mardi 18 mars 2014

18 mars 2014 à Nantes


5000 manifestant-e-s à Nantes, un millier à saint Nazaire, une centaine à Châteaubriant, les manifestations organisées ce matin en Loire Atlantique par l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires ont permis que s'exprime avec une réelle force le  rejet de la politique d'austérité et du pacte de responsabilité.

Intervention de l’Union syndicale SOLIDAIRES. Mardi 18 mars 2014.

NON A L’ARNAQUE DU PACTE DE RESPONSABILITE !

LE PATRONAT NOUS VOLE 35 MILLIARDS ! CFDT,CFTC ET CGC DONNENT LEUR ACCORD !
                Après la signature de l’accord sur l’in-sécurisation de l’emploi en mars 2013 et la nième contre-réforme des retraites en octobre 2013, le gouvernement remet le couvert, en 2014, en donnant de nouveaux gages au patronat, lui permettant de réaliser un nouvel hold-up.
Le gouvernement, avec l’accord de 3 organisations syndicales, CFDT, CFTC et CGC, vient d’offrir au MEDEF et à la CGPME, une rente annuelle de 35 milliards d’Euros, correspondant au montant des cotisations sociales dues à la branche Famille de la Sécurité Sociale.
Ainsi, se rejoue en 2014, un scénario malheureusement bien réglé, digne d’un film catastrophe : le patronat revendique toujours plus, le gouvernement cède toujours plus !
                Le relevé de conclusions cosigné par le patronat, la CFDT, la CFTC et la CGC valide l’analyse patronale de la situation économique qui consiste à renvoyer sur les travailleurs-euses la responsabilité de la « crise », accusant une fois de plus le coût du travail. Cet accord entérine les milliards d’euros offerts au patronat pour enrichir les actionnaires et annonce des mesures restreignant les droits des représentant-e-s des salarié-e-s et des syndicats.

UN PACTE PERDANT-PERDANT POUR LES SALARIE-E-S .
               

Cet accord présenté comme « gagnant-gagnant » par les signataires du relevé de conclusion est un véritable marché de dupes. C’est un pacte perdant-perdant pour les salarié-e-s, les retraité-e-s et privé-e-s d’emploi. Aucune contrepartie chiffrée en termes de créations d’emplois n’y figure. Le MEDEF se voit libéré de toute obligation de favoriser les embauches ; mieux même, il bénéficiera de « simplifications administratives » ce qui en langage patronal signifie plus de facilités pour licencier, précariser, modifier les contrats de travail à sa guise.
En 10 ans, le patronat a bénéficié de 250 milliards € d’exonérations de cotisations sociales pour soi-disant faciliter l’emploi. Quel est le résultat ? Les profits des actionnaires ont explosé : pour la seule année 2013, les entreprises du CAC 40 ont versé 43 Milliards € à leurs actionnaires, qui s’ajoutent aux 411 Milliards e distribués de 2007 à 2012 !
Et qu’en a-t-il été de l’emploi ? Pendant ce temps- là, le niveau de chômage bat des records avec plus de 5 millions de chômeurs et chômeuses !

CE PACTE D’IRRESPONSABILITE NE DOIT PAS PASSER !

                Les salarié-e-s, les retraité-es, les chômeurs et chômeuses vont devoir payer, une fois de plus, les 35 Milliards € captés par le patronat : suppression de prestations sociales, augmentation de nos cotisations, salaires, indemnités et pensions gelés, remise en cause des services publiques par une nouvelle baisse de la dépense publique pour compenser ce cadeau au MEDEF et à la CGPME.

                Economiquement absurde, ce pacte sera socialement destructeur. Avec les coupes massives dans les dépenses publiques prévues pour le financer, le démantèlement des services publics et de la protection sociale va se poursuivre. Le financement des collectivités locales, qui jouent un rôle essentiel en matière d’investissements publics et d’aides sociales, en sera impacté.
Ces coupes qui s’ajoutent aux 50 Milliards € « d’économies » déjà  programmées d’ici la fin du quinquennat, vont aggraver le délitement des liens sociaux et la paupérisation en cours.

                Ce pacte d’irresponsabilité Hollande-Gattaz ne doit pas passer !
Il n’y a pas d’équilibre possible entre les intérêts des travailleurs et travailleuses et ceux des patrons. Ce que ces derniers gagnent, nous le perdons. Mais l’inverse est possible. Donnons-nous en les moyens ; la peur doit changer de camp !
                4 organisations syndicales, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ont pris leurs responsabilités en appelant aujourd’hui à la grève et à des manifestations de masse les salarié-e-s, retraité-es, chômeurs et chômeuses, pour dénoncer ce pacte d’irresponsabilité, et réaffirmer haut et fort leur refus de payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables !
                Par notre travail, nous produisons les richesses. Les capitalistes, servis sur un plateau d’argent par ce gouvernement, encaissent. Basta, cela suffit ! Renversons la tendance !

                A  Solidaires, nous pensons que cette journée est une étape dans la construction d’une mobilisation interprofessionnelle d’un très haut niveau , bloquant le pays pour faire entendre raison au gouvernement et au patronat, pour faire échec à cette politique d’austérité qui n’a que trop duré, qui nous étrangle et nous mène droit dans le mur , une mobilisation telle qu’elle impose la satisfaction de nos revendications par une autre répartition des richesses.
L’union syndicale Solidaires prendra toutes ses responsabilités en ce sens.

Reprenons-leur ce qu’ils nous ont volé !

Tous ensemble, nous gagnerons !

lundi 3 mars 2014

La force est le seul argument de ce pouvoir aux abois !

La manifestation du 22 février contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes a été une manifestation  sans précédent à deux titres : le nombre des manifestant-es et les manipulations policières.

Près de 50 000 personnes de tous âges sont venues de partout, pour beaucoup en famille, exprimer leur détermination à empêcher la réalisation de ce projet inutile, ruineux pour les finances publiques, catastrophique pour l'environnement et qui tourne le dos à un avenir meilleur.

Bravo ! La démonstration a été faite. L'esprit de résistance est encore bien vivace, ranimé par la constance des habitant-es (plus de 40 ans d'opposition à ce projet) et la radicalité du combat contre la tentative d'opération militaire pour expulser les occupant-es de la ZAD à l'automne 2012.

C'est pour empêcher que cette résistance serve d'exemple, pour effacer cette preuve de la popularité de la lutte à NDDL et pour tenter de décourager les participant-es que les tenants du pouvoir, alliant ruse et manipulation à une présence massive et blindée de forces de polices, ont laissé durer, de 15 heures à la nuit, des affrontements violents. Violents du fait de l'usage de grenades assourdissantes et de flash balls tirées à hauteur de visage ainsi que les grenades lacrymogènes. De l'usage de canons à eau, d'un hélicoptère et de flics infiltrés... La brutalité de la police se traduit par plusieurs dizaines de blessé-es dont certain-es gravement, un jeune homme a encore perdu un œil : elle  n’hésite pas à blesser voire à tuer.

Interdire le centre-ville à la manifestation c'est  une atteinte grave au droit de manifester à Nantes. Aucune autorisation n’est demandée pour manifester, c’est un droit. tout se passe bien sauf quand la police attaque comme lors du CIP.
 L''Union Syndicale Solidaires alerte l'ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques face à l'atteinte à ce droit portée par le préfet de Loire Atlantique. La répression sous couvert de protection, non merci !

L'Union Syndicale Solidaires dénonce vigoureusement les manipulations de ce gouvernement qui s'obstine à vouloir imposer un aéroport inutile à la collectivité, utile aux seuls actionnaires du groupe Vinci et aux partis politiques qu’il finance.
L'ancien préfet de Loire-Atlantique travaille maintenant chez Vinci. Etonnant non ?
Pour Solidaires, Les finances publiques doivent être investies dans des projets qui répondent aux besoins de tou-tes, dans la clarté et avec l'accord des citoyens.

N’en déplaise à la classe politique en place, ce dossier d’aéroport est vide et contestable en tout point. Soutenir ce projet c’est être sourd et s’isoler des citoyens/contribuables/électeurs. Un sondage récent fait état d'une majorité de français hostile à ce projet d'un autre âge.
Solidaires (seul syndicat de salariés) travaille, dans l’unité, avec beaucoup d’associations et de collectifs de terrain.

L'union Syndicale Solidaires appelle tou-tes ses adhérent-es et, au-delà, tou-tes les travailleur-es à la vigilance et à soutenir la lutte, là où ils et elles sont, et à se tenir prêt-es à se mobiliser si les travaux démarraient 
Résistance ! Il ne doit pas se construire d'aéroport à NDDL. Ni ici, ni ailleurs, pas de nouvel aéroport !

Pas de projet inutile !

8 MARS ET TOUS LES JOURS : CE QUE NOUS VOULONS, C’EST L’EGALITE !

Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers légalité entre les femmes et les hommes. Pour autant les droits des femmes sont les premiers remis en cause en période de crise, de politiques daustérité et de montée des intégrismes politiques et religieux : attaques tout azimut contre les ABCD de légalité, recul sur la PMA, essai de revenir sur le droit à lavortement, etc 

LA  LOI SUR LA FAMILLE VICTIME D'UN MANQUE DE COURAGE POLITIQUE !

Lundi 13 Février 2014, le gouvernement a revu ses ambitions à la baisse en annonçant le report sine die du projet de loi sur la Famille, qui devait être examiné cette année. Cette annonce est survenue au lendemain d'une énième Manif « anti-choix » farouchement opposée à la PMA et GPA, mesures qui ne figuraient pourtant pas dans le projet de loi.
De quoi le gouvernement a-t-il eu peur ?
Des accusations de "familiphobie" des manifestant-es ? Des campagnes de désinformation des lobbys conservateurs ? Du contexte d' "hystérisation" du débat ?

Où est le courage politique du gouvernement qui promettait de défendre "toutes les familles" ?
Ce revirement donne l’impression quil abandonne un chantier auquel le candidat Hollande avait pourtant promis de s’attaquer. Il ouvre un nouveau boulevard à celles et ceux qui manifestaient contre le mariage pour tous hier et qui, aujourd’hui, s’opposent aux ABCD de l’égalité à grands coups de désinformation.

Les forces progressistes qui luttent aujourd’hui pour l’égalité des droits entre tous les enfants, entre les citoyens et citoyennes, entre les différentes formes de familles ne se démobiliseront pas ; elles
réclament "une loi, des droits!" pour tout-es, ainsi pour les trans avec un changement d'état civil libre et gratuit, le libre choix des parcours médicaux, la mise en place d'une réelle sensibilisation contre la transphobie, l'homophobie, la lesbophobie et le sexisme.

Ensemble, elles combattent lobscurantisme et le conservatisme prégnants, ensemble elles ne laisseront pas le gouvernement céder aux thèses alarmistes et rétrogrades des tenant-es d’un modèle familial traditionaliste et archaïque, qui se nourrit des peurs et des rumeurs et méprise tous ceux et celles qui ne s’y conforment pas.
Car lenjeu de légalité, cest bien de déconstruire dès le plus jeune âge les stéréotypes qui génèrent assignations et discriminations, et dont la conséquence la plus extrême, les violences faites aux femmes, sexerce au quotidien et fait mourir une femme tous les trois jours !

POUR LE DROIT A DISPOSER DE NOTRE CORPS ICI ET AILLEURS !

Décembre 2013 : dans le sillage de l’offensive des opposants faisant rejeter par le Parlement européen le rapport Estrela, recommandant la légalisation des droits sexuels et reproductifs, le gouvernement espagnol Rajoy, sous couvert d’une loi organique de « protection de la vie et des droits de la femme enceinte », tente de faire annuler la loi de 2010 autorisant l’avortement. Cette démarche vient s’inscrire dans le mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps, qui les considèrent comme des sous citoyennes incapables de décider par et pour elles-mêmes.
Le combat des forces démocratiques et associatives espagnoles pour ce droit fondamental est le notre.  Il doit aboutir à linscription du droit à lavortement dans les droits fondamentaux européens.

On ne fait pas barrage à lextrême droite en reculant face à elle, mais en restant déterminé à lutter contre toutes les discriminations  et à porter un projet de société égalitaire.

Cest la nécessité de ce combat que nous réaffirmons ce 8 mars
pour le droit à disposer de notre corps, pour notre autonomie, pour légalité des droits !


RDV le 8 mars à 15h30 au tribunal de grande instance (angle rue Olympe de Gouges).

Nous appelons associations, collectifs, syndicats et partis politiques à signer cet appel avant le lundi 3 mars 2014.

Signataires : Ensemble44, Partie de gauche 44, FSU 44, Planning familial 44, durEs à queer, Union syndicale Solidaires. FSU…..