lundi 7 octobre 2013

Nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !


Sephora, le bricolage et désormais Monoprix : ces derniers jours, les médias ont braqué les projecteurs sur une prétendue armée de salarié-­es volontaires pour travailler le dimanche et la nuit… Cette « mobilisation », largement soutenue par les entreprises en question, doit être ramenée à sa juste proportion : la grande masse des salarié-­‐es du commerce n’ont pas envie de brader leurs dimanches et leurs nuits… au nom de la liberté du travail ! 

Ces « volontaires » ne vivent pas sur une île déserte : une fois les horaires atypiques généralisées, l’exception deviendra la règle et alors… fini les majorations ! C’est déjà le cas pour les travailleurs/euses de l’hôtellerie-­‐restauration pour qui ils sont considérés comme des horaires habituels de travail. Ce sont également les salarié-­‐es des autres secteurs qui seront contraints à leur tour de travailler (crèches, transports, banques etc.). Plus encore, les patrons seront tentés de n’embaucher que les employé-­‐es les plus flexibles, prêts à trimer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 heures, sans aucun effet positif sur l’emploi de surcroit (la liquidation de Virgin en juin dernier est là pour le rappeler). 


Le prétendu volontariat occulte la question essentielle qui est celle de la faiblesse des salaires dans le commerce : ainsi, chez Sephora, où notre organisation est implantée, c’est un tiers du personnel qui travaille à temps partiel… alors que l’enseigne a doublé son chiffre d’affaires en 5 ans ! 

A l’occasion de la mission confiée à Jean-­‐Paul Bailly, ex-­‐PDG de La Poste de sinistre mémoire, l’Union Syndicale Solidaires rappellera ses revendications : 
-­ obligation de 2 jours de repos consécutifs chaque semaine dont le dimanche, 
‐ si le travail le dimanche ou un jour férié est vraiment indispensable, une majoration en temps et/ou en argent a minima de 100 % au choix des salariés-­‐es pour le travail effectué ces jours, -
‐ le travail de nuit doit rester exceptionnel et limité aux seuls secteurs socialement utiles, 
‐ Un revenu socialisé d’études aux jeunes en formation pour leur donner les moyens d’étudier. 

L’Union Syndicale Solidaires, dont le syndicat SUD Commerce est partie prenante de l’intersyndicale CLIC-­‐P, soutient toutes les actions visant à faire respecter la législation relative au repos dominical et au travail de nuit car la vie des salarié-­‐es et leur santé n’ont pas à faire les frais de la concurrence à laquelle se livre les enseignes. Elle appelle à la constitution d’un front syndical et social pour s’opposer à toute nouvelle dérégulation.

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