vendredi 1 février 2013

Le changement, c’est l’action ! Près de 1500 manifestant-e-s dans les rues de Nantes jeudi 31 janvier. L'intervention de Jean Brunacci pour Solidaires 44.

Aux Finances Publiques, ce sont aussi de nouvelles suppressions de trésoreries de proximité en 2013 qui viendront, encore, réduire le maillage territorial de la Direction Générale des Finances Publiques. Les trésoreries assurent des missions essentielles : accueil, recouvrement des recettes fiscales et non fiscales, gestion des comptes et conseil aux collectivités locales. Dans un pays qui compte 36 000 communes, dont plus de 34000 de moins de 500 habitants, la question de la présence du service public en milieu urbain constitue un enjeu majeur pour l’efficacité de l’action publique et pour la bonne gestion des finances publiques. 

Or le maillage territorial connait un recul sans précédent au sein de la Direction Générale des Finances Publiques. Il existait ainsi 4200 trésoreries de proximité en 1988, 4000 en 2000 et moins de 2700 actuellement. Soit 1500 trésoriers rayés de la carte sur 4200 en 15 ans, c’est près de 40% des recettes qui ont disparu ! Ces suppressions ne mettent pas seulement en danger le principe d’accessibilité, d’égalité d’accès au service public ; elle se traduisent concrètement par une dégradation du service public rendu aux usagers, sans parler des conditions de travail particulièrement pénibles des agents. 



Les limites du repli du service public sont déjà largement dépassées dans de nombreux départements, dont le nôtre. Les organisations syndicales nationales de la DGFIP exigent des ministres de l’économie et du budget d’en finir avec ce repli du service public illustré par les suppressions de trésoreries de proximité qui contribuent malheureusement à la désertification voire à un véritable « déménagement » du territoire. Les agents des Finances Publiques étaient déjà en grève le 27 novembre 2012 ! 

Ce qu’exigent les agents des trois Fonctions Publiques, c’est que les promesses du candidat Hollande soient tenues, que la RGPP et la RéATE, avec leurs lots de suppressions d’emplois, de postes, de services et autres réorganisations ministérielles ou interministérielles en tous genre, soient purement et simplement abandonnées, que les destructions massives des services publics cessent et que soit enfin prise la décision d’abroger le jour de carence. 

Ce que les agents exigent encore, c’est d’en finir avec la précarité généralisée dans la Fonction Publique, c’est la création des emplois nécessaires au bon fonctionnement de tous les services publics, c’est le retour à des conditions de travail décentes et une augmentation urgentissisme de la valeur du point d’indice qui devrait être portée immédiatement à 5 euros ! 

C’est pourquoi Solidaires, avec la CGT et la FSU, a appelé à la grève aujourd’hui, à la veuille des négociations qui vont s’ouvrir avec la ministre. Que Mme Lebranchu ne s’y trompe pas. Ce n’est pas un mouvement d’humeur. Nous n’acceptons encore moins d’un gouvernement dit de gauche ce que nous avons refusé sous le mandat de Sarkozy. 

C’est une grève d’avertissement qui aura des suites, qui servira de tremplin pour aller plus loin, vers un mouvement interprofessionnel de grande ampleur de nature à imposer un changement de cap au gouvernement de Jean-Marc Ayrault !

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