vendredi 30 septembre 2016

Un peu plus de 400 manifestant-es cet après-midi au rassemblement intersyndical des retraité-es à Nantes.




Merci d’avoir une nouvelle fois répondu présent à cet appel commun de nos syndicats de retraité-es.
Oui, nous sommes retraité-es, et au soir de nos vies de labeur, nous n’acceptons pas d’être aujourd’hui méprisés par ce gouvernement comme nous l’avons été par ses prédécesseurs.

 
En faisant le choix du choc fiscal, avec le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, le fameux CICE,  puis le Pacte de Responsabilité, ce sont 41 milliards qui seront directement versés dans les caisses du patronat pour 2017.

Le gouvernement et sa majorité  se sont alignés sur les exigences patronales et les politiques de l’Union européenne : 41 milliards d‘un côté et moins 50 milliards pour les dépenses publiques de l’autre. 50 milliards de moins pour la santé et les prestations sociales, pour l’éducation et tous nos services publics aujourd’hui mis à mal.

Et que dire des méthodes utilisées pour imposer, à coup de 49.3, à coup aussi de canons à eau, de gaz lacrymogène et  de répression syndicale, une loi travail très majoritairement refusée par les salariés et la population.


Détricoter le Code du travail, inverser la hiérarchie des normes, faciliter les licenciements, c’est faire tourner à l’envers la roue du progrès social. C’est une honte vis-à-vis de toutes celles et ceux qui durant leur vie de salariés ont toujours été présents pour  défendre les conditions de travail, les salaires, les libertés syndicales et démocratiques. C’est bien pour cela que nous avons, que vous avez été nombreux à participer aux manifestations du printemps et du début de l’été.

Retraités mais toujours solidaires des actifs et des jeunes. C’est bien pour cela qu’avec nos secrétaires nationaux réunis à Nantes pour le meeting de rentrée  nous avons fait nôtre l’exigence d’abrogation de cette loi inique.

Mes chers camarades, avec ces rappels, oui, nous sommes au cœur de ce qui nous rassemble aujourd’hui : l’exigence de la justice sociale pour les retraité-es avec en premier lieu l’exigence du maintien et de la revalorisation de notre pouvoir d’achat.  En 2016 pas une pension ne devrait être inférieure au SMIC.


Et le pire peut être à venir quand on entend
-          leurs propositions d’un nouveau recul de l’âge légal de départ à la retraite,
-  les discours opposant pauvreté monétaire, ce que nous touchons chaque mois, à pauvreté subjective, en intégrant le logement que plusieurs d’entre nous ont acquis durant leur vie de travail,
-          ou encore la remise en cause par la Cour des Comptes du cumul pensions / réversion pour celles et ceux d’entre nous qui ont eu le malheur de perdre leur conjoint.
Et après tout ça la Ministre de la Santé ose  annoncer – pour s’en féliciter ! – un excédent  de 1,6 milliard d’euros pour l’assurance vieillesse en 2017. Mais c’est sur notre dos, sur le dos des retraité-es que cet excédent se fait, en cumulant notamment les différentes contre –réformes avec le  recul de l’âge de la retraite et les fameuses décotes qui pénalisent si lourdement les femmes.

On ne peut servir à la fois le Capital et ses actionnaires, dont les dividendes explosent d’année en année, et les salariés et retraités, dont le pouvoir d’achat ne cesse de plonger. On choisissant le Capital, Messieurs d’en haut, vous avez renoncé à la justice sociale en même temps que vous avez trahi vos engagements. Les retraité-es ne l’oublieront pas.


Alors, mes chers amis et camarades, comme nous l’avons fait toute notre vie, c’est encore et toujours avec nos syndicats, que nous devons continuer de nous rassembler et de nous mobiliser contre ces politiques injustes et inégalitaires pour défendre nos acquis sociaux et notre pouvoir d’achat. Qu’ils n’en rêvent pas, on ne lâchera rien !

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