lundi 3 mars 2014

La force est le seul argument de ce pouvoir aux abois !

La manifestation du 22 février contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes a été une manifestation  sans précédent à deux titres : le nombre des manifestant-es et les manipulations policières.

Près de 50 000 personnes de tous âges sont venues de partout, pour beaucoup en famille, exprimer leur détermination à empêcher la réalisation de ce projet inutile, ruineux pour les finances publiques, catastrophique pour l'environnement et qui tourne le dos à un avenir meilleur.

Bravo ! La démonstration a été faite. L'esprit de résistance est encore bien vivace, ranimé par la constance des habitant-es (plus de 40 ans d'opposition à ce projet) et la radicalité du combat contre la tentative d'opération militaire pour expulser les occupant-es de la ZAD à l'automne 2012.

C'est pour empêcher que cette résistance serve d'exemple, pour effacer cette preuve de la popularité de la lutte à NDDL et pour tenter de décourager les participant-es que les tenants du pouvoir, alliant ruse et manipulation à une présence massive et blindée de forces de polices, ont laissé durer, de 15 heures à la nuit, des affrontements violents. Violents du fait de l'usage de grenades assourdissantes et de flash balls tirées à hauteur de visage ainsi que les grenades lacrymogènes. De l'usage de canons à eau, d'un hélicoptère et de flics infiltrés... La brutalité de la police se traduit par plusieurs dizaines de blessé-es dont certain-es gravement, un jeune homme a encore perdu un œil : elle  n’hésite pas à blesser voire à tuer.

Interdire le centre-ville à la manifestation c'est  une atteinte grave au droit de manifester à Nantes. Aucune autorisation n’est demandée pour manifester, c’est un droit. tout se passe bien sauf quand la police attaque comme lors du CIP.
 L''Union Syndicale Solidaires alerte l'ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques face à l'atteinte à ce droit portée par le préfet de Loire Atlantique. La répression sous couvert de protection, non merci !

L'Union Syndicale Solidaires dénonce vigoureusement les manipulations de ce gouvernement qui s'obstine à vouloir imposer un aéroport inutile à la collectivité, utile aux seuls actionnaires du groupe Vinci et aux partis politiques qu’il finance.
L'ancien préfet de Loire-Atlantique travaille maintenant chez Vinci. Etonnant non ?
Pour Solidaires, Les finances publiques doivent être investies dans des projets qui répondent aux besoins de tou-tes, dans la clarté et avec l'accord des citoyens.

N’en déplaise à la classe politique en place, ce dossier d’aéroport est vide et contestable en tout point. Soutenir ce projet c’est être sourd et s’isoler des citoyens/contribuables/électeurs. Un sondage récent fait état d'une majorité de français hostile à ce projet d'un autre âge.
Solidaires (seul syndicat de salariés) travaille, dans l’unité, avec beaucoup d’associations et de collectifs de terrain.

L'union Syndicale Solidaires appelle tou-tes ses adhérent-es et, au-delà, tou-tes les travailleur-es à la vigilance et à soutenir la lutte, là où ils et elles sont, et à se tenir prêt-es à se mobiliser si les travaux démarraient 
Résistance ! Il ne doit pas se construire d'aéroport à NDDL. Ni ici, ni ailleurs, pas de nouvel aéroport !

Pas de projet inutile !

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