nationale interprofessionnelle du 9 avril contre ce projet de loi. Il s’agit d’amplifier et d’élargir la mobilisation après la réussite de la première étape du 5 mars pour montrer notre détermination au gouvernement. Les équipes syndicales Solidaires mettront tout en oeuvre pour la réussite des grèves et manifestations qui seront décidées unitairement. 

Pour l’Union syndicale Solidaires, le patronat le doit pas faire la loi !

mardi 5 mars 2013

Plus de 5000 manifestant-e-s en Loire Atlantique, déterminés pour que l'ANI ne soit pas transposé dans la loi !

le cortège de Solidaires dans la manif nantaise

Plus de 3000 manifestant-e-s à Nantes, 1200 à Saint Nazaire, 350 à Ancenis, 150 à Châteaubriant, malgré la période de vacances scolaires, la journée interprofessionnelle de mobilisation appelée conjointement par les UD CGT, FO, la FSU, Solidaires et le SEN (Syndicat des Etudiants Nantais) aura été l'occasion d'un premier coup de semonce à l'attention des parlementaires pour que l'ANI ne soit pas transposé dans la loi. Dans leur intervention, les porte-parole de Solidaires ont expliqué pourquoi cet accord signé sous la dictée du MEDEF est une insupportable régression sociale. Lire ci-dessous.

Les semaines passent, les mois passent, et rien ne va mieux. Au contraire, le chômage ne cesse de grandir et les emplois, industriels notamment, sont détruits par milliers. Côté salaire, c’est la soupe à la grimace, le gouvernement donnant lui-même l’exemple en refusant de maintenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires et en poursuivant les suppressions de postes. C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé de transcrire dans la loi « l’accord national interprofessionnel pour un nouveau modèle économique au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé le 11 janvier, sous la dictée du MEDEF, par CFDT, CGC et CFTC. 

mercredi 27 février 2013

Mardi 5 mars: contre l'ANI, grève et manifestations à l'appel commun des UD CGT, FO, FSU et Solidaires 4 - Nantes 10h30 Place du Commerce - Saint Nazaire 10h30 Place Amérique Latine - Ancenis 10h30 station Esso - Châteaubriant 10h30 Place Mairie


Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires et SEN de Loire-Atlantique appellent à des arrêts de travail pouvant aller jusqu’à la grève et à participer aux manifes- tations le 5 MARS à : NANTES, ST-NAZAIRE, ANCENIS, CHATEAUBRIANT à 10 h 30, pour faire échec à cet accord. Elles appellent toutes les organisations qui s’y opposent à les rejoindre pour gagner une mobilisation massive.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires et SEN, réunies le 1er février 2013, dénoncent avec détermination la régression que représenterait la transposition de l’accord dit « sécuri- sation de l’emploi » en projet de loi. Les garde-fous illusoires précisés dans cet accord pour limiter et rendre plus chers les Contrats à Durée Déterminée ne concernent en réalité qu’une infi me partie : les CDD de plus de trois mois ne sont pas concernés, pas plus que les contrats saisonniers, ni les contrats conclus pour une tâche précise ou temporaire et le travail intérimaire.

La transposition de cet accord fragilise considérablement le Contrat à Durée Indéterminée dont la période d’essai a été largement étendue. Déjà, le patronat n’hésite pas à utiliser cette période d’essai comme des CDD.

lundi 18 février 2013

CHU Nantes : le rapport de la Cour des Comptes confirme les tromperies de la direction, par SUD CHU Nantes


Le CHU de Nantes a officiellement retrouvé l’équilibre financier fin 2011 soit un an avant l’échéancier prévu au Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF). Pendant les 4 ans de sa durée, l’activité a fortement augmenté, alors que les effectifs sont restés stable . La mise à plat des effectifs (MAPE) et ses outils que sont les référentiels sur la gestion du temps de travail et celui sur l’absentéisme ont permis une amélioration de la productivité de 16.4% pour le personnel non médical et seulement 6.6% pour le personnel médical (cf chiffres de la cour des comptes). 

