lundi 7 octobre 2013

Nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !


Sephora, le bricolage et désormais Monoprix : ces derniers jours, les médias ont braqué les projecteurs sur une prétendue armée de salarié-­es volontaires pour travailler le dimanche et la nuit… Cette « mobilisation », largement soutenue par les entreprises en question, doit être ramenée à sa juste proportion : la grande masse des salarié-­‐es du commerce n’ont pas envie de brader leurs dimanches et leurs nuits… au nom de la liberté du travail ! 

Ces « volontaires » ne vivent pas sur une île déserte : une fois les horaires atypiques généralisées, l’exception deviendra la règle et alors… fini les majorations ! C’est déjà le cas pour les travailleurs/euses de l’hôtellerie-­‐restauration pour qui ils sont considérés comme des horaires habituels de travail. Ce sont également les salarié-­‐es des autres secteurs qui seront contraints à leur tour de travailler (crèches, transports, banques etc.). Plus encore, les patrons seront tentés de n’embaucher que les employé-­‐es les plus flexibles, prêts à trimer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 heures, sans aucun effet positif sur l’emploi de surcroit (la liquidation de Virgin en juin dernier est là pour le rappeler). 

vendredi 4 octobre 2013

Retraites : 20 ans de régression, ça suffit ! - Appel commun CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNEF de Loire Atlantique à des arrêts de travail et à manifester mardi 15 octobre


Malgré les manifestations du 10 septembre, le gouvernement maintient le cap de sa contre-réforme des retraites ! En dépit de quelques mesures symboliques – dont certaines sont au demeurant dangereuses – ce projet gouvernemental s’inscrit dans la continuité des contres réformes précédentes. Il les aggrave même ! 

La volonté d’allonger une nouvelle fois la durée de cotisation (43 ans pour les salariés nés à partir de 1973) va accentuer de 5 à 10% l’appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes). 

Ce projet condamne les jeunes à la plus forte peine. Il ouvre la porte à l’individualisation des droits. Il organise le transfert en tout ou partie des cotisations de la branche « famille » vers la CSG. Ce cadeau supplémentaire fait au patronat serait supporté quasi exclusivement par les ménages. 

Ce projet est injuste. Il n’est pas équilibré. Il tourne le dos au progrès. La copie du gouvernement répond aux injonctions du patronat, de la finance et de l’Union Européenne. Il s’inscrit dans la logique des politiques d’austérité imposées aux peuples au nom des doctrines de profit (des actionnaires en particulier). 

jeudi 3 octobre 2013

Retraites : retrait du projet de loi ! 15 octobre : grève et manifestations !


Le 15 octobre, des rassemblements et manifestations sont organisés dans toutes les régions. Dans plusieurs secteurs, des grèves sont prévues dans cette même période. L’Union syndicale Solidaires appelle à participer massivement aux initiatives unitaires.

Le projet de loi contre nos retraites est un des pans d’une attaque contre tous nos droits, au nom de « l’austérité », c’est-à-dire en réalité au nom d’une redistribution toujours plus inégalitaire des richesses que nous produisons : 
 toujours moins, pour les salarié-es, les chômeurs-ses et les retraité-es 
 toujours plus, pour les banquiers, les patrons et les actionnaires ! 
 Ca suffit ! Ne cédons pas sur nos retraites ! Un projet de loi inacceptable 

Du 7 au 15 octobre, l’Assemblée nationale examine le projet de loi sur la retraite. 
Au programme : allongement de la durée de cotisations, décote, désindexation des pensions vis-à-vis des salaires, augmentation des cotisations payées par les salarié-es… Ce projet de loi poursuit le travail de démolition du droit à la retraite, entamée par plusieurs gouvernements précédents (1993, 1995, 2003, 2007, 2010). Son contenu est inacceptable.