jeudi 2 mai 2013

1er mai en Loire Atlantique : "le changement, c'est nous qui l'imposerons !"

Les intervenants au rassemblement à Châteaubriant
Sous et malgré une pluie battante, près de 2000 manifestant-e-s se sont retrouvés dans les quatre rassemblements co-organisés  par l'intersyndicale CGT, FSU, Solidaires à Nantes (1000), Saint Nazaire (700), Ancenis (100) et Châteaubriant (100). A noter également la participation au rassemblement nantais d'une délégation de l'UD Force Ouvrière. Vous lirez ci-dessous, l'intervention prononcée, à Nantes et au nom de notre union syndicale, par Jean Brunacci. 

"François Hollande s'est fait élire Président de la République en mai 2012, il y a tout juste un an, en promettant que "le changement, c'est maintenant !" . Mais il a oublié de nous préciser " maintenant, c'est quand ?", car ce changement, au nom duquel il battait les estrades lors de sa campagne électorale, se fait attendre. Pire, sauf sur la question du mariage pour tous, droit fondamental que nous appuyons sans réserve, force est de constater qu'il n'y a aucune rupture avec la politique du gouvernement précédent, dont le rejet massif avait permis de chasser Sarkozy ! 

Un an après, le bilan est accablant.....à tel point que Hollande devient le champion toutes catégories de l'impopularité ; il arrive même à battre Sarkozy! Lui et son gouvernement se sont totalement discrédités en exécutant les volontés du MEDEF et de la finance contre les salariéEs et la population. "L'affaire Cahuzac" a été le nouveau révélateur d'un système politique, institutionnel, inextricablement lié aux puissances de l'argent, qui a le cynisme d'imposer l'austérité au monde du travail, aux plus défavorisés. 


Le patronat ne doit pas faire la loi ! 

Le chômage s'envole pour atteindre le record historique de 5,3 millions de demandeurs-euses d'emploi. La précarité et les licenciements connaissent une explosion insupportable. Les salaires et les retraites sont au régime sec. Rédigée par le MEDEF et malheureusement soutenue par une partie du mouvement syndical, l'ANI ( Accord National Interprofessionnel) du 11 janvier, va permettre de licencier plus facilement , d'accentuer la précarité , sécurisant non pas l'emploi, mais les profits du patronat. Cette loi, contre laquelle Solidaires, avec la CGT, FO, et la FSU, ont mobilisé les 5 mars et 9 avril, qui constitue une véritable machine de guerre contre les salariéEs, une véritable arme de destruction massive de l'emploi, et qui doit être adoptée définitivement par le Parlement à la mi-mai pour être appliquée dès juin, doit être abrogée ! 

Enfin, cerise sur le gâteau, le gouvernement vient de s'opposer au vote de la loi sur l'amnistie des faits commis par des syndicalistes, sous prétexte d'apaiser le climat politique et social.... à la plus grande joie d'un patronat qui ne cesse de gaver des cadeaux qui lui sont faits et qui en redemande! 

Après un an d'exercice du pouvoir, le gouvernement Hollande-Ayrault est plombé par l'austérité qu'il applique avec un zèle d'autant plus insupportable qu'une vieille règle est en train de se vérifier une nouvelle fois : chaque recul encourage l'adversaire à pousser l'avantage et à reprendre l'offensive. Chaque recul donne libre cours au racisme, à l'homophobie, à la réaction. 

La peur doit changer de camp !

Chômage record, ANI gravé dans la loi, fermetures d'entreprises en cascade, pouvoir d'achat en berne, un patronat qui fait la loi, des réacs et homophobes arrogants qui battent le pavé....C'en est assez! Dès maintenant, reprenons la rue! 

Avant d'encercler Notre Dame des Landes, en faisant de la grande chaîne humaine du 11 Mai une puissante démonstration de force de notre refus de ce grand projet inutile par excellence. 

Oui, CamaradEs, il y a urgence à en finir avec une telle politique qui nous conduit tout droit à la catastrophe, au retour au pouvoir garanti de la droite, avec l'extrême dans ses bagages. L'expérience nous montre que, pour ce faire, le rapport de forces est déterminant. 

La responsabilité des organisations syndicales qui ne se résignent pas, pour lesquelles le capitalisme n'est pas l'horizon indépassable de l'humanité, est essentielle. Il est de leur responsabilité, avec l'ensemble du mouvement social, des partis politiques opposés à l'austérité, de construire, dans l'unité, ce rapport de forces, de le porter à un niveau tel qu'il puisse imposer une autre politique, fondée sur une autre répartition des richesses, qui réponde à l'urgence sociale ! 

Une autre politique pour en finir avec le chômage, c'est l'interdiction des licenciements, la réduction massive du temps de travail, des créations d'emplois dans les services publics. Une autre politique pour battre l'austérité, c'est l'annulation de la dette illégitime et l'augmentation des salaires et des retraites, pour les porter à 1700 € minimum! Une autre politique pour en finir avec le règne de l'argent-roi, c'est la socialisation par le contrôle des travailleurs et de la population du système bancaire et financier ! 

Cette aspiration à une société plus égalitaire, à une société qui ne soit pas régie par la loi du fric, est partagée par les peuples du monde entier. Le 1er Mai, journée internationale de lutte des travailleurs et travailleuses, est aussi l'occasion de le rappeler. L'union syndicale Solidaires, avec plus de 50 organisations syndicales d'Europe, d'Afrique, d'Amériques et d'Asie, lance un appel à renforcer le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, constitué en mars 2013 .

Le changement c'est nous qui l'imposerons !

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