L’intensification du travail induite par ce retour à l’équilibre n’a pas été sans conséquences sur les conditions de travail et la qualité des soins : maltraitance institutionnelle envers les patients et les salariés, souffrance professionnelle et/ou éthique se développent au point où elles sont maintenant pointées dans les rapports 2011et 2012 de la médecine du travail . 

Pendant toute la durée du CREF, SUD a contesté l’année d’avance sur la planification initiale et demandé le respect du calendrier pour ne pas dégrader un peu plus les conditions de travail du personnel. 

jeudi 14 février 2013

Le chômage et la précarité tuent

La mort du chômeur de 43 ans, privé de tout revenu, devant les locaux de l’agence Pôle Emploi de Nantes-Est vient allonger la longue liste des suicides des personnes laissées pour compte et des salariés-es victimes du stress au travail. Nous exprimons notre soutien à ses proches. 

Nous exprimons aussi notre soutien aux agents confrontés à ce drame social dont ils ne sont pas responsables. Il y en assez de cette société fondée sur la course à la rentabilité, sur le démantèlement de la protection sociale, et sur l’insécurité sociale généralisée. Il y en a assez des politiques de régression sociale, de réduction des droits des chômeurs et des discours réactionnaires de stigmatisation des victimes de la crise. Il y en a assez de la destruction des principes de solidarité du système social et des moyens des services publics. 

Avec l’ensemble des agents de Pôle Emploi et des associations de chômeurs-euses, nous exigeons un système d’indemnisation permettant de vivre dignement, la suppression du système arbitraire de contrôle et de radiation, le retour à un véritable service public de l’emploi.

jeudi 7 février 2013

Les organisations syndicales CGT, CGT-­‐FO, FSU, Solidaires et SEN de Loire-­‐Atlantique exigent du gouvernement et des parlementaires le rejet de l'accord dit de "sécurisation de l'emploi'


Les organisations syndicales CGT, CGT-­‐FO, FSU, Solidaires et SEN, réunies le 1er février 2013, dénoncent avec détermination la régression que représenterait la transposition de l’accord dit « sécurisation de l’emploi » en projet de loi. 

Les garde-­‐fous illusoires précisés dans cet accord pour limiter et rendre plus chers les Contrats à Durée Déterminée ne concernent en réalité qu'une infime partie : les CDD de plus de trois mois ne sont pas concernés, pas plus que les contrats saisonniers, ni les contrats conclus pour une tâche précise ou temporaire et le travail intérimaire. 

La transposition de cet accord fragilise considérablement le Contrat à Durée Indéterminée dont la période d’essai a été largement étendue. Déjà, le patronat n’hésite pas à utiliser cette période d’essai comme des CDD. 

Le salariat qui est déjà particulièrement frappé par la précarité, un turn-­‐over important, des conditions de travail difficiles subirait une double peine si ces propositions voyaient le jour. 

Les accords dérogatoires emploi/compétitivité voulus par Nicolas Sarkozy, par le Medef et entérinés le 11 janvier 2013, permettraient aux employeurs de réduire nos salaires à peau de chagrin ou d'augmenter le temps de travail sous prétexte de préserver l’emploi. Il s’agit d’imposer surtout de nouveaux sacrifices aux salarié(e)s. 

Tunisie: Après l'assassinat de Chokri Belaïd, la solidarité est plus que jamais nécessaire ! Rassemblement samedi 9 février 16h Place Royale à Nantes, à l'appel du Collectif Nantes-Redeyef

Ce mercredi matin, Chokri Belaïd, le secrétaire général d'un des principaux partis politique de gauche en Tunisie vient d'être abattu par balle devant son domicile. L'Union syndicale Solidaires exprime son horreur face à ce crime odieux. Elle adresse toute sa solidarité à ses proches et aux militant-es tunisien-nes.

