mardi 10 septembre 2013

Contre la réforme Ayrault, près de 10 000 manifestant-e-s en Loire Atlantique mardi 10 septembre : un atout pour poursuivre la mobilisation syndicale.



6000 manifestant-e-s à Nantes, 2500 à Saint Nazaire, 300 à Ancenis, 200 à Châteaubriant, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires ce sont donc prêt de 10 000 personnes qui sont descendues dans la rue ce 10 septembre. 
Une première journée de mobilisation qui témoigne de l'ampleur de l'opposition croissante des salariés au plan Ayrault et un atout pour poursuivre l'épreuve de force.
ci-dessous la prise de parole de notre camarade Sabine Dupuy au rassemblement de Nantes.

"Pour financer les retraites, le gouvernement Hollande veut encore allonger la durée de cotisation. Depuis 20 ans, les réformes prolongent cette durée avec diminution de la pension par année manquante. 

Allonger cette durée des cotisations c'est programmé la baisse des futures retraité-e-s. C'est maintenir des salarié-é-e-s plus agé-e-s en activité alors qu'1 jeune sur 4 est au chômage. Toutes celles et ceux né-e-s en 58 et après sont concerné-e-s par un rallongement de 1,2,3 trimestres pour arriver à 43 ans de cotisations. 


Pour Solidaires : Ces réformes appauvrissent l'ensemble des retraité-e-s actuel-le-s et à venir : Les femmes aux carrières incomplètes en font les frais Les chômeurs et chômeuses ainsi que les précaires en font les frais. Les jeunes qui ne rentrent sur le marché du travail qu'après 23 ans en font les frais. 

L'espérance de vie augmente, et alors ! Si l'espérance de vie augmente, c'est grâce à la réduction du temps de travail. C'est la possibilité d'avoir une retraite avant d'être usé par le boulot. C'est un progrès social permis par le partage de la richesse produite. 

Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L'espérance de vie en bonne santé, elle, elle diminue. Les cotisations des actifs financent les pensions des retraité-es, c'est la solidarité entre générations. 

Un-e salarié-e aujourd'hui travaille 2 fois moins qu'au début du siècle mais produit 16 fois plus. Avec l'augmentation de la productivité, un même nombre d'actifs peut donc financer les pensions sans augmentation du temps de travail. 

De l'argent il y'en a , on peut faire autrement, on doit faire autrement ! Les politiques d'austérité menées partout en Europe créent la récession, la destruction de milliers d'emplois et la diminution des cotisations sociales. 

Chaque année c'est 170 milliards qui sont volés aux salaires et pensions au profit des dividendes alors que 230 milliards de dividendes ont été distribués en 2012.

Pour augmenter le volume des cotisations sociales et financer pleinement les retraites, il faut relancer l'emploi en réduisant le temps de travail, en augmentant les salaires et les minima sociaux. Les cotisations doivent être élargies à l'ensemble des revenus : salaires, intérêssements , stock-options, bonus et dividendes. Il faut arrêter les exonérations et allègements des cotisations patronales. Il faut augmenter le taux de cotisation patronale qui n'a pas bougé depuis 1979 . 

Pour Solidaires, la crise ne vient pas du « coût du travail » mais du « coût du capital » qui n'a cessé d'augmenter depuis 30 ans, même ces derniers années où les entreprises se plaignaient et continuent à se plaindre d'une baisse de leur taux de marge. 

Le gouvernement a communiqué sur une réforme douce et juste, mais cette réforme est aussi brutale que les précédentes. Ce ne sont pas les mesurettes autour de la pénibilité et les mesurettes insuffisantes pour combler les inégalités entre les hommes et les femmes qui la rende plus juste. 

Il faut revenir sur les dernières réformes que nous avons combattu ainsi que le parti socialiste avant son élection. Il faut revenir aux 37,5 annuités et à un départ à 60 ans à taux plein, sans décôte. Oui un autre choix est possible par un autre partage des richesses. Imposons à ce gouvernement de faire ce pourquoi il a été élu. C'est toutes et tous ensemble par la lutte que nous gagnerons".

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