vendredi 16 février 2018

Pour que cesse immédiatement la répression qui s’abat sur la mobilisation contre la sélection à l’université !





L’union départemantale Solidaires de Loire-Atlantique dénonce avec la plus grande fermeté la répression policière qui s’acharne sur le mouvement étudiant, lycéen et des personnels de l’Education Nationale, qui combat la réforme visant à accentuer la sélection à l’université.

Pour Solidaires 44, cette réforme dénature le service public universitaire. Chaque citoyen-ne possédant le baccalauréat n’a pas à être interdit, aiguillé, orienté ou empêché dans son parcours de savoirs et de diplômes. L’accès libre à l’enseignement supérieur doit rester une forme d’émancipation et une valeur républicaine. Ce ne sont pas au « marché » économique et aux contraintes austéritaires de dicter quelles voies universitaires sont dignes d’être financées. Ce sont à la connaissance et à la recherche de servir le bien commun. Solidaires, au travers de ses sections étudiantes, de recherche et de l’éducation, apportent son soutien total aux personnes qui manifestent et font grève contre cette réforme d’essence néolibérale.

Ce projet du gouvernement, renforcé par la mise en place de « parcoursup » et par une réforme profonde du baccalauréat, s’est doublé d’une répression systématique et totalement disproportionnée. A Nantes,  que ce soient le 1er février, le 6 février ou le 14 février 2018, les manifestations ont été bloquées, gazées, nassées… La violence est encore montée d’un cran, comme ce mercredi où des personnes ont été atteintes dans leur intégrité physique. Une étudiante a été sérieusement blessée à la tête. Quelle sera la prochaine étape ? Pour les témoins comme les victimes, cette situation est intolérable !

Solidaires 44 demande que cessent immédiatemement ces dispositifs répressifs et anti-démocratiques. Voir ainsi des agents des forces de l’ordre avec armes de guerre, tirs tendus, menaces permanentes, sous les yeux de la population, revêt un caractère oppressant qu’une démocratie ne saurait accepter. Les droits de grève, de rassemblement, de manifestation doivent être protégés par l’Etat, et non être écrasés. Nous interpellerons directement la préfecture de Loire-Atlantique et soutenons sans failles la mobilisation sociale légitime contre l’emploi illégitime de la force pour faire taire la contestation. Nos jeunes et leur personnel éducatif ne sont pas de la chair à canon ; ils et elles sont l’avenir conscient et objectif d’une société capable de réagir contre le déterminisme des puissants.

A Nantes, le 15 février 2018

jeudi 15 février 2018

Retraité.e.s : la colère !





A sa demande, l’intersyndicale des retraité.e.s CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et FGR Fp de Loire-Atlantique a été reçue à la Préfecture de Nantes ce mercredi 14 février.

Il s’agissait pour les syndicalistes retraités à la fois de remettre les cartes postales au Président de la République signées ces dernières semaines et de dire haut et fort aux représentants de l’Etat le mécontentement et la colère d’un large majorité de retraité.e.s du département face à l’amputation de leurs pensions de plusieurs dizaines d’euros consécutive à la hausse de 25% de la CSG. 

Le gouvernement a menti de façon éhontée  puisqu'il n'a cessé d'affirmer dans ses discours et via la presse que les pensions  inférieures à 1200 euros ne seraient pas impactées.

La réalité c’est que cette mesure frappe toutes les personnes retraités ayant un revenu fiscal supérieur à 1 840 euros pour un couple, 1 200 euros pour une personne seule. Dans les faits, de nombreux retraité.e.s touchant de toutes petites retraites, c’est notamment le cas des femmes, se sont  vus appliquer cette baisse de leurs pensions pour peu que la conjugaison des revenus du couple soit supérieure à 1840 euros mensuels.

En même temps, alors que le niveau des pensions est gelé depuis 4 ans, le gouvernement confirme ce gel pour l’année 2018 …. alors même que sa propre ministre de la santé justifie la hausse du forfait hospitalier de 18 à 20 euros en fonction d’une inflation qui sans doute n’existe pas pour les retraités ! C’est vraiment se moquer des retraité.e.s ! Jusqu’alors aucun gouvernement n'avait osé autant amputer les pensions des retraités !

Les sept représentants syndicaux ont aussi souligné la détérioration croissante de la situation dans les EHPAD du fait principalement du manque d’effectifs et se sont étonnés que le gouvernement puisse se satisfaire d’une enveloppe complémentaire de 50 millions d’euros qui correspond exactement à un peu moins de 6000 euros/an pour chacun des EHPAD.

La véritable « maltraitance institutionnelle » à l’égard de nombre de nos aîné.e.s s’ajoute aux mensonges et au mépris du gouvernement vis à vis de l’ensemble des retraité.e.s.

L’intersyndicale CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et FGR Fp a reppelé que les retraites ne sont pas un cadeau mais le fruit d’années de travail et de cotisations et clairement indiqué aux représentants de l’Etat qu’elle ferait tout pour que la colère des retraité.e.s se traduisent en mobilisation.

Ce sera le cas le jeudi 15 mars prochain, où 8 organisations appellent les retraité.e,s à manifester à Nantes, 14h30, Place du Cirque et à Saint-Nazaire, 10h30, Fontaine République.

Les représentantes de la Préfecture ont pris acte des informations et analyses que l’intersyndicale leur a transmises et indiqué qu’elles les transmettaient aux différents ministères concernés.


Nantes, le 15 février 2018.