Cette agression s'inscrit dans la campagne hargneuse d’extrêmistes religieux contre les mobilisations en cours. En effet, le courant politique auquel Chokri Belaïd appartenait regroupe notamment de nombreux syndicalistes, très impliqués dans les luttes actuelles, et notamment dans la grève générale de Siliana en novembre dernier.

Le 2 février, Chokri Belaïd avait déjà fait l'objet d'un agression par des salafistes sans que le gouvernement dirigé par la parti Ennhadha ne prenne les mesures qui s'imposaient pour garantir sa sécurité : Chokri Belaïd avait lui-même dénoncé cette situation à la télévision la veille de son assassinat.

L'Union syndicale Solidaires appelle à se joindre aux mobilisations organisées en France pour dénoncer ce crime et exiger que toute la lumière soit faite sur celui-ci.

vendredi 1 février 2013

Le changement, c’est l’action ! Près de 1500 manifestant-e-s dans les rues de Nantes jeudi 31 janvier. L'intervention de Jean Brunacci pour Solidaires 44.

Aux Finances Publiques, ce sont aussi de nouvelles suppressions de trésoreries de proximité en 2013 qui viendront, encore, réduire le maillage territorial de la Direction Générale des Finances Publiques. Les trésoreries assurent des missions essentielles : accueil, recouvrement des recettes fiscales et non fiscales, gestion des comptes et conseil aux collectivités locales. Dans un pays qui compte 36 000 communes, dont plus de 34000 de moins de 500 habitants, la question de la présence du service public en milieu urbain constitue un enjeu majeur pour l’efficacité de l’action publique et pour la bonne gestion des finances publiques. 

Or le maillage territorial connait un recul sans précédent au sein de la Direction Générale des Finances Publiques. Il existait ainsi 4200 trésoreries de proximité en 1988, 4000 en 2000 et moins de 2700 actuellement. Soit 1500 trésoriers rayés de la carte sur 4200 en 15 ans, c’est près de 40% des recettes qui ont disparu ! Ces suppressions ne mettent pas seulement en danger le principe d’accessibilité, d’égalité d’accès au service public ; elle se traduisent concrètement par une dégradation du service public rendu aux usagers, sans parler des conditions de travail particulièrement pénibles des agents. 

jeudi 17 janvier 2013

Journée de grève dans la Fonction publique le 31 janvier 2013 : le changement, c'est l'action ! Appel départemental CGT - FSU - Solidaires

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s'est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap ! Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics. 

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d'un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle. Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. 

Le rôle de l’État est aujourd'hui de donner les capacités d'agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents. La révision générale des politiques publiques (RGPP) a profondément dégradé l’emploi public. 

Les restructurations des services et administrations ont mis en souffrance les personnels. La modernisation de l’action publique (MAP), dans ses principaux fondements, prolonge aujourd’hui de manière préoccupante la RGPP. 

Pour l’égalité des droits : toutes et tous à Paris le 27 janvier !


Le projet de loi sur le mariage pour tous et toutes sera examiné au parlement fin janvier 2013. L’égalité des droits, pour tous les couples et toutes les familles, doit devenir une réalité au travail et dans la vie quotidienne. L’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es à se mobiliser le 27 janvier à Paris, pour l’égalité et contre les discriminations. 

Des attaques sans précédent 

Depuis plusieurs semaines, le projet de mariage pour tous et pour toutes est attaqué de toutes parts. Au-delà du conservatisme et sous couvert d’un combat pour la filiation, des associations catholiques intégristes et d’extrême droite, mais également des partis politiques font ressurgir des propos que l’on croyait disparus depuis longtemps, accumulant les amalgames haineux et remplis de stéréotypes ! 

Une riposte indispensable dans la rue... 

