dimanche 6 novembre 2016

La Sécu… C’est l’affaire de toutes et tous.



Elle contribue au financement des établissements sanitaires publics, privés - lucratifs ou non ; elle contribue avec les subventions des collectivités territoriales au financement de nos établissements du médico-social et du social.

SOLIDAIRES appelle les salariés le 8 novembre
Contre la casse de la sécurité sociale, pour une santé gratuite de qualité pour toutes et tous


La discussion autour de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2017 commence. Ce sont près de 4 milliards d’euros qui vont être à nouveau économisés au détriment du dispositif de soins public et des salariè-es qui y travaillent.


Le trou de la sécu est bouché sur le dos des salariés !
Le trou de la sécu est bouché sur notre dos a toutes et tous !


Marisol Touraine se vante de ramener la sécurité sociale à l’équilibre budgétaire en 2017 !
Le gouvernement prévoit 4,1 milliards d’économie. 1,3 milliards pour les établissements sanitaires du public et du privé. 200 millions pour le secteur médico-social. Ces coupes budgétaires vont impacter les établissements, les équipes et les publics. Cette politique austéritaire se fera, on le sait déjà, par des inégalités d’accès
aux soins et aux services sociaux. Pour les salariés les conséquences seront inéluctables : licenciements, précarité, bas salaires, surcharge et intensification du travail…


Le secteur hospitalier public et privé, les établissements sociaux et médico-sociaux, sont déjà asphyxiés !

Dans les établissements sanitaires, les budgets dits « contraints » via la dotation annuelle de financement autorisent les directions à gérer au mieux la masse salariale. Les salariés sont devenus des variables d’ajustement. Pour le social et le médico-social, c’est  l’application de cette même logique dévastatrice qui s’applique.

Les conditions de travail dans nos secteur, déjà à l’agonie, ne cessent de se dégrader, augmentation des contrats précaires, travail en 12h, semaine de récup “flottantes”, remplacements au pied levé dans d’autres unités au nom de la polyvalence et parfois, cyniquement, de la “solidarité” entre collègues, week end de repos raccourcis, glissements de tâches qui précèdent la réingénierie des métiers, effectifs de plus en plus réduits dans des unités au bord de l’implosion. De trop nombreux collègues déjà pressurés sont au bord de l’implosion. Le gouvernement reste sourd à la multiplication des cas de détresse. La souffrance au travail, la perte de sens professionnel, les burn-out ou les suicides ne sont pas des fatalités pour nous !

D’autre part, en application de la Loi Touraine, se mettent en place les Groupements  Hospitaliers de Territoire (GHT) et des Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Dans le social et le médico-social, Les contours de notre secteur se redessinent,
de nombreux établissements ont été absorbés ou sont en cours de fusion. Ils constituent un arsenal supplémentaire qui permet aux gouvernements successifs
de continuer la politique de destruction/ restructuration, fusion/absorption des structures et des mises en concurrence de l’ensemble de nos secteurs. Depuis plusieurs années, la priorité des gouvernements a été de se soumettre au pacte de stabilité de L’Union Européenne, au détriment des besoins dévolus aux secteurs sociaux et sanitaires.
A ce rythme, c’est bien la richesse et la diversité de nos pratiques professionnelles
qui sont menacées par la standardisation et la recherche de résultats quantifiables.

Loi travail, projet de loi de financement de la sécurité sociale,
Même combat !

Depuis 6 mois, le mouvement social mène toujours la bataille pour obtenir le retrait de la Loi Travail. Dans la continuité de ce combat, ensemble, public, privé, sanitaire, médico-social, social, mobilisons-nous massivement sur les territoires pour exiger notre dû et des moyens pour un service de qualité et de proximité envers la population.

Nous qui tous les jours dans les services, les établissements prenons soin des populations les plus fragiles et dispensons une prise en charge de haute qualité,

nous exigeons un plan d’urgence pour notre secteur et revendiquons :


      L’abandon du projet de réingénierie de l’ensemble des métiers du social
      Des grilles de salaires linéaires sans barrage ni quota tenant compte de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
      La défense et l’amélioration des Conventions Collectives de nos secteurs…
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sociaux et médico-sociaux d’assurer leur
      mission de service public, d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires.
      Des politiques sociales à hauteur des besoins de la population, quelques soient leurs lieux d’habitation
      L’octroi des moyens budgétaires permettant aux d’investir, d’embaucher et de transformer en CDI les contrats précaires
      L’abrogation de la loi HPST et de la loi santé
      L’abandon de la territorialisation de l’offre de soin et de GHT
      L’arrêt des fermetures de lit et des suppressions de postes

      La préservation et le développement d’un service public de santé sur l’ensemble du territoire, et garant d’une réelle égalité d’accès aux soins

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