mercredi 19 juin 2013

Conférence sociale 20 et 21 juin


La nouvelle Conférence sociale s’inscrit dans la méthode de François Hollande : faire du dialogue social « une priorité majeure », mais sans prendre de mesures sociales, voire en préparant des contre réformes antisociales (retraites par exemple). Comme l’an dernier, l’Union syndicale regrette que les organisations de chômeurs ne soient pas invitées alors qu’elles sont directement concernées par les sujets qui seront traités. Comme l’an dernier, l’organisation de cette Conférence sociale ne permet pas à tous les syndicats d’intervenir sur l’ensemble des sujets. 

Solidaires n’aura accès qu’à deux table-rondes : celle sur les services publics et celle sur la protection sociale et les retraites. Aucun argument ne saurait justifier ce traitement discriminatoire : les idées portées par Solidaires sont-elles si dérangeantes qu’elles ne puisent même pas être écoutées ? 

Cette conférence sociale abordera des questions aussi importantes que l’emploi, les enjeux économiques, les services publics, les retraites et le financement de la protection sociale, les conditions de travail, la formation professionnelle ou les enjeux européens… 

Une feuille de route sera établie, comme l’an dernier, à l’issue de cette Conférence, dont le calendrier très raccourci sur le dossier retraites ne permettra pas un véritable débat public. 

Pour Solidaires, la méthode et le dialogue social, ne peuvent remplacer la discussion sur les choix politiques du gouvernement. Le patronat est à l’offensive sur une seule idée : réduire par tous les moyens ce qu’il appelle le « coût du travail ». Les salaires ne progressent pas, le chômage augmente, les recettes pour financer la protection sociale reculent… 

samedi 15 juin 2013

Retraites : rapport Moreau, des propositions inacceptables!


Sans surprise, le rapport Moreau confirme les pistes annoncées depuis quelques jours. La question démographique ne peut être la seule approche de ce débat. Les politiques d’austérité qui détruisent massivement les emplois entrainent des baisses importantes de cotisations sociales. 

Proposer un nouvel allongement de la durée des cotisations, c’est imposer une baisse du niveau des pensions. En effet, déjà, un sénior sur deux est hors travail à l’âge de 59 ans. L’entrée dans le monde du travail se fait de plus en plus tard (25/26 ans), les carrières sont de plus en plus hachées, surtout pour les femmes. Partir avec un taux plein devient impossible ! 

Proposer une désindexation, soit des pensions soit des salaires de référence, conduit à une baisse des pensions. Réduire les mesures fiscales actuelles, augmenter le taux de CSG, c’est la garantie d’une paupérisation des retraité-e-s actuels et des futures générations. 

Les fonctionnaires sont pointés du doigt comme des « privilégiés » alors même que le niveau de remplacement est quasi égal entre privé et public ! 

Les questions de pénibilité ne peuvent se limiter à deux aspects (cancer et travail de nuit). A 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé est de 10 ans ! Faire travailler les gens plus longtemps, c’est la garantie qu’un grand nombre de salarié-e-s arrivera à la retraite en situation de santé dégradée. 

La société ADREXO définitivement condamné à payer 1 200 000 euros à 23 salariés du site de Vertou


Avec la direction d’ADREXO, rien n’est simple. Surtout quand il s’agit de compter le temps effectif de travail des distributeurs de prospectus … ou d’appliquer les décisions de justice. 

Le 7 juillet 2009, le Tribunal des prud’hommes de Nantes condamnait la société ADREXO à verser plus de 950.000€ à 23 salariés de Vertou. L'arrêt confirmatif du 16 décembre 2011 y ajoutait 120.000€ de condamnations, et l'arrêt (sursis à statuer) du 11 mai 2012 un peu plus de 100.000€ de rappels de salaire. 

Les quatre arrêts de la Cour de Cassation, en date 5 juin 2013, rendent définitives les condamnations de la société ADREXO pour un montant total supérieur à 1.200.000€. Ces arrêts de la Haute Cour sont publics et disponibles pour tous/toutes sur le site Légifrance. La Cour de Cassation casse également - partiellement - l'arrêt de la Cour d'Appel de Rennes qui nous avait déboutés sur la demande de rappel de frais professionnels. 

Le syndicat SUD PTT Loire Atlantique Vendée se félicite de cette décision de la Cour de Cassation qui, après plus de quatre années de procédure, lui donne enfin raison et rétablit les salariés dans leur droit. Cette victoire du droit est un encouragement à poursuivre l’action syndicale sous toutes ses formes, y compris sur le terrain juridique, pour imposer au patronat le respect du droit du travail.