L’inter LGBT (regroupement d’associations d’homosexuel-les, bisexuel-les et transexuel-les) appelle à une manifestation nationale à Paris le 27 janvier pour le mariage, sans distinction de sexe ou de genre et pour l’homoparentalité, et pour la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Il s’agit avant tout que l’ensemble de la population puisse accéder aux mêmes droits : celui de pouvoir se marier ou non, d’avoir des enfants ou non, quelle que soit l’orientation sexuelle et de faire reconnaître la filiation du second parent.

 ... et dans nos lieux de travail ! 

mercredi 16 janvier 2013

Pas de compromis avec l’homophobie, l’égalité sans concession !Manifestation samedi 19 janvier 2013, 14h30 place du Bouffay


L’égalité des droits entre homosexuel-le-s et hétérosexuel-le-s fait aujourd’hui encore débat. Les déferlements homophobes dans les médias, dans les rues, sur nos lieux de travail et dans nos familles en sont des preuves flagrantes. Il suffit ! 

Le projet de loi garantissant juridiquement l’égalité des droits entre homosexuel-le-s et hétérosexuel-le-s sera examiné le 29 janvier par l’Assemblée Nationale. Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes, présomption de parenté, coparentalité et filiation hors mariage ne font pas partie du texte initial. 

C’est aux parlementaires maintenant de déposer des amendements et de les voter, afin de faire respecter une égalité tant de fois demandée. Une quarantaine de députés de la majorité s’y est déjà opposée. Alors face à ce qu’elles ou ils appellent "leur liberté de conscience", qui apporte tant de satisfaction aux homophobes divers, continuons à faire entendre nos voix, qui elles sont légitimes. 

samedi 12 janvier 2013

Accord sur la sécurisation de l’emploi : une régression sociale historique


L’Union syndicale Solidaires juge inacceptable le texte sur lequel vienne de tomber d’accord le patronat et des organisations syndicales. 

Cet accord : 
 - institutionnalise davantage la précarité par la généralisation des contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents. 
 - instaure une super-flexibilité par de nouvelles mesures de mobilité, la généralisation de l’accord compétitivité/emploi, et de nouvelles modalités pour les PSE, en se dégageant systématiquement des obligations légales et conventionnelles du licenciement économique. 
 - spolie les salariés-es par une barèmisation plafonnée en cas de licenciements sans cause réelle et sérieuse. 
 - réduit les délais de recours des syndicats en matière de licenciements économiques collectifs et de contestation aux prud’hommes. 

La logique patronale est claire : renforcer la flexibilité de la force de travail, poursuivre la destruction du code du travail et la hiérarchie des normes. Il n’y a pas de sécurisation de l’emploi mais sécurisation des droits, déjà exorbitants, des patrons. L‘union syndicale Solidaires s’emploiera à construire les mobilisations nécessaires pour rejeter cette régression sociale historique.

lundi 7 janvier 2013

31 janvier, élections à la Chambre d'agriculture de Loire Atlantique - Solidaires présente une liste de candidat-e-s "pour une Chambre d'Agriculture au service de toutes et tous"


La profession de foi des candidat-e-s de Solidaires 44 (SUD MSA, CTCPOA, SNUPFEN Solidaires, SUD Crédit Agricole, Solidaires Val Nantais) :

Entre le 21 et le 31 janvier 2013, vous élirez par correspondance vos représentants à la Chambre d’Agriculture. Vous allez ainsi décider de l’orientation de la politique agricole du département de Loire-Atlantique. Pour l’Union Syndicale “SOLIDAIRES”, la Chambre d’Agriculture doit porter un véritable projet qui s’appuie sur nos valeurs et nos priorités. 

- Renforcer les droits des salarié-es des Groupements Professionnels Agricoles : (Coopératives agricoles, Associations, Crédit Agricole, Mutualité Sociale Agricole, Groupama, etc.) 

- Faire vivre les Conventions Collectives et les accords d’entreprise, faire respecter le droit des salarié-es et en gagner de nouveaux, y compris dans les petites entreprises et associations. Droit de veto des comités d’entreprise pour toute restructuration !