vendredi 9 octobre 2015

Prise de parole manifestation du 8 octobre 2015.

Après le coût du travail, le code du travail, c'est quoi la suite. Le MEDEF vient encore d'obtenir une victoire politique et idéologique. Le 1er ministre qui aime tant l'entreprise a franchi un cap en épousant les thèses patronales : plus de souplesse et moins de protection. Le code du travail serait trop complexe voire illisible.
De l'enfumage à répétition. Il n'est pas de savoir si on aime l'entreprise, il est question de savoir comment sont répartis dans celle-ci, les bénéfices entre salarié-es et actionnaires.
Concernant la "complexité" du code du travail" chacun sait que tous les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Les grandes entreprises dont certaines sont souvent mondiale, sont bardées  de services RH, juristes et avocats, et savent très bien utiliser et lire le code des impôts, beaucoup plus complexe, pour l'utiliser à leur profit avec fraude et / ou optimisation fiscale. Pour les PME et TPE il suffit de développer les services  sous l'autorité du ministère du travail. Mais le gouvernement ne cesse de dégraisser massivement les effectifs dans ce ministère.
Attaque sur les retraites complémentaires, le patronat développe un scénario catastrophe sous peine de faillite. Dans son projet, remise en cause du départ à 62 ans et décote régulière jusqu'à 67 ans. Faut-il rappeler que plus d'un salarié sur deux  ne travaille déjà plus entre 55 et 64 ans. Le problème du financement sera reporté sur les autres régimes sociaux comme le  chômage et la maladie.
Nous avons intérêt au rejet de ce projet qui amènera ce même MEDEF à s'attaquer de nouveau aux autres régimes dont celui des fonctionnaires.
Le crédit impôt compétitivité emploi, un avantage fiscal financé par la hausse de la TVA (20 milliards en 2015) auquel on rajoute le Pacte de responsabilité (41 milliards entre 2015 et 2017), le tout financé par un plan d'austérité de 50 milliards, le gouvernement annonçant la création de 200 à300 000 emplois en contrepartie de cette baisse du coût du travail (un emploi à plus de 200 000 €, si ces emplois sont créés). A La Poste, le CICE c'est 340 millions en 2015 et c'est 5000 suppressions d’emplois. Cherchez l'erreur!
L'augmentation des salaires, des minimas sociaux, des retraites ne sont pas à l'ordre du jour, sans parler des inégalités salariales femmes/hommes, Le salaire des femmes  restant inférieur à 19,7%. Pourtant certain patron comme celui d'Alcatel va toucher 14 millions pour son départ (ce n'est qu'un exemple), celui de Volvo part avec un chapeau malgré tout ses infractions. Près de 7 entreprises sur 10 prévoit des budgets d'augmentation des salaires à hauteur de 1,7%, une misère, les cadres ne seront pas mieux lotis puisque ces augmentations seront individuelles.
Pendant ce temps les actionnaires se goinfrent. Il n'y a aucune raison de céder au discourt ambiant.

Il faut augmenter les salaires, les minimas sociaux, les retraites. L'austérité organisée par les profiteurs doit cesser. Nos revendications sont légitimes, il est temps d'inverser se processus en construisant un rapport de force conséquent pour gagner